Les journées du Patrimoine ont été organisées cette année par la frairie de Sainte Suzanne et l’Association du Patrimoine de Questembert.
L’association du moulin de la Butte de la Beurgne était représentée par son président pour faire connaître ce joyau du patrimoine de Questembert.
Le samedi
Après dégustation et achat de miches de pain cuites au four .
Le matin nous avons assisté à l’inauguration officielle du four à pain en présence des présidents de l’ensemble des frairies de Questembert.
Après les co-présidentes de l’associationde la fraierie de Stainte Suzanne, les officiels présents ont prononcés un discours évoquant le rôle et le dynamisme des associations de chapelle :
Boris Le Maire maire de Questembert
Paul Molac député de la circonscription
Patrice Penhuizic président de Questembert communauté. Tout cela dans une ambiance conviviale.
Des jeux ont été organisés autour de la fabrication du pain en après-midi, par Thomas, et ont charmé ados et adultes.
La journée s’est terminée par un concert dans la chapelle : « Voyage en celtie » au son de l’harmonica avec le groupe Harmaniac.
Le dimanche
Vente de pain en matinée par l’association de ste Suzanne
L’après midi présentation de l’histoire de la chapelle et de ses magnifiques vitraux ainsi que du four à pain par Eliane. Les nombreuses et belles statues ont enchantées les personnes présentes.
Une évocation des sites d’intérêt historique sur l’échelle du temps était proposée par Alain a proximité de la croix de l’entrée du village. Les voies romaines à proximité ont succitées de nombreuses questions par le public présent.
En fin d’après-midi c’est au tour des bateliers de Celac d’emballer leurs fans dans la chapelle.
Pour rappel du programme : 19 et 20 septembre 2026
L’Association du Patrimoine de Questembert et l’Association de la Chapelle Sainte-Suzanne vous invitent à un week-end festif placé sous le signe du patrimoine, de la convivialité et de la musique !
Samedi 19 septembre Le matin Vente de pain sur place 11h00 : inauguration officielle du four à pain L’après-midi Venez participer à une animation autour des jeux et de la fabrication du pain, pour petits et grands ! À 18h00 – Concert dans la chapelle « Voyage en Celtie » avec le groupe Harmaniac. Buvette toute la journée (Nous avons besoin de volontaires) Restauration sur place en soirée
Dimanche 20 septembre L’après-midi – À la découverte du patrimoine À partir de 14h00 et jusqu’à 17h00, des animations seront proposées toutes les heures : La chapelle et son histoire Les lieux d’intérêt historiques à proximité, à la découverte de plus de 2 000 ans d’histoire ! À 17h00 – Concert dans la chapelle Laissez-vous embarquer par les chants de marins interprétés par Les Bateliers de Célac. Buvette toute l’après-midi (Nous avons besoin de volontaires) Restauration sur place en soirée : galettes-saucisses
Certaines tombes du cimetière sont sans famille aujourd’hui.
1
Père Mulot (René MULOT)
Né en 1683 à Fontenay-le-Comte, originaire du diocèse de La Rochelle, vicaire de la paroisse de Soullans, se joint à la congrégation de Louis Marie Grignon de Montfort en septembre 1715. Prêtre de la congrégation à la mort de Montfort, et Co-fondateur de la congrégation des Pères de Montfort et des Filles de la Sagesse, et devient supérieur général de la compagnie de Marie en 1722. Lors d’une mission à Questembert, il décède le 12 mai 1749, après s’être blessé au pied et avoir contracté le tétanos. Son souhait était d’être inhumé dans le cimetière entourant la chapelle st Michel où son tombeau est toujours visible. Co-fondateur de la Congrégation des Pères de Montfort et des Filles de la Sagesse.
2
BRIERE Joseph
Abbé.
3
GABRIEL René
Chapelain à st Paterne à vannes, homme politique, recteur, prêtre et curé de Questembert, représentant du Clergé de la maréchaussée de vannes et aux états généraux.
