
Édifice construit en 1903, a remplacé l’ancienne chapelle située à une cinquantaine de mètres plus loin, cette chapelle n’était pas encore totalement ruinée lors de la construction de la nouvelle chapelle.
Elle possédait une maîtresse vitre à meneaux de pierre, d’une certaine valeur, qui s’est brisée en s’écroulant.
La porte plein cintre de la maison d’habitation qui se tient actuellement à la place de cette vieille chapelle en était un des éléments.
Le terrain où elle se situe était propriété des GUILLEMIN de KERAVENANT, dont le château se situe tout près de Sainte Suzanne.
La chapelle a sans doute été construite par les « frairiens » en apportant leurs deniers et la main-d’œuvre.
Cédée par la famille GUILLEMIN de KERAVENANT à l’évêché, elle a été acquise par la commune en mai 2009 pour un euro symbolique.
Une Association créée en fin 2003 « l’Association de la Chapelle Ste Suzanne » signe un bail emphytéotique de 99 ans avec la mairie afin d’effectuer les travaux nécessaires, mais la mairie restera maitre d’œuvre.
La toiture sera refaite en priorité, puis les vitraux.
EXTÉRIEUR




INTÉRIEUR



Le retable du 18ème et l’autel en bois polychrome provenant de l’ancienne chapelle.


Le tabernacle dont l’intérieur est capitonné de soie brodée.
Les statues du retable
Sainte Suzanne
Statue en argile, provenant aussi de l’ancienne chapelle. Vierge et martyre, Suzanne était la nièce du pape Caïus.
La légende raconte qu’elle fut, soit décapitée à Rome en 295 sur ordre de Dioclétien, soit égorgée dans sa maison par un prétendant qu’elle refusait, qui était le fils de l’empereur. A ceux qui menaçaient de la faire mourir si elle refusait de céder à la passion impure, elle aurait dit : me voici traquée de toutes parts, si je cède, c’est pour moi la mort, si je résiste, je ne vous échapperai pas. Mais mieux vaut pour moi tomber innocente entre vos mains que de pécher à la face du Seigneur !
Vêtue de façon un peu fantaisiste, tenant de la paysanne bretonne ; sur la robe des formes assez imprécises et des mouchetures, sur la tête, un capot étroit évoquant la coiffure des dames nobles du XVème.


Ste Suzanne à gauche : en habit de dames et Ste Suzanne de ses mains s’échappe une banderole avec des inscriptions latines en caractères gothiques.
Sur le retable









Les vitraux







Depuis la sacristie, unescalier accède au 1er où une chambre était occupée autrefois par le chapelain.



Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA