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Le village de St DOUE

En quittant la chapelle, perdue dans la verdure, on entre dans le village…

Chemin menant à la chapelle

Un puits, moderne, équipé d’une pompe !

Un puits, moderne, équipé d’une pompe !

Une auge, pour abreuver les troupeaux…

Une auge, pour abreuver les troupeaux…

Une « longère » bretonne… Bâtiment de ferme transformé en habitation en gardant son style, son authenticité !

Une « longère » bretonne

Les fours ont disparu, victime du «remembrement» des années 75 !

St DOUE un « petit » Village,  qu’il faut approcher !

La route menant au village

Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA

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CHAPELLE de ST DOUE

Dans un écran de verdure…

La Chapelle dans un écran de verdure…

Datant du 15ème siècle, elle fut édifiée sous le vocable ST EUTROPE, puis SAINT VINCENT,  depuis 1802.

La chapelle

Pour la signification de ST DOUE : plusieurs interprétations ont été avancées !

Ce qui est certain c’est que « DOUE » ne signifie pas Dieu. Certains y voient la déformation du nom d’un Saint Breton, pour d’autres ce serait la déformation du nom « Sendoué ». Quoi qu’il en soit, une certitude est que le vocable sous lequel la chapelle fut édifiée, est celui de Saint EUTROPE dont la statue figure sur un autel de côté.

La tourelle cylindrique, au sud, date de la moitié du 15ème siècle. La tour renferme un escalier en pierre ; elle fut une création du seigneur Alain de Botblay, fondateur de la chapelle de St Doué.

De style ogival flamboyant, contreforts à l’ouest surmontés de sculptures : d’un côté, figures humaines, de l’autre, personnage dans une position indécente, gargouilles, animaux…

Sur le pignon ouest, deux ouvertures jumelées
Sur le pignon ouest, deux ouvertures jumelées

Sur le pignon ouest, deux ouvertures jumelées, en anse de panier, à voussures nervurées, surmontées d’un arc en accolade. A l’extérieur un bénitier est placé à droite de l’entrée, comme souvent en Bretagne sud

Au dessus, un vitrail à meneaux, en fleur de lys, qui a son semblable, en plus grand, sur le côté sud.

Coté Sud – une porte d’entrée latérale
Coté Sud – une porte d’entrée latérale 
Côté Nord
Côté Nord

          

L’intérieur

Intérieur de la Chapelle vers l'Autel
Intérieur de la Chapelle vers les portes

A propos du maître autel, il y a à peu près un siècle, un retable en bois avec autel ont été placés sur l’autel existant : retable comprenant un fronton triangulaire soutenu par deux colonnes, encadrant une toile peinte, représentant le Christ en croix. L’autel en forme de console reposait sur une estrade de 3 marches, mais cet ensemble ne correspondait pas au style de la chapelle.

maître autel

Etant donné le mauvais état du retable et de l’autel, en raison de l’humidité, la municipalité les a fait déposer en 1988, ce qui a permis de découvrir, dessous un bel autel de granit.

Au pied et à droite de l’autel, au niveau du sol, une pierre tombale portant une inscription en caractères gothiques.

LES SAINTS – Dans les vitraux

Sur la façade Sud : St FIACRE, patron des jardiniers, saint guérisseur, guérit les coliques, les maladies digestives et les hémorroïdes. St FRANCOIS, patron des commerçants.

Vitrail St Fiacre et St François
St Fiacre et St François
Vitrail de la façade ouest
Sur la façade ouest

Les statues

St EUTROPE, saint guérisseur, guérit les migraines et les maux de tête.

Les statues St François, sLa Vierge, St Eutrope
St François                                La Vierge                         St Eutrope
Les statues St Vincent, St Fiacre
St Vincent                                                      St Fiacre

 St VINCENT FERRIER, il prêcha dans toute l’Europe et de nombreux miracles lui furent attribués. Il serait passé à Questembert le 3 mars 1418, il est mort à vannes le 5 avril 1419.

Ces saints signifient qu’un chemin de compagnons passait par là.