4
BRIAND Joseph
Vénérable et discret, né en 1828 à Concoret, chanoine honoraire et curé doyen de Questembert, bon et aimé de tous, enlevé à l’affection des paroissiens le 16/02/1887.
5
Les restes mortels Tombe double
Antoine gilles mars BRAGER, juge au tribunal de Montfort, décédé 03/04/1851.
6
Les restes mortels
Aimée marie hermine BURBAN DE MALABRY décédée à rennes le 14/01/1868, veuve en premières noces de MAUDET Pierre.
7
LE BORGNE Louis
Né à Limerzel le 12/05/1793, ordonné prêtre le 08/06/1816, vicaire à Rochefort en terre, professeur au grand séminaire de vannes, curé à Questembert le 18/12/1821, décédé le 27/02/1845 à Questembert.
8
illisible
9
GUILLAUME, Joseph Olivier
Médecin, maire de Questembert, conseillé général du Morbihan, chevalier de la légion d’honneur, décédé le 31/03/1808 à 68 ans.
10
illisible
11
illisible
12
LE FRANC René
Maire de Questembert, décédé 19/07/1905 à 89 ans.
13
Famille LE FRANC
Famille LE FRANC.
14
Famille LE FRANC
Famille LE FRANC.
15
BUINO Joseph
Né à Limerzel le 04/07/1802, ordonné prêtre le 22/02/1827, secrétaire de l’évêché, Vicaire à Questembert, professeur au grand séminaire 10/08/1816, recteur de St Vincent sur oust 01/10/1823, 1832 recteur de st Vincent sur oust, 07/06/1837 Chanoine titulaire à la cathédrale de Vannes, décédé le 7 mars 1848 à Questembert à l’âge de 46 ans.
16
LOUER Yves
Né à Limerzel 22/11/1774, ordonné prêtre 20/09/1807 Vicaire général du diocèse de vannes de la cathédrale et supérieur du séminaire, décédé à Questembert le 18/02/1855.
17
BECEL Pierre
Né à Beignon 01/03/1841, ordonné prêtre le 17/12/1865, professeur au petit séminaire de Ste Anne d’Auray, 17/04/1871 secrétaire particulier de monseigneur Becel, 27/10/1879 recteur de Limerzel, 07/03/1887 curé de Questembert, démissionnaire en 1901, Chanoine honoraire, décédé le 02/03/1904
18
GUILLAUME Émile
Médecin décédé le 21/04/1874.
19
TERRIEN Vincent
Né à port louis le 26/01/1862, ordonné prêtre le 11/07/1886, professeur à l’institut st louis de Lorient, 12/08/1898 vicaire de Caden, 06/02/1899 vicaire de Questembert, 02/02/1909 recteur de Tréal, 12/04/1917 démissionnaire, FONDATEUR DE LA BOGUE D’OR, décédé 16/10/1926.
20
DAVID Vincente
21
Madame DAVID DAVID Ange
1862-1929 Né le 18/10/1864 Questembert, ordonné prêtre le 21/12/1889, 10/11/1890 vicaire de Ruffiac, 28/06/1897 Vicaire de Mauron, 12/07/1912 recteur de Campénéac, 23/09/1922 démissionnaire, 09/08/1924 Aumônier des augustines de Malestroit , décédé 04/03/1926 Questembert.
22
NOEL Jean Marie
Né le 22/03/1814 st Jacut les pins, ordonné prêtre le 21/09/1939, 19/05/1946 Vicaire à Questembert, 07/11/1861 recteur de la Croix Helléan, 30/12/1862 recteur de Péaule, 01/04/01872 démissionnaire, décédé le 22/07/1872 à Questembert.
23
GOMBAUD Pierre
Né à St DOLAY 22/06/1804, ordonné prêtre le 20/09/1828, Vicaire de Pluherlin, 11/04/1838 professeur au grand séminaire de Vannes, 27/02/1845 curé de Questembert, inscrit sur sa tombe : A la mémoire de Pierre GOMBAUD, Chanoine honoraire, curé doyen de Questembert, décédé le 14 novembre 1875 dans sa 71eme année. Il a emporté les regrets et la reconnaissance de ses paroissiens. Le souvenir de ses œuvres est impérissable.
24
Révérend père ORGEBIN
Missionnaire EUDITE 1856-1918
25
Frère Edmond MERDY Francis LE PIRONNEC
Directeur de l’école st Joseph 1916-1955 FR7RE 1943 : 2013
1890-1973, également Charlotte ORGEBIN née BONSERGENT 1890-1984, François ORGEBIN 1937-1981, Françoise CHENO 1855-1903, Olivier ORGEBIN 1863-1882, Jeanne Marie ORGEBIN 1867-1893, Gabrielle ORGEBIN 1923-1962, Marie Françoise GUENEGO 1839-1921.
30
GUENEGO Jean François
Né le 03/03/1819 Questembert, ordonné prêtre le 20/09/1845, 07/1848 Vicaire de Glénac, 1851 Vicaire de Gueltas, 03/04/1961 Vicaire de Taupont, 20/07/1862 Vicaire de Radenac,1866 recteur de Trehornteuc, 08/11/1869 Recteur de Gueltas, 12/10/1874 Recteur de St Raoult (Guer), 10/1883 démissionnaire, décédé 03/05/1884 Questembert. Ancien Recteur de Questembert décédé à 65 ans en 1884.
31
illisible
32
NICOL Jean François
Missionnaire d’Haïti, décédé en 1830 à 32 ans.
33
LAGARDE Marcel
Prêtre de la Martinique, décédé le 18/08/1892 à Questembert à l’âge de 33 ans, né à Landevant.
Datant du 15ème siècle, elle fut édifiée sous le vocable ST EUTROPE, puis SAINT VINCENT, depuis 1802.
Pour la signification de ST DOUE : plusieurs interprétations ont été avancées !
Ce qui est certain c’est que « DOUE » ne signifie pas Dieu. Certains y voient la déformation du nom d’un Saint Breton, pour d’autres ce serait la déformation du nom « Sendoué ». Quoi qu’il en soit, une certitude est que le vocable sous lequel la chapelle fut édifiée, est celui de Saint EUTROPE dont la statue figure sur un autel de côté.
La tourelle cylindrique, au sud, date de la moitié du 15ème siècle. La tour renferme un escalier en pierre ; elle fut une création du seigneur Alain de Botblay, fondateur de la chapelle de St Doué.
De style ogival flamboyant, contreforts à l’ouest surmontés de sculptures : d’un côté, figures humaines, de l’autre, personnage dans une position indécente, gargouilles, animaux…
Sur le pignon ouest, deux ouvertures jumelées, en anse de panier, à voussures nervurées, surmontées d’un arc en accolade. A l’extérieur un bénitier est placé à droite de l’entrée, comme souvent en Bretagne sud
Au dessus, un vitrail à meneaux, en fleur de lys, qui a son semblable, en plus grand, sur le côté sud.
Coté Sud – une porte d’entrée latérale
Côté Nord
L’intérieur
A propos du maître autel, il y a à peu près un siècle, un retable en bois avec autel ont été placés sur l’autel existant : retable comprenant un fronton triangulaire soutenu par deux colonnes, encadrant une toile peinte, représentant le Christ en croix. L’autel en forme de console reposait sur une estrade de 3 marches, mais cet ensemble ne correspondait pas au style de la chapelle.
Etant donné le mauvais état du retable et de l’autel, en raison de l’humidité, la municipalité les a fait déposer en 1988, ce qui a permis de découvrir, dessous un bel autel de granit.
Au pied et à droite de l’autel, au niveau du sol, une pierre tombale portant une inscription en caractères gothiques.
LES SAINTS – Dans les vitraux
Sur la façade Sud : St FIACRE, patron des jardiniers, saint guérisseur, guérit les coliques, les maladies digestives et les hémorroïdes. St FRANCOIS, patron des commerçants.
St Fiacre et St François
Sur la façade ouest
Les statues
St EUTROPE, saint guérisseur, guérit les migraines et les maux de tête.
St François La Vierge St EutropeSt Vincent St Fiacre
St VINCENT FERRIER, il prêcha dans toute l’Europe et de nombreux miracles lui furent attribués. Il serait passé à Questembert le 3 mars 1418, il est mort à vannes le 5 avril 1419.
Ces saints signifient qu’un chemin de compagnons passait par là.
D’autres statues en bois, lors de la restauration malencontreuse du siècle dernier, avaient été guillochées, donc recouvertes de points afin de les recouvrir de plâtre. La remise en état a été faite par Joseph Pignon, avec le concours de l’association des habitants de la frairie.
On remarque des sculptures ayant la forme de feuilles de chêne qui en Bretagne désignent la haute période des compagnons de la pierre.
Un chemin de croix
Ce chemin de croix, aurait été donné par un fidèle vacancier venant à Questembert et provenant d’une église de Tunisie !
La vie de la chapelle
Une messe est célébrée le second jour des rogations (mardi avant l’ascension) et le pardon s’y déroule le dernier dimanche de juillet.
Une chasuble était conservée précieusement pour la sortir seulement à l’occasion des rogations. Le fond de cet ornement était rose, d’une nuance ancienne vraiment remarquable.
La croix de couleur bleu foncé tranche d’heureuse façon sur un fond rose pâle. Des fleurs multicolores, semées à foison sur le tout, y jettent une note de poésie rustique. L’étoffe est de qualité.
Un nouveau vitrail…
Le Chevet était ajouré d’une grande vitre simple, un vitrail l’a remplacé récemment, en 2000, vitrail moderne et très coloré, (soleil levant)
Tiré du texte de 17 mai 2002, date de l’inauguration du vitrail de St Doué
La Frairie veille aux travaux de restauration du bâtiment et de ses abords depuis de nombreuses années. Le vitrail, ou du moins ce qui en tenait lieu, n’était plus en adéquation avec la qualité de l’ensemble de la chapelle.
La commune et l’association de la chapelle de saint doué, avec le soutient du Conseil Général et Régional ont fait refaire la maçonnerie et reposer un nouveau vitrail de style moderne et comprenant des extraits du livre de la genèse, chacun peut interpréter comme il l’entend les signes ou dégradés de couleur.
A noter que l’association n’était pas prête à une telle transformation de ce vitrail. Les « locaux » étaient habitués à un style plus traditionnel.
Extrait du journal « Chrétiens en Morbihan » juin 2019
St Vincent FERRIER messager des temps nouveaux
L’année jubilaire dans le Diocèse
La chapelle édifiée à la fin du XVIème siècle au lieu-dit Sendoué (route de la Vraie-Croix), honore saint Vincent de puis le Concordat de 1801. Six statues (du XVIe au XVIIIe) ornent le chœur. Sur le vaste placître ombragé, une croix bannière monumentale fut érigée au XVII. Sur une des faces est représentée la crucifixion, sur l’autre la piéta ainsi que deux saints.
Le 3 mars 1418, à Questembert, le prêcheur a célébré la messe en présence d’une foule immense, puis prêché et guéri des malades. Son passage à provoqué l’édification de nombreux calvaires, chapelles et fontaines dans le pays.
LE CALVAIRE – Une Croix Bannière
Le calvaire est inscrit à l’inventaire des monuments historiques. Il porte sur son socle les armoiries de la famille de Chapelle-Molac-Sénéchal
Une piéta
La mise sur la croix
Blason de la famille La Chapelle MOLAC
Il a fait l’objet d’une restauration par un sculpteur de Questembert, M. Pignon. Le fût a été réduit, les deux tronçons de ce dernier qui gisent dans la chapelle, faisaient partie intégrante de la croix, elle était aussi haute que celle de St Michel et que celle du Bodan.
