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Église St Martin du Vertou

            L’église Saint Pierre a été construite sur les ruines d’une ancienne construction, dédiée à l’église Saint Martin du Vertou, Saint Pierre en étant le protecteur secondaire.

            L’église Saint Martin du Vertou datait d’avant 1497 (une pierre encastrée dans le mur d’enceinte au sud du cœur porte gravée en caractères gothiques le nom de J COETMOUR, recteur de Questembert  de 1497 à 1515).

Un dessin de l’église St MARTIN du VERTOU

            Au milieu du pignon ouest s’ouvrait le portail principal, qu’on surmonta en 1847, d’une tribune, on y accédait par un escalier en pierre. Au Sud, une porte nommée la porte des hommes ou porte des gueux, son ouverture faisait  face à la chaire à prêcher adossée au mur nord. Une autre porte était réservée aux femmes et aux enfants.

            L’église Saint Martin comportait deux nefs, la nef principale dite du Saint Sacrement et l’autre du  Rosaire.

            A l’intérieur aussi, on trouvait, dans le transept Nord : l’autel Ste Anne, l’autel de la Vraie Croix, la chapelle du château d’EREC,  et la sacristie. Dans le transept Sud se trouvait la chapelle de Notre Dame de la pitié.

                       La chapelle Saint Julien faisant suite à la chapelle St jean, était séparée de la nef par un balustre. On transféra en 1655, dans la chapelle Saint Jean, les fonds baptismaux (la coutume  était d’usage d’inhumer les enfants sous les fonds baptismaux). Ce baptistère se trouve actuellement dans la cour du presbytère.

Le baptistère, et les deux poids de l’ancienne horloge

            Avec des parties maintes fois restaurées et ajoutées, les dates  de 1640 et 1777 en témoignent.

          Cet ensemble sculpté en granit, probablement du XVe siècle, est une ancienne cuve baptismale avec sa piscine déversoir.

          Il porte les marques d’un ancien couvercle qui devait préserver la pureté de l’eau bénite, et éviter les vols. La petite piscine déversoir latérale permettait de verser l’eau sur le front du baptisé sans souiller la réserve d’eau pure.

          Ces fonts baptismaux adoptent la forme de l’octogone, classique pour un baptistère.

          Cette figure géométrique, qui allie le carré et le cercle, représente l’alliance de la terre (le carré) et du ciel (le cercle) pour signifier que le baptisé, créature terrestre, devient, par le baptême, enfant de Dieu. Dans la Tradition chrétienne, le chiffre 8 évoque la création nouvelle réalisée par la résurrection du Christ au matin du dimanche de Pâques (8e jour).

          Le clocher était à l’intersection de la nef principale et du transept, supporté par quatre piliers renforcés, celui du sud-est, était flanqué d’une tourelle renfermant l’escalier qui menait au beffroi.

          Sur un croquis conservé au presbytère, on remarque au sud-est de l’édifice, une tourelle avec un toit en poivrière.

          Plusieurs cimetières entouraient l’église, dont le plus important au nord, renfermait le reliquaire qui a donné son nom à la rue voisine, au sud : le petit cimetière. Le parvis ouest semble avoir été occupé par un autre petit cimetière. Et au Sud aussi un autre cimetière.  Ce qui n’empêchait pas d’enterrer les morts dans l’église !

          Un hangar abritait la chaux et autres matériaux.

          Des noyers y poussaient, on vendait ses fruits au profit de la fabrique.

un exemple d’enfeu
Sur un acte de 1598, est notée la présence d’un enfeu des LE BEL et des BELLUNO

          Le beffroi possédait aussi une horloge, le cadran est toujours entreposé dans les placards de l’église, les poids sont maintenant mis en valeur dans la cour du presbytère. (Voir photo du baptistère)

          Notre vieille église, lasse sans doute d’avoir abrité tant de défunts, étant elle-même, marquée par la mort, allait succomber sous le poids des ans.

          En 1860, l’église menaçant de ruine, une reconstruction s’impose. Le curé GOMBAUD  est chargé par le conseil de fabrique de s’en occuper.

          L’église St PIERRE sera ouverte pour les offices en cours d’année 1986. Mais, c’est le 21 avril 1987 que Mgr BECEL viendra bénir les cloches avant de les monter dans le Beffroi : trois nouvelles et une de l’ancienne église.