D’autres statues en bois, lors de la restauration malencontreuse du siècle dernier, avaient été guillochées, donc recouvertes de points afin de les recouvrir de plâtre. La remise en état a été faite par Joseph Pignon, avec le concours de l’association des habitants de la frairie.

On remarque des sculptures ayant la forme de  feuilles de chêne qui en Bretagne désignent la haute période des compagnons de la pierre.

Un chemin de croix

Le chemin de croix station 4
Le chemin de croix station 12

            Ce chemin de croix, aurait été donné par un fidèle vacancier venant à Questembert et provenant d’une église de Tunisie !

La vie de la chapelle

Une messe est célébrée le second jour des rogations (mardi avant l’ascension) et le pardon s’y déroule le dernier dimanche de juillet.

Une chasuble était conservée précieusement pour la sortir seulement à l’occasion des rogations. Le fond de cet ornement était rose, d’une nuance ancienne vraiment remarquable.

La croix de couleur bleu foncé tranche d’heureuse façon sur un fond rose pâle. Des fleurs multicolores, semées à foison sur le tout,  y jettent une note de poésie rustique. L’étoffe est de qualité.

Un nouveau vitrail…

Le Chevet était ajouré d’une grande vitre simple, un vitrail l’a remplacé récemment, en 2000, vitrail moderne et très coloré, (soleil levant)

Tiré du texte de 17 mai 2002, date de l’inauguration du vitrail de St Doué

La Frairie  veille aux travaux de restauration du bâtiment  et de ses abords depuis de nombreuses années. Le vitrail, ou du moins ce qui en tenait lieu, n’était plus en adéquation avec la qualité de l’ensemble de la chapelle.

La commune et l’association de la chapelle de saint doué, avec le soutient du Conseil Général et Régional ont fait refaire la maçonnerie et reposer un nouveau vitrail de style moderne et comprenant des extraits du livre de la genèse, chacun peut interpréter comme il l’entend les signes ou dégradés de couleur.

Le vitrail

A noter que l’association n’était pas prête à une telle transformation de ce vitrail. Les « locaux » étaient habitués à un style plus traditionnel.


Extrait du journal « Chrétiens en Morbihan » juin 2019

St Vincent FERRIER messager des temps nouveaux

L’année jubilaire dans le Diocèse

La chapelle édifiée à la fin du XVIème siècle au lieu-dit Sendoué (route de la Vraie-Croix), honore saint Vincent de puis le Concordat de 1801. Six statues (du XVIe au XVIIIe) ornent le chœur. Sur le vaste placître ombragé, une croix bannière monumentale fut érigée au XVII. Sur une des faces est représentée la crucifixion, sur l’autre la piéta ainsi que deux saints.

Le 3 mars 1418, à Questembert, le prêcheur a célébré la messe en présence d’une foule immense, puis prêché et guéri des malades. Son passage à provoqué l’édification de nombreux calvaires, chapelles et fontaines dans le pays.    


LE CALVAIRE – Une Croix Bannière

Le calvaire est inscrit à l’inventaire des monuments historiques. Il porte sur son socle les armoiries de la famille de Chapelle-Molac-Sénéchal

Le calvaire
Le calvaire
La croix bannière côté Pieta
Une piéta
La croix bannière côté Mise sur la croix
La mise sur la croix      
Blason  de la famille
La Chapelle MOLAC
Blason  de la famille
La Chapelle MOLAC

Il a fait l’objet d’une restauration par un sculpteur de Questembert, M. Pignon. Le fût a été réduit, les deux tronçons de ce dernier qui gisent dans la chapelle, faisaient partie intégrante de la croix, elle était aussi haute que celle de St Michel et que celle du Bodan.

LA FONTAINE

Située à 800 m sur un terrain vague, puis devenue privée depuis le remembrement, elle est restée à l’état naturel, sans maçonnerie. Les habitants du village se rappellent avoir vu venir s’y laver, des pèlerins affligés d’enflures.

La fontaine

La famille MAGRE, se souvient de gens étrangers à la paroisse pèlerines à St DOUE, parmi lesquels on surprenait une petite fille balayant le sol de la chapelle, coutumes encore habituelles, en honneur, dans certains pèlerinages bretons, pour demander des grâces.

Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA

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Le VILLAGE du BODAN

Le Bodan fait partie des « Frairies » de la paroisse de Questembert (division de la paroisse). Elle regroupe des personnes qui partagent des intérêts communs et s’entraident pour leurs travaux, se répartissent les corvées…Chaque frairie avait son responsable (bâtonnier ou homme de vertu, nommé à vie) puis, après la révolution, sera nommé un procureur par frairie, qui sera responsable du budget propre de la chapelle et  rendra des comptes au conseil de fabrique.

Plan cadastral 2005 du village du Bodan
Photo aérienne
Vue d’une partie du village du Bodan. La croix bannière étant retirée lors de sa remise en état
            Photo aérienne
Vue d’une partie du village du Bodan. La croix bannière étant retirée lors de sa remise en état


La chapelle du Bodan faisait le relais entre l’église paroissiale et le secteur du Bodan qui est resté enclavé jusqu’au XX° siècle, ce n’est qu’en 1910, que ce secteur fut inscrit en priorité pour amélioration des chemins ruraux d’où l’ouverture d’une voie carrossable.

LE BODAN, diminutif de LE BOT, signifie en breton «bosquet ou demeure entourée d’arbres». LE BOT est la demeure de l’homme libre.

Le Bodan comptait en moyenne une dizaine de feux à la fin du 17ème siècle, village peu peuplé, mais avec des laboureurs, un maréchal ferrant, un marchand mercier, un tisserand. Un ou deux baptêmes et mariages étaient célébrés chaque année en cette chapelle. En 1638 est célébré celui de Julien Jégo et de Jeanne Daniel.

Les enterrements se faisaient à Bréhardec, ainsi que les inhumations dans la chapelle et dans le cimetière contigu.

Trace d’une ancienne seigneurie, entourée d’un grand mur.

            Dénominations de lots sur l’ancien cadastre : le château, le parc du château, le grand parc, le champ des prêtres.

Les principaux propriétaires sont les LAUZER LARMOR, avant la révolution, descendants de la famille GUILLO du BODAN, et les LE GLAUNEC……..

Les Le Glaunec avaient eu en héritage un lot de terre qui relevait de la seigneurie de Rochefort. Cette famille était donc propriétaire de terres au Bodan dès la révolution, et d’après le cadastre de 1825, cette famille figure parmi les plus importants propriétaires du village. Gilles Le Glaunec, prêtre, originaire du village marqua son passage au Bodan de 1639 à 1658 avant de devenir recteur de Guilliers. Il avait doté la chapelle d’une fondation (droits acquis en échange de service et de messes annuelles) qu’il vendit en 1673 à son neveu jean Le Glaunec.

On compte parmi les GUILLO du BODAN, plusieurs maires de VANNES et députés au 18ème.


La cour du Bodan

La cour du Bodan

Grange portail plein cintre, 6 travées, 18 m, « fruit en pied ».

Le grand logis, réfection au 19ème    Pignon derrière la maison de gauche) ;

 A l’intérieur une cheminée fin 16ème  avec corbelets striés sur culots moulurés

(Fin du 16ème, début 17ème).

La propriété était un petit manoir ou une maison de maitre, car les murs de clôture existent encore.

De l’autre côté de la rue, maison avec appentis comportant une porte à orthostate. Sur la façade de cette maison, un emblème : buste d’un homme tenant dans ses bras –  peut-être un cœur – qui vient d’ailleurs !

De l’autre côté de la rue, maison avec appentis comportant une porte à orthostate
Sur la façade de cette maison, un emblème : buste d’un homme tenant dans ses bras -  peut-être un cœur - qui vient d’ailleurs

Plus loin, une remise avec portail plein cintre, rampanage, il existait en haut une pierre triangulaire. Ce bâtiment a été agrandi postérieurement à sa construction. Tel qu’il se présente aujourd’hui, il possède toutes les caractéristiques d’une chapelle (ou un oratoire de petite taille), orientation est-ouest, absence de cheminée, petite taille de la porte ouest qui ne conviendrait pas à une porte de grange ;  petite fenêtre au dessus, chevronnières en pignons, ceux-ci sont découronnés de leur faîte, que l’on peut imaginer facilement sous forme de croix ou de clocheton. Ce bâtiment est sur le même modèle que la chapelle actuelle du village : serait-il la première chapelle de ce village ?