LA FONTAINE
Située à 800 m sur un terrain vague, puis devenue privée depuis le remembrement, elle est restée à l’état naturel, sans maçonnerie. Les habitants du village se rappellent avoir vu venir s’y laver, des pèlerins affligés d’enflures.
La famille MAGRE, se souvient de gens étrangers à la paroisse pèlerines à St DOUE, parmi lesquels on surprenait une petite fille balayant le sol de la chapelle, coutumes encore habituelles, en honneur, dans certains pèlerinages bretons, pour demander des grâces.
Le Bodan fait partie des « Frairies » de la paroisse de Questembert (division de la paroisse). Elle regroupe des personnes qui partagent des intérêts communs et s’entraident pour leurs travaux, se répartissent les corvées…Chaque frairie avait son responsable (bâtonnier ou homme de vertu, nommé à vie) puis, après la révolution, sera nommé un procureur par frairie, qui sera responsable du budget propre de la chapelle et rendra des comptes au conseil de fabrique.
Photo aérienne Vue d’une partie du village du Bodan. La croix bannière étant retirée lors de sa remise en état
La chapelle du Bodan faisait le relais entre l’église paroissiale et le secteur du Bodan qui est resté enclavé jusqu’au XX° siècle, ce n’est qu’en 1910, que ce secteur fut inscrit en priorité pour amélioration des chemins ruraux d’où l’ouverture d’une voie carrossable.
LE BODAN, diminutif de LE BOT, signifie en breton «bosquet ou demeure entourée d’arbres». LE BOT est la demeure de l’homme libre.
Le Bodan comptait en moyenne une dizaine de feux à la fin du 17ème siècle, village peu peuplé, mais avec des laboureurs, un maréchal ferrant, un marchand mercier, un tisserand. Un ou deux baptêmes et mariages étaient célébrés chaque année en cette chapelle. En 1638 est célébré celui de Julien Jégo et de Jeanne Daniel.
Les enterrements se faisaient à Bréhardec, ainsi que les inhumations dans la chapelle et dans le cimetière contigu.
Trace d’une ancienne seigneurie, entourée d’un grand mur.
Dénominations de lots sur l’ancien cadastre : le château, le parc du château, le grand parc, le champ des prêtres.
Les principaux propriétaires sont les LAUZER LARMOR, avant la révolution, descendants de la famille GUILLO du BODAN, et les LE GLAUNEC……..
Les Le Glaunec avaient eu en héritage un lot de terre qui relevait de la seigneurie de Rochefort. Cette famille était donc propriétaire de terres au Bodan dès la révolution, et d’après le cadastre de 1825, cette famille figure parmi les plus importants propriétaires du village. Gilles Le Glaunec, prêtre, originaire du village marqua son passage au Bodan de 1639 à 1658 avant de devenir recteur de Guilliers. Il avait doté la chapelle d’une fondation (droits acquis en échange de service et de messes annuelles) qu’il vendit en 1673 à son neveu jean Le Glaunec.
On compte parmi les GUILLO du BODAN, plusieurs maires de VANNES et députés au 18ème.
La cour du Bodan
Grange portail plein cintre, 6 travées, 18 m, « fruit en pied ».
Le grand logis, réfection au 19ème Pignon derrière la maison de gauche) ;
A l’intérieur une cheminée fin 16ème avec corbelets striés sur culots moulurés
(Fin du 16ème, début 17ème).
La propriété était un petit manoir ou une maison de maitre, car les murs de clôture existent encore.
De l’autre côté de la rue, maison avec appentis comportant une porte à orthostate. Sur la façade de cette maison, un emblème : buste d’un homme tenant dans ses bras – peut-être un cœur – qui vient d’ailleurs !
