La fontaine
Très belle fontaine oratoire surmontée d’une croix. A l’intérieur se trouve une niche où devait y avoir la statue d’un Saint. Desservie autrefois par un chemin bordé d’un mur de pierres, comme il est possible d’en constater les vestiges. Une terrasse devait exister pour les ablutions des fidèles, et les processions.


Cette fontaine est devenue privée avec le plan d’urbanisme, il n’est plus possible d’y accéder mais une restauration serait fortement conseillée.

A l’emplacement de l’ancienne école – fermée dans les années 70… Gislaine de FICQUELMONT, en 1956, par son association, (Save the children) a financé l’installation de l’eau dans cette école.


Un puits, un four dont un qui figure parmi les plus intéressants de Questembert.


Un fournil ouvert en pignon datant du 15ème Une porte de cave… pour passage de barrique !
(Avec un escalier placé perpendiculairement au pignon) datant du 15ème.

Une maison, en descendant près de la chapelle. Une belle vieille cheminée existait à l’intérieur. A l’extérieur, un ossarium ou peut-être un pile-mil est posé à l’entrée. Sur le corps cylindrique du monolithe se dessine, en relief, un personnage.


Un linteau ouvragé, une navette (outil de tisserand) et une bombarde y sont gravées, une autre navette se retrouve à l’intérieur, ce qui semble indiquer que l’immeuble fut habité jadis par des tisserands.
Une autre maison avec une fenêtre à linteau sur lequel se trouve un fer à cheval porte la date de 1653. C’était au début du siècle, l’atelier du père Craneguy, le dernier maréchal ferrant de Lesnoyal.
CHATEAUDEREC (CHATEAU D’ERECH)
Le château est construit sur le plateau voisin de la voie gallo-romaine où existaient les restes d’un établissement gallo-romain : (découverte d’un caveau renfermant un pot de terre et où on rencontre de la brique romaine).


Possession et habitation des Châteaudérec, le premier connu est guillaume, mort en 1420 ; les Châteaudérec étaient aussi propriétaires de Kerabraham et Trébérien.
Le château n’offrait aucune tour, ni courtines, ni créneaux, rien ne rappelait l’antiquité, mais une masse imposante d’une maçonnerie sévère, coupée de grandes ouvertures et sur la façade est un escalier à double révolution et colonnade de la renaissance, qui révèle une demeure seigneuriale.
Un écusson surmontait le décor de la porte d’entrée, mais il fut massacré durant la révolution. A l’intérieur, au rez de chaussée, on pouvait admirer deux cheminées monumentales de style gothique du 15ème siècle. On montait à l’étage par un large escalier et on y trouvait deux cheminées de la pure renaissance italienne.
La grande cheminée du rez de chaussée portait sur le manteau, en écusson, des personnages chimériques d’un relief très accentué. La grande salle était ornée de motifs divers.
Le grand logis a été rasé en 1960.Ses pierres ont servi à la construction de la mairie de Ruffiac. Les trois cheminées, achetées par l’Etat, ont été transportées au château de Kerjean dans le Finistère, une seule d’entre elles a été remontée à l’étage lors de la restauration de ce château. Dans la cour d’honneur, Le puits octogonal, surmonté d’une ferronnerie, est démonté à la fin des années 50. Les douves ont été remblayées il y a quelques années.
Le pilier de l’entrée principale laisse supposer qu’il y avait un grand portail.


A gauche en entrant dans la cour, les écuries, datant du 15ème, 16ème et 17ème siècle.
La chapelle joignait le mur de clôture en prolongement de l’escalier monumental, elle mesurait six mètres sur huit. Le chevet à pans coupés formait trois faces, percées de vitraux en plein cintre.
Des ossements y ont été découverts, puisque jusqu’à une certaine époque on enterrait dans les églises et chapelles, mais s’agissant d’une chapelle privée, on peut supposer qu’il s’agissait des ancêtres des Châteaudérec.

Le reste du mur d’enceinte…
Rédaction : E. le RAY – Photos : X