Pignon ouest
Pignon ouest
Dans le pignon Est, une pierre inversée date 1665
Dans le pignon Est, une pierre inversée date 1665

A  proximité, de l’autre côté de la route, une parcelle porte le nom de champ des prêtres, des pierres tombales ont été découvertes, peut-être s’agissait t-il d’un cimetière de prêtres.


Une ferme gallo-romaine au Bodan.

En mars 1961, en étudiant le cadastre, monsieur LE CORNEC, instituteur, passionné d’archéologie, découvre un site archéologique, tout près d’une voie romaine, sur une parcelle en cours de défrichement.

Un ferme gallo- romaine entourée d’un talus avec la présence d’un dallage en pierres plates. On y trouve sur la totalité de l’enceinte, des débris de céramiques, des fragments de poteries, des meules, un lissoir de potier, des ardoises épaisses taillées en disques circulaires (couvercles), une perle cylindrique en verre bleu, un très grand nombre de clous en fer et un objet en fer recouvert de bronze, 2 monnaies, en mauvais état, du 3ème  siècle, un peson en pierre, des aiguisoirs.

Sans doute construite en torchis ou en bois, absence de pierres appareillées et de mortier, peut-être un pilier supportant une avancée du toit : là, nous avons trouvé une clef, une accumulation de cendres sur deux foyers, de la terre charbonneuse ;

Il s’agissait probablement d’un petit domaine agricole, avec sa cour pavée et entourée d’un muret, au vu de la grande quantité d’objets à destination agricole.

(Voir Société Polymathique du Morbihan).

LE PRESBYTERE

Il se situait au village de Kerdin, à quelques centaines de mètres de la chapelle.

C’était une maison d’une belle importance, et gravés, sur le linteau de la porte, un calice et le nom du chapelain de l’époque : M.P  LE BOT prêtre « habitué » 1712.

Rénové assez récemment, l’accès à la chapelle est toujours possible par un petit chemin creux.

Au XXème siècle, la fête de la frairie est célébrée en septembre, la fête des rogations se perpétue jusqu’à nos jours.

Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA, X

Frairie

Le village de Ste Suzanne

Maison de maître où  existe un escalier en pierre. Elle datait au moins du 16ème ou début 17ème  siècle. La cheminée a été détruite.

Sur la façade, horloge solaire en ardoise

A l’intérieur, un muret vaisselier placé à gauche de la porte d’entrée, composé de trois tablettes en granit, d’un mètre environ, et une cheminée à corbelets granit.

A  l’est de ce logis, maison découverte, sans doute l’annexe de la maison de maître, comme l’atteste  la porte bouchée, en pignon.

Ancien presbytère. Fenêtre et porte en anse de panier, niche en façade. La date de 1890 placée au dessus de la porte est sans doute postérieure à ces éléments.

Cette maison a été vendue à un particulier.

Four dans ancienne grange à la morbihannaise, niche à cendre, gueule en arc surbaissé.

Puits  couronné d’une pyramide, sommée d’une boule à embase, belle margelle, auge, treuil encore appelé « travouillet ».

Le Travouillet
Pyramide avec boule à embase

Le calvaire se trouve  à gauche en arrivant au village. Un baptistère de l’ancienne chapelle ainsi que des corbeaux, s’y trouvaient encore  il y a quelque temps mais sont  actuellement sous une bâche  dans l’enclos de la chapelle, sans doute  en attente d’être remis à leur place.

            Les rogations sont célébrées dans la chapelle au mois de mai. Le pardon annuel a lieu le premier dimanche du mois d’août, on y fête Ste Suzanne avec messe le matin suivie d’un déjeuner et de jeux dans l’après midi.

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Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA

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La fête de Ste SUZANNE

L’association, très active depuis sa création en 2001, s’est donné comme but d’entretenir et de rénover la chapelle. Comme cela nécessite des moyens financiers importants, elle organise chaque année, le premier dimanche d’août, une grande fête champêtre. Elle a, pour cela, trouvé un terrain ombragé qui donne à cette manifestation un caractère tout particulier fort apprécié du public, qui y vient de plus en plus nombreux.