Plus loin, une remise avec portail plein cintre, rampanage, il existait en haut une pierre triangulaire. Ce bâtiment a été agrandi postérieurement à sa construction. Tel qu’il se présente aujourd’hui, il possède toutes les caractéristiques d’une chapelle (ou un oratoire de petite taille), orientation est-ouest, absence de cheminée, petite taille de la porte ouest qui ne conviendrait pas à une porte de grange ; petite fenêtre au dessus, chevronnières en pignons, ceux-ci sont découronnés de leur faîte, que l’on peut imaginer facilement sous forme de croix ou de clocheton. Ce bâtiment est sur le même modèle que la chapelle actuelle du village : serait-il la première chapelle de ce village ?
Pignon ouest
Dans le pignon Est, une pierre inversée date 1665
A proximité, de l’autre côté de la route, une parcelle porte le nom de champ des prêtres, des pierres tombales ont été découvertes, peut-être s’agissait t-il d’un cimetière de prêtres.
Une ferme gallo-romaine au Bodan.
En mars 1961, en étudiant le cadastre, monsieur LE CORNEC, instituteur, passionné d’archéologie, découvre un site archéologique, tout près d’une voie romaine, sur une parcelle en cours de défrichement.
Un ferme gallo- romaine entourée d’un talus avec la présence d’un dallage en pierres plates. On y trouve sur la totalité de l’enceinte, des débris de céramiques, des fragments de poteries, des meules, un lissoir de potier, des ardoises épaisses taillées en disques circulaires (couvercles), une perle cylindrique en verre bleu, un très grand nombre de clous en fer et un objet en fer recouvert de bronze, 2 monnaies, en mauvais état, du 3ème siècle, un peson en pierre, des aiguisoirs.
Sans doute construite en torchis ou en bois, absence de pierres appareillées et de mortier, peut-être un pilier supportant une avancée du toit : là, nous avons trouvé une clef, une accumulation de cendres sur deux foyers, de la terre charbonneuse ;
Il s’agissait probablement d’un petit domaine agricole, avec sa cour pavée et entourée d’un muret, au vu de la grande quantité d’objets à destination agricole.
(Voir Société Polymathique du Morbihan).
LE PRESBYTERE
Il se situait au village de Kerdin, à quelques centaines de mètres de la chapelle.
C’était une maison d’une belle importance, et gravés, sur le linteau de la porte, un calice et le nom du chapelain de l’époque : M.P LE BOT prêtre « habitué » 1712.
Rénové assez récemment, l’accès à la chapelle est toujours possible par un petit chemin creux.
Au XXème siècle, la fête de la frairie est célébrée en septembre, la fête des rogations se perpétue jusqu’à nos jours.
Élevée en 1898 et bénie le jour des Rameaux le 3 avril. Conçue par Mr MONNERAY (La vieille croix, apparente, se trouve à droite, elle ressemble à celle de la croix Gall). (Bleigeun p 111)
On pend la direction de Bocaran par la rue J.B de la Salle, arrivé à l’avenue des genets on va jusqu’à la ou les «croix de Kérojonc ».
Point 3 – Croix de Kerojonc (Ker aux Joncs) – 4 photos
Elevée en 1898 et bénie le jour des rameaux le 3 avril – Conçue par Mr MONNERAY (la vielle croix est apparente à droite, elle ressemble à celle de la croix-Gal) Bleiguen p 111
On revient sur nos pas et on prend l’avenue des genets en direction de Célac. On arrête à la « croix des Buttes »… croisement de l’avenue Rolland Garos (lycée)…
Point 23 – Croix des buttes – 4 photos
Sur le côté, l’écusson des Carné : d’or à de fasces de gueules. Devant la croix, de chaque côté : deux stèles gauloises. Il en existe 7 sur la commune de Questembert. Elles sont généralement taillées dans du granite des Landes de Lanvaux et sont de petite taille. Elles étaient placées près d’urnes funéraires.
La famille des CARNE, puissante famille Questembertois, seigneur de COHIGNAC dont la devise était : « Carné, bras d’acier, plutôt rompre que plier » Les armes se lisent « D’or à deux fasces de gueules » Cette famille possédait l’hôtel de Carné. Bâtiment acheté par la Commune et loué.
