Non classé

Le Village de la croix verte : son école

            Le village de « la croix verte »

            On dit : que le nom du village « la croix verte » viendrait d’une ancienne croix au carrefour de la route de Ste Suzanne et de la route de Limerzel qui aurait été de couleur verte. Croix en bois peinte en vert ou croix en pierre couverte de mousse verte ?

            Cela peut sembler bien léger comme nom : d’origine !

            Dans les années 1998 – 99, cette croix érigée sur un terrain privé étant en très mauvais état (croix en bois) ne fut pas consolidée mais remplacée. Non loin de là, dans un bosquet, une croix datée de 1819 fut récupérée et montée sur un superbe socle, par le propriétaire du terrain et un homme de l’art… C’est ce qu’il en est à ce jour !

Fière, et propre sur son socle, elle est souvent fleurie pendant la belle saison… par sa propriétaire ! 

            L’école de la croix verte 

            Construire en 1934 : les agriculteurs locaux auraient été mobilisés pour  transporter la pierre de la carrière du « petit rocher » sur le lieu de sa construction, sur un terrain à Mr Jean TATARD.  

            Le sable, lui, aurait été extrait d’une carrière au village de Lézadan, toujours par les agriculteurs, et conduit à pied d’œuvre.

            C’est donc une école privée, probablement ouverte en 1935 ou 1936, par des religieuses de la congrégation des « Sœurs du St Esprit » dont la maison est au centre de la ville de Questembert.

            Mais, en cette année 2021, compte tenu de leur âge, elles quittent Questembert pour se rendre en maison de retraite.

Voici ce qui reste de la carrière dite « du petit rocher » Achetée par les Ets Charrier, de la Roche Bernard, elle aurait été comblée par des gravats. A ce jour ce lieu est fermé, et la végétation se l’est accaparé !

            Le bâtiment en 2021

Les bâtiments, sont divisés :

  • Deux salles de classes – Une : pour les petits, à partir de 7 ans, à l’époque. Puis, rapidement l’école devient obligatoire à partir de 6 ans.
  • Pour les grands : il fallait aller jusqu’au certificat d’étude, à 14 ans.
  • Les classes sont mixtes !
  • Une salle de cantine, pour les enfants qui apportant leur repas de midi,  restaient déjeuner sur place.
  • Une cuisine. Une « cuisinière » était chargée de préparer une soupe chaude pour les élèves…Une jeune fille à l’époque assure cette fonction.
  • Une salle de repas pour les « professeurs »

            Le personnel :

            La direction est assurée par une religieuse qui a en charge les grands. Une seconde religieuse assure l’autre classe, celle des petits !

            Cette directrice laissera des souvenirs mitigés pour ses élèves : louant les meilleurs, et rabaissant en punissant sévèrement les moins doués !

            Puis du personnel «civil» arrive… A l’époque, le Brevet Elémentaire était suffisant pour enseigner. Des jeunes filles de Questembert, devenues femmes mures, se souviennent !

            Pas d’électricité à l’époque…

 En cas de besoin, il fallait utiliser des bougies ou les lampes à pétrole…

Les cours : chaque matin formation religieuse : catéchisme…

Elle passera sous contrat en 1959…

A partir de cela les cours de catéchisme seront remplacés par un cours de « Morale »… 

L’école fermera ses portes en 1972 !

            La première école « publique » aurait été ouverte à Kergraslan en 1908. Cette dernière aurait été transférée au village de « l’Isle » avant de revenir à Kergraslan en 1932.

Le bâtiment de l’école publique de Kergralan – en 2021

Ces écoles de « campagne » auraient été fermées en 1972.    

Le bâtiment de la croix verte, vendu,  aura successivement plusieurs propriétaires : d’abord un atelier de poterie, puis de matelas, puis un troisième occupant et depuis 1995 c’est une « crêperie école ».

            Sur le même terrain, une croix fut érigée sur commande du Chanoine NIOL: curé à l’époque. La croix et l’école furent bénites par l’évêque de VANNES Monseigneur Le BELLEC, en 1938. 

L’école vendue, la partie du terrain où se trouvait la croix a été cédée à un riverain. Ce dernier, devenu propriétaire se fait un devoir de l’entretenir.  

N.B. – Informations recueillies par D.M. auprès d’anciens élèves : et de deux institutrices M.B et M.L G.