Au programme … voyez l’affiche…   

L’office du matin

Messe assurée par le Père RIVAL de Limerzel

A la sortie : inauguration de la plaque de la Chapelle…

Une foule nombreuse a suivi la cérémonie, avant de prendre l’apéro, sur place puis de se rendre sur le terrain de la fête pour le repas et les jeux d’après midi.

De gauche à droite : le Président de l’Association du Patrimoine : Daniel MECHET,  Monsieur le Maire : Boris LEMAIRE, les co-présidents de l’Association de la chapelle de Ste SUZANNE : Mado LESCOP, Jean Yves ELIN.

          Un vaste terrain ombragé – un parking rationnel …

Le repas champêtre, sous le soleil !

L’animation

Assurée par : Régis


Les stands pour l’après midi…

Fabrication de galettes… 
Ventes diverses…

                                         Le stand de l’Association du Patrimoine


Pour les amateurs de ridées…sous chapiteau !

Le clou de l’après midi : les jeux inter-chapelles

6 équipes, représentant chacune une chapelle, pas que de Questembert, se sont affrontées, une grande partie de l’après midi, dans 5 épreuves…

La crémaillère
La joute aux polochons
Le tir à la corde

Et pour les enfants…

La pêche à la ligne… et d’autres jeux d’adresse…

En attraction : la fabrication du pain

Tout au long de la journée… le bar !

En soirée …

La traditionnelle : galette saucisse…

Et, au choix pour le repas : fricassée ou Bourguignon

Suivi du

BAL POPULAIRE

Une journée bien remplie, sous la responsabilité de responsables aguerris manageant une centaine de bénévoles…  

Un record battu, probablement, près de 1000 repas servis…

Un grand bravo,

Un  grand merci pour cette journée

et…

A l’année prochaine !

Frairie

La fête de la frairie de LESNOYAL

            Après quelques années d’interruption, suite au Covid, l’équipe, sous la responsabilité d’un nouveau président, a renoué avec la tradition de fêter Ste Noyale le 1er dimanche de juillet.

            Il est à noter quelques changements :

            D’abord le jour : le samedi et non le dimanche

            Et puis : abandon du traditionnel « Vide Grenier » !

            Reste l’ensemble qui est conservé : l’office religieux, le repas et les attractions diverses.

            La « clientèle » était là pour fêter Ste NOYALE :  la patronne de la frairie…

Un après-midi d’attractions, pour les grands avec un concours de palets…


Même les enfants avaient leurs jeux et leur stand…

           

L’inauguration des plaques – avant l’office religieux…


               En présence des deux présidents : Ludovic LAUNAY pour la frairie, Daniel MECHET pour le patrimoine, M. LE MAIRE de QUESTEMBERT et du public.


La messe : préparée par l’équipe locale de liturgie, célébrée par le Père Jean Baptiste


Suivie du repas, selon la tradition : trippes ou frites-rôti, en musique…                                                                                                                                          

Dans une ambiance de fête…


Avec aux cuisines : des équipes bien rodées…


Un retour de fête… fonction de l’âge et des obligations

Et dire à tous : BRAVO… MERCI et … à l’année prochaine !

Photos : B. TRECA

Frairie

Pardon de Notre dame de l’ô

Bréhardec 15 août 2023

La cérémonie à la fontaine : sa traditionnelle procession…

            D’abord la cérémonie à la fontaine décorée pour l’occasion. 

La fontaine de Bréhardec décorée pour l’occasion
Le prêtre au pupitre près de la fontaine

L’eau de la fontaine servira à bénir la foule, et selon la tradition le pied de la croix est trempée dans la fontaine.

selon la tradition le pied de la croix est trempé dans la fontaine
Les fidèles rassemblés dans le près devant la fontaine

Devant les fidèles rassemblés…

Puis, la lente remontée en portant la statue de ND de l’Ô

lente remontée vers la chapelle en portant la statue de ND de l’Ô

Avant l’office, et exceptionnellement, a eu lieu la bénédiction de la nouvelle statue de N.D. de l’Ô nouvellement mise en place.

bénédiction de la nouvelle statue de N.D. de l’Ô nouvellement mise en place
bénédiction de la nouvelle statue de N.D. de l’Ô nouvellement mise en place

L’office religieux assuré par le Père JULES prêtre de notre secteur de Questembert.