On descend au rond point, à gauche « une statue » on remonte la rue Joseph le Bris. « Un calvaire » sur la gauche
Point 24 – Calvaire rue J. le BRIX – 2 photos
Croix de mission de 1910 et 1929.
Et on continue, on va prendre à gauche la rue Alain Le Sage jusqu’à la place du Marchix et « sa croix ».
Point 36 – Croix du Marchix – 1 photo
Deux dates : 1823 ou 1843 et 1893 – Déplacée il y a quelques années en 1999, lors de l’aménagement du centre ville ! ? A-t-elle enfin trouvé sa place
On prend à droite jusqu’à la place de l’église et on prend la rue Le Mauf de Kergal, dans un jardin « une croix »
Point 70 – 2 photos
Et une croix retrouvée dans une propreté privée au cœur de la ville. Propriété autrefois d’une grand famille de Questembert, elle aurait été commandée et taillée par un artisan local dans une carrière de SULNIAC.
Mise à la vue de tous lors de l’abattement d’un mur, elle se trouve aujourd’hui cachée derrière une palissade ! :
On cherche la rue de la tannerie, regard sur « une ruelle »…puis rue des cuirs pour arriver sur la rue St Martin. « Le pavillon à Chapitret »
On va sur la droite et on fait un bout de chemin sur la rue Alain le Grand, en prenant le trottoir de gauche, on cherche entre deux maisons « une ruelle », qui conduit à des jardins. On la prend, au bout à gauche on « déboule » sur un parking récent, on traverse pour descendre « au lavoir St Martin, et sa croix ».
Point 37 – Calvaire du lavoir St Martin – 2 photos
Une première date : 1834 –
Dimanche 13 juillet 1886 : après vêpres, bénédiction de la nouvelle croix en granit de la fontaine St Martin laquelle remplace une vieille croix en bois. Belle cérémonie, procession, allocution, cantiques – au retour à l’église salut du T.S. Sacrement. (Archives Paroissiales).
On remonte, direction la ville, mais on prend le chemin balisé des popinettes, jusqu’aux jardins partagés. On prend à gauche pour revenir sur la ville ! A gauche la rue Cadoudal, jusqu’au bâtiment Alan Meur. On passe sous le porche, on passe devant la Mairie et on prend entre les petits bungalows pour arriver sur la rue du calvaire. A droite jusqu’au pied du château d’eau… « La croix de la rue du calvaire »
Point 39 – Calvaire de la route du Calvaire – 2 photos
La croix fut cassée, et réparée grossièrement !
On continue et on cherche sur la gauche le chemin qui conduits à la maison de retraite, on traverse pour arriver sur la route du village de Kervault, à droite jusqu’au « four à pain » rénové de l’ancien village.
On revient sur nos pas et on prend la route du bois joli, puis à gauche rue le brun Malard, jusqu’au croisement à droite une croix « la croix neuve »
Point – 16 Croix Neuve – 2 photos
Une date : 1883
Puis Bd Pasteur. Au feu, tout à gauche, sur une propriété privée « une croix»
Point 15 – Croix de Mission – Croisement du Bd St Pierre et Bd Pasteur- 5 photos
Sur un terrain privé : cette croix fut inaugurée pour la mission de 1946
On passe le feu, 1ére route à droite : rue Lamennais, square Chateaubriand, on suit à droite, dernière maison on trouve un chemin pour changer de lotissement. Toujours sur la gauche, on cherche une rue avec barrière et on change de lotissement, on cherche à rejoindre le parking de LDL. On traverse, puis on coupe la rocade on cherche la rue des magnolias. On a prend et on, va longer les palissades des maisons pour trouver un petit chemin « discret » pour arriver à Lenruit à la Boulangerie : là une croix défunte : « la croix de Lenruit ».
