des croix à découvrir

42 – Croix de la Marionnette

Dite aussi Croix de Trébrien. De petite taille, elle repose sur une large pierre circulaire d’un poids considérable.
De nombreuses croix « médiévales de Questembert » portent cinq trous disposés en croix. Ces marques ont parfois fait naître des légendes, comme celle qui veut qu’une jeune fille ait posé la main sur la pierre au milieu de la nuit et que ses cinq doigts se soient enflammés, laissant les traces de leur combustion.
La vérité est plus simple : il s’agit en réalité d’une évocation des cinq plaies du Christ sur la croix.
Elle porte au croisement des bras les cinq points placés 1,2,3

Croix de la Marionnette
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40 – Le Calvaire de Questembert

Une inscription sous la statue A.M. 1976 – Sur une photo ancienne on voit de la lande autour et deux moulins à vent… La croix a été refaite en 2012 ou 2014 ? Il fut érigé sur les ruines d’un ancien calvaire dont il es déjà question sur le registre du Général de paroiisse en 1910. Il s’agissait d’un très beau calvaire de QUESTEMBERT. La grande croix de bois avait primitivement les extrémité « fleudelysées ». (Bleiguen p111)

Le Calvaire de Questembert
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34 – Croix de la lande de BONY

Encore appelée croix de Kergonadan ou croix de la lande d’Herbon.                                                     Sur l’ancien chemin menant à Kergonadan. Elle fut bénie le dimanche 6 septembre 1891à l’occasion de la restauration partielle de la Chapelle de Bréhardec. D’après KERVILLER, elle  fut restaurée en 1877. On la retailla et le millésime 1069 qui l’ornait et lui conférait son identité, ainsi que son grand air d’antiquité disparut… Il lui reste cependant, quelque valeur puisqu’elle fut sans doute érigée pour appeler aux générations à venir le souvenir de la bataille d’Alain le Grand à cet endroit. Après un premier reflux de l’armée bretonne vers Coêt Bihan, L’isle et Cadalin, L’armée bretonne essuya une autre défaite sur la lande de Bony, et à Kergralan, Alain et Evinse « Even » se virent obligés de battre en retraite vers QUESTEMBERT.

Croix de la lande de BONY
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33 – Croix de la Chapelle St Michel 

La croix bannière de Sant Michel : La face principale orientée à l’ouest, présente le motif habituel du crucifiement ; sous le fronton, deux anges survolent le Christ. Sur le côté sud, Marie Madeleine porte en mains sou vase de parfum ; à l’opposé le Baptiste tient un médaillon avec l’agneau, symbole du Christ. Au revers, deux anges se tiennent ua dessus de Notra dame de Pitié : deux autres son agenouillées à ses pieds.
Le fût de la croix est cylindrique et très long. Brisé lors d’une tempête, on l’a rétabli au moyen de bandes et de colliers métalliques dissimulés sous une couche de ciment. La boursouflure résultant de cette réparation lui donne un aspect plutôt disgracieux.
Les quatre bas-reliefs qui ornent cette partie supérieure du socle dans laquelle s’encastre le fut sont des plus curieux.
La face avant (regardant l’ouest) représente la résurrection ; le côté sud, le Portement de la croix.
Le tableau nord est fait de la descente aux Enfers. Notre Seigneur tient ouverte, avec la hampe de la croix, la gueule du monstre qui représente les limbes. De cette gueule ouverte sortent trois petits personnages nus, le troisième plus petit que les deux autres, sans doute Adam, Eve et Abel, personnification des Justes de l’Ancien Testament. Ils vont au-delà du Sauveur, les mains jointes dans un geste de reconnaissance.
La face arrière est la plus énigmatique. On y voit sept personnages. Les trois premiers portent robe et barbe ; les trois du milieu paraissent engoncés dans une armure ; le dernier semble à peine vêtu. Aucun d’entre eux ne paraît donner la main à l’autre… Peut-être s’agirait-il du Christ au prétoire, dépouillé de ses vêtements pour subir la flagellation et figuré par le personnage de droite isolé des autres ?
La succession des quatre tableaux serait ainsi très normale : à l’Est (face arrière) le jugement, au Sud, le portement de la croix, à l’Ouest (face avant), La Résurrection, au Nord, la descente aux Limbes.
Il n’y a pas lieu, évidemment, de tenir compte de l’inscription fantaisiste que porte la plaque de marbre rapportée sur le socle. il se peut toutefois que la croix ait été renversée à l’époque révolutionnaire ; mais son érection, qui n’est pas antérieur au XV siècle (contemporaine peut-être de celle de la chapelle et de l’époque où passa saint Vincent Ferrier) ne peut avoir comme rapport avec la victoire (890 et non pas 878) d’Alain le Grand, que la valeur d’un mémorial.

Croix de la Chapelle St Michel