L’office religieux assuré par le Père JULES prêtre de notre secteur de Questembert
L’office religieux assuré par le Père JULES prêtre de notre secteur de Questembert

L’inauguration de la plaque de la chapelle…

Le mot d’accueil par le président de l’Association de la chapelle : Jean Pierre PEDRON

Le mot d’accueil par le président de l’Association de la chapelle : Jean Pierre PEDRON. A son côté : Dominique POIRRIER, sculpteur de la vierge, venu du département de la Charente.

La présentation de la plaque par Daniel MECHET, président de l’Association du Patrimoine de Questembert,  initiatrice  du projet, mais financée par la Mairie

La présentation de la plaque par Daniel MECHET, président de l’Association du Patrimoine de Questembert,  initiatrice  du projet, mais financée par la Mairie.

La plaque

La plaque de la chapelle ND de l'Ô

Allocution de monsieur Jacky CHAUVIN, 1er Adjoint, représentant Monsieur le MAIRE de QUESTEMBERT.

Allocution de monsieur Jacky CHAUVIN, 1er Adjoint, représentant Monsieur le MAIRE de QUESTEMBERT

La fabrication du pain

Dans le four d’un particulier voisin, mis en chauffe plusieurs jours avant pour atteindre la bonne température, les pains sortirent du four tout chaud pour la vente à la sortie de l’office 
Dans le four d’un particulier voisin, mis en chauffe plusieurs jours avant pour atteindre la bonne température, les pains sortirent du four tout chaud pour la vente à la sortie de l’office 

Dans le four d’un particulier voisin, mis en chauffe plusieurs jours avant pour atteindre la bonne température, les pains sortirent du four tout chaud pour la vente à la sortie de l’office !

Pour la seconde année, Il a été cuit 100 pains Non pas vendu ; chacun donnant ce qu’il voulait !

Pour la seconde année, Il a été cuit 100 pains Non pas vendu ; chacun donnant ce qu’il voulait !

Un moment de grande convivialité : l’apéritif servi par l’équipe de la Frairie de ND. De lÔ au son de la musique…

Un moment de grande convivialité : l’apéritif servi par l’équipe de la Frairie de ND. De lÔ au son de la musique…

Les Sonneurs devant la chapelle

Et puis, un rendez vous : les 15 août prochains…

Photos et vidéo : B. TRECA

Frairie, Petits monuments

Le village de Bréhardec

Au milieu de la place du village de Bréhardec se trouvent une croix en granit, sur laquelle on voit l’inscription : 1650. Solidement encastrée dans une pierre conique qui repose sur un socle assez élevé.

croix de Brehardec
croix de Brehardec

Datant de 1643, elle a servi de presbytère également. Le prêtre, à l’époque enseignait le catéchisme et ceci jusqu’en 1960.     

La porte « dite d’origine » c’est-à-dire qui n’a jamais été modifiée, comporte systématiquement 7 pierres pour faire son entourage. Le chiffre 7 est un symbole laïc : les 7 couleurs de l’arc en ciel, les 7 nains, les 7 notes de musique…

Un premier, se trouve adossé au bâtiment de l’Association.  Sa « gueule » s’ouvre dans le bâtiment lui-même. Il n’était pas rare de voir ce type de construction. … Nous n’avons, jusqu’à ce jour, trouvé aucune explication.

Le second : Bordant le chemin qui descend à la fontaine…

Un four, couvert en ardoise… C’est rare, mais pratique d’entretien !

Positionné sur le domaine public, il appartient, néanmoins, au propriétaire de la maison voisine, suite à des échanges de terrains, demandés par le Maire de l’époque, pour agrandir le domaine de la fontaine. 