Point 57 – Croix de Lenruit Une photo de carte postale !
Démontée, elle n’a jamais été relevée !
On traverse et on prend « la voie verte » jusqu’à GITEM
A gauche : la station de traitement de Questembert, autrefois « la prise d’eau » !!! On va traverser le Maguéro… On retrouvera à notre gauche le petit chemin qui revient sur la zone commerciale, en traversant le Tohon pour arriver sur la rocade. On remonte à gauche, puis on longe l’établissement Men Bat pour chercher le chemin du vieux presbytère (prolongation de la voie verte) Le lavoir et sa fontaine. On remonte « la croix du vieux presbytère »
Point 68 – Croix du chemin du vieux presbytère – 3 photos
Et nous voici, bientôt, rendu à notre point de départ…
Alors : combien de croix : 11…de lavoirs 2 …de fontaines 2… et de Km : 9
La chapelle Saint-Michel a été construite dans l’enceinte du cimetière de Questembert sous le règne de Duc de Bretagne François 1er, à l’endroit où St Vincent Ferrier avait prêché le 3 mars 1418.
On remarque devant un beau portail, la tombe du Père Mulot, un missionnaire dont la réputation ne cessa de grandir après sa mort en 1749, si bien qu’on attribua des vertus miraculeuses à sa tombe ornée de têtes de morts et de larmes.
Mais un arbre s’impose au regard. C’est un if qui, comme le veut la tradition, fut planté à la fondation du monument. Il aurait donc près de six siècles. A le voir, à détailler les circonvolutions du tronc, ses exubérances tentaculaires, et ses cicatrices chenues, on ne peut douter d’un si grand âge.
Quelques chiffres : Hauteur plus de 10 m, circonférence : 7 mètres, diamètre e la houppe au sol : 15 m.
Pour expliquer les vertus d’éternité que les anciens attribuaient à l’if, peut-être faut-il se représenter que cet arbre était, au temps de Vénètes, le seul de Bretagne qui restait vert toute l’année. A cette époque : ni pin, ni sapin, ni cyprès, ni laurier n’existait dans notre région.
Cette caractéristique, associée à sa très longue longévité, faisaient de l’if l’arbre magique par excellence, tout désigné pour voisiner avec les lieux de culte et les sépultures.
Toujours sur la commune notre commune, nous trouvons un chêne intéressant, au lieu-dit « Paulay ».
Le chêne du village de Paulay :
Hauteur : 18 à 20 m, circonférence : 5,50 m, diamètre de la houppe : 20 m, âge : 250 à 300 ans
Le Chêne de Pauley
250 ans
Un arbre particulier : le chêne aux oripeaux
Pour se débarrasser des maladies, une façon de faire très répandues consiste à les attacher à un arbre en liant à son tronc ou à ses branches les objets sur lesquels elles ont été reportées. Ainsi, près de Questembert, se trouve le «le chêne aux oripeaux » qui voit périodiquement la venue de personnes affligées de dermatoses- eczéma, psoriasis notamment- , ais aussi de maux de tête. Au dépôt de vêtements se mêle de petits sachets de terre qui renferment des objets en rapport avec le souhait à réaliser. C’est ainsi que l’on peut trouver des mégots de cigarettes pour arrêter de fumer, des emballages de médicaments pour accroitre leur efficacité… Si cette façon de faire s’observe parfois lorsque le lieu de dévotion est une tombe, comme celle de Mme de COETLOGON à Rennes, elle est en revanche rare quant il s’agit d’un arbre. Si l’existence du site est mentionnée au début de XX siècle la présence au sol de vêtements apportés récemment aux cotés d’autres plus anciens, témoigne d’une fréquentation toujours d’actualité. Les abords furent nettoyés en avril 2021. En fait : le premier chêne étant mort, c’est un autre, en bordure du bosquet, qui a pris « la relève »! – La vierge a suivi…
le merisier du pont Digo
Voir sur notre carte les arbres remarquables répertoriés :