               Une porte nouvelle, faite par un « ferronnier » d’art en 2022 lui redonne ses lettres de noblesse. Remis en service pour la fête du 15 août de cette même année, il a permis une nouvelle « première » fournée de pains… Il est probable qu’à chaque fête des 15 août à venir, des nouveaux pains soient mis en vente à la sortie de la messe, et pourquoi pas : des gâteaux !!!

Le 3ème four de Brehardec …

            Un troisième four, daté de 1897, a été remis au vu de tous. Situé en bordure de la route en arrivant au village, il avait disparu complétement à la vue des passants.

            Avec l’accord des propriétaires, l’Association du Patrimoine l’a rendu visible et restauré.

   A ce jour, des essais de plantations d’espèces de plantes resistantes à la sécheresse sont en tests.  Nous pourrions ainsi conseiller les propriétaires… car l’entretien des dômes est un réel souci !

Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA

Chapelles, Frairie

Chapelle de Sainte Suzanne

            Édifice construit en 1903, a remplacé l’ancienne chapelle située à une cinquantaine de mètres plus loin, cette chapelle n’était pas encore totalement ruinée lors de la construction de la nouvelle chapelle.

            Elle possédait une maîtresse vitre à meneaux de pierre, d’une certaine valeur, qui s’est brisée en s’écroulant.

            La porte plein cintre de la maison d’habitation qui se tient actuellement à la place de cette vieille chapelle en était un des éléments.

            Le terrain où elle se situe était propriété des GUILLEMIN de KERAVENANT, dont le château se situe tout près de Sainte Suzanne.

            La chapelle a sans doute été construite par les « frairiens » en apportant leurs deniers et la main-d’œuvre.

            Cédée par la famille GUILLEMIN de KERAVENANT à l’évêché, elle a été acquise par la commune en mai 2009 pour un euro symbolique.

            Une Association créée en fin 2003 « l’Association de la Chapelle Ste Suzanne » signe un bail emphytéotique de 99 ans avec la mairie afin d’effectuer les travaux nécessaires, mais la mairie restera maitre d’œuvre.

            La toiture sera refaite en priorité, puis les vitraux.

EXTÉRIEUR

Un clocheton à 4 plots d’angle, œil de bœuf
Au sud : trois verrières en plein cintre
Le chevet est à trois pans  
La croix hosannière

INTÉRIEUR

Côté cœur
Coté porte d’entrée

Le retable du 18ème et l’autel en bois polychrome provenant de l’ancienne chapelle.

Le tabernacle dont l’intérieur est capitonné de soie brodée.

Les statues du retable

Sainte Suzanne

            Statue en argile, provenant aussi de l’ancienne chapelle. Vierge et martyre, Suzanne était la nièce du pape Caïus.

            La légende raconte qu’elle fut, soit décapitée à Rome en 295 sur ordre de Dioclétien, soit égorgée dans sa maison par un prétendant qu’elle refusait, qui était le fils de l’empereur. A ceux qui menaçaient de la faire mourir si elle refusait de céder à la passion impure, elle aurait dit : me voici traquée de toutes parts, si je cède, c’est pour moi la mort, si je résiste, je ne vous échapperai pas. Mais mieux vaut pour moi tomber innocente entre vos mains que de pécher à la face du Seigneur !

            Vêtue de façon un peu fantaisiste, tenant de la paysanne bretonne ; sur la robe des formes assez imprécises et des mouchetures, sur la tête, un capot étroit évoquant la coiffure des dames nobles du XVème.

            Ste Suzanne à gauche : en habit de dames et Ste Suzanne de ses mains s’échappe une banderole avec des inscriptions latines en caractères gothiques.

Sur le retable

St Cornély
La Vierge Marie
Ste Anne
Le Sacré Cœur
St Pierre
Ste Bernadette
Ste Jeanne d’Arc
Une vierge
Une seconde

Les vitraux

St Cornély 
Ste Suzanne 
Ste Anne
L’ancienne Chapelle
A finir…
Un bénitier en granit  
Place ???

            Depuis la sacristie, unescalier accède au 1er où une chambre était occupée autrefois par le chapelain.

Le presbytère (vendu par le Diocèse)
la petite vierge au-dessus de la porte

Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA

Frairie

Le village de Lesnoyal

La fontaine

            Très belle fontaine oratoire surmontée d’une croix.  A l’intérieur se trouve une niche où devait y avoir la statue d’un Saint. Desservie autrefois par un chemin bordé d’un mur de pierres, comme il est possible d’en constater les vestiges. Une terrasse devait exister pour les ablutions des fidèles, et les processions.

            Cette fontaine est devenue privée avec le plan d’urbanisme, il n’est plus possible d’y accéder mais une restauration serait fortement conseillée.

A l’emplacement de l’ancienne école – fermée dans les années 70… Gislaine de FICQUELMONT, en 1956, par son association, (Save the children) a financé l’installation de l’eau dans cette école.   

Un puits, un four dont un qui figure parmi les plus intéressants de Questembert.

Un fournil ouvert en pignon datant du 15ème    Une porte de cave… pour passage de barrique !

(Avec un escalier placé perpendiculairement au pignon) datant du 15ème.

            Une maison, en descendant près de la chapelle. Une belle vieille cheminée existait à l’intérieur. A l’extérieur, un ossarium ou peut-être un pile-mil est posé à l’entrée. Sur le corps cylindrique du monolithe se dessine, en relief, un personnage.

            Un linteau ouvragé, une navette (outil de tisserand) et une bombarde y sont gravées, une autre navette se retrouve à l’intérieur, ce qui semble indiquer que l’immeuble fut habité jadis par des tisserands.

            Une autre maison avec une fenêtre à linteau sur lequel se trouve un fer à cheval porte la date de 1653. C’était au début du siècle, l’atelier du père Craneguy, le dernier maréchal ferrant de Lesnoyal.

CHATEAUDEREC (CHATEAU D’ERECH)

            Le château est construit sur le plateau voisin de la voie gallo-romaine où existaient les restes d’un établissement gallo-romain : (découverte d’un caveau renfermant un pot de terre et où on rencontre de la brique romaine).

            Possession et habitation des Châteaudérec, le premier connu est guillaume, mort en 1420 ; les Châteaudérec étaient aussi propriétaires de Kerabraham et Trébérien.

            Le château n’offrait aucune tour, ni courtines, ni créneaux, rien ne rappelait l’antiquité, mais une masse imposante d’une maçonnerie sévère, coupée de grandes ouvertures et sur la façade est un escalier à double révolution et colonnade de la renaissance, qui révèle une demeure seigneuriale.

Un écusson surmontait le décor de la porte d’entrée, mais il fut massacré durant la révolution. A l’intérieur, au rez de chaussée, on pouvait admirer deux cheminées monumentales de style gothique du 15ème siècle. On montait à l’étage par un large escalier et on y trouvait deux cheminées de la pure renaissance italienne.

            La grande cheminée du rez de chaussée portait sur le manteau, en écusson, des personnages chimériques d’un relief très accentué. La grande salle était ornée de motifs divers.

            Le grand logis a été rasé en 1960.Ses pierres ont servi à la construction de la mairie de Ruffiac.  Les trois cheminées, achetées par l’Etat, ont été transportées au château de Kerjean dans le Finistère, une seule d’entre elles a été remontée à l’étage lors de la restauration de ce château. Dans la cour d’honneur, Le puits octogonal, surmonté d’une ferronnerie, est démonté à la fin des années 50. Les douves ont été remblayées il y a quelques années.

            Le pilier de l’entrée principale laisse supposer qu’il y avait un grand portail.

            A gauche en entrant dans la cour, les écuries, datant du 15ème, 16ème et 17ème siècle.

            La chapelle joignait le mur de clôture en prolongement de l’escalier monumental, elle mesurait six mètres sur huit. Le chevet à pans coupés formait trois faces, percées de vitraux en plein cintre.

            Des ossements y ont été découverts, puisque jusqu’à une certaine époque on enterrait dans les églises et chapelles, mais s’agissant d’une chapelle privée, on peut supposer qu’il s’agissait des ancêtres des Châteaudérec.

            Le reste du mur d’enceinte…

Rédaction : E. le RAY – Photos : X