tombes
Non classé

Les tombes oubliées

Certaines tombes du cimetière sont sans famille aujourd’hui.

1Père Mulot (René MULOT)Né en 1683 à Fontenay-le-Comte, originaire du diocèse de La Rochelle, vicaire de la paroisse de Soullans, se joint à la congrégation de Louis Marie Grignon de Montfort en septembre 1715. Prêtre de la congrégation à la mort de Montfort, et  Co-fondateur de la congrégation des Pères de Montfort et des Filles de la Sagesse,  et devient supérieur général de la compagnie de Marie en 1722. Lors d’une mission à Questembert, il décède le 12 mai 1749, après s’être blessé au pied et avoir contracté le tétanos. Son souhait était d’être inhumé dans le cimetière entourant la chapelle st Michel où son tombeau est toujours visible. Co-fondateur de la Congrégation des Pères de Montfort et des Filles de la Sagesse.
2BRIERE JosephAbbé.
3GABRIEL RenéChapelain à st Paterne à vannes, homme politique, recteur, prêtre et curé de Questembert, représentant du Clergé de la maréchaussée de vannes et aux états généraux.
4BRIAND JosephVénérable et discret, né en 1828 à Concoret, chanoine honoraire et curé doyen de Questembert, bon et aimé de tous, enlevé à l’affection des paroissiens le 16/02/1887.
5Les restes mortels Tombe doubleAntoine gilles mars BRAGER, juge au tribunal de Montfort, décédé 03/04/1851.
6Les restes mortelsAimée marie hermine BURBAN DE MALABRY décédée à rennes le 14/01/1868, veuve en premières noces de MAUDET Pierre.
7LE BORGNE LouisNé à Limerzel le 12/05/1793, ordonné prêtre le 08/06/1816, vicaire à Rochefort en terre, professeur au grand séminaire de vannes, curé à Questembert le 18/12/1821,   décédé le 27/02/1845 à Questembert.
8illisible
9GUILLAUME, Joseph OlivierMédecin, maire de Questembert, conseillé général du Morbihan, chevalier de la légion d’honneur, décédé le 31/03/1808 à 68 ans.
10illisible
11illisible
12LE FRANC RenéMaire de Questembert, décédé 19/07/1905 à 89 ans.
13Famille LE FRANC  Famille LE FRANC.
14Famille LE FRANC  Famille LE FRANC.
15BUINO Joseph  Né à Limerzel le 04/07/1802, ordonné  prêtre le 22/02/1827, secrétaire de l’évêché, Vicaire à Questembert, professeur au grand séminaire 10/08/1816, recteur de St Vincent sur oust 01/10/1823, 1832 recteur de st Vincent sur oust, 07/06/1837 Chanoine titulaire à la cathédrale de Vannes, décédé le 7 mars 1848 à Questembert à l’âge de 46 ans.
16LOUER Yves  Né à Limerzel 22/11/1774, ordonné prêtre 20/09/1807 Vicaire général du diocèse de vannes de la cathédrale et supérieur du séminaire, décédé à Questembert le 18/02/1855.  
17BECEL PierreNé à Beignon 01/03/1841, ordonné prêtre le 17/12/1865, professeur au petit séminaire de Ste Anne d’Auray, 17/04/1871  secrétaire  particulier de monseigneur Becel, 27/10/1879  recteur de Limerzel, 07/03/1887 curé de Questembert, démissionnaire en 1901,  Chanoine honoraire,   décédé le 02/03/1904
18GUILLAUME ÉmileMédecin décédé le 21/04/1874.
19TERRIEN VincentNé à port louis le 26/01/1862, ordonné prêtre le 11/07/1886, professeur à l’institut st louis de Lorient, 12/08/1898 vicaire de Caden, 06/02/1899 vicaire de Questembert, 02/02/1909 recteur de Tréal, 12/04/1917  démissionnaire,  FONDATEUR DE LA BOGUE D’OR, décédé 16/10/1926.
20DAVID Vincente 
21Madame DAVID DAVID  Ange1862-1929 Né le 18/10/1864 Questembert, ordonné prêtre le 21/12/1889, 10/11/1890 vicaire de Ruffiac, 28/06/1897 Vicaire de Mauron, 12/07/1912  recteur de Campénéac, 23/09/1922  démissionnaire, 09/08/1924 Aumônier des augustines de Malestroit , décédé 04/03/1926 Questembert.
22NOEL Jean MarieNé le 22/03/1814 st Jacut les pins, ordonné prêtre le 21/09/1939, 19/05/1946 Vicaire à Questembert, 07/11/1861 recteur de la Croix Helléan, 30/12/1862 recteur de Péaule, 01/04/01872  démissionnaire, décédé le 22/07/1872 à Questembert.
23GOMBAUD PierreNé à St DOLAY 22/06/1804, ordonné prêtre le 20/09/1828, Vicaire de Pluherlin, 11/04/1838 professeur au grand séminaire de Vannes, 27/02/1845 curé de Questembert, inscrit sur sa tombe :  A la mémoire de Pierre GOMBAUD, Chanoine honoraire, curé doyen de Questembert, décédé le 14 novembre 1875 dans sa 71eme année. Il a emporté les regrets et la reconnaissance de ses paroissiens. Le souvenir de ses œuvres est impérissable.  
24Révérend père ORGEBINMissionnaire EUDITE 1856-1918
25Frère Edmond MERDY Francis LE PIRONNECDirecteur de l’école st Joseph 1916-1955 FR7RE 1943 : 2013
26Filles de la charité de st Vincent de PaulHenriette 1813-1903, Émilie 1839-1867, Philomène1826-1875, Eugenie1837-1880, Louise1834-1851, Philomène1862-1904.
27Sœur RAPHAEL DE ST YVES
Sœur ANGE GABRIEL
1886-1927

1887-1965
28LAUNAY MichelMissionnaire d’Haïti décédé 1878 à 28 ans.
29Colonel François ORGEBIN1890-1973, également Charlotte ORGEBIN née BONSERGENT 1890-1984, François ORGEBIN 1937-1981, Françoise CHENO 1855-1903, Olivier ORGEBIN 1863-1882, Jeanne Marie ORGEBIN 1867-1893, Gabrielle ORGEBIN 1923-1962, Marie Françoise GUENEGO 1839-1921.
30GUENEGO Jean FrançoisNé le 03/03/1819 Questembert, ordonné prêtre le 20/09/1845, 07/1848 Vicaire de Glénac, 1851 Vicaire de Gueltas, 03/04/1961 Vicaire de Taupont, 20/07/1862 Vicaire de Radenac,1866 recteur de Trehornteuc, 08/11/1869 Recteur de Gueltas, 12/10/1874 Recteur de St Raoult (Guer), 10/1883 démissionnaire, décédé 03/05/1884 Questembert. Ancien Recteur de Questembert décédé à 65 ans en 1884.
31illisible 
32NICOL Jean FrançoisMissionnaire d’Haïti, décédé en 1830 à 32 ans.
33LAGARDE MarcelPrêtre de la Martinique, décédé le 18/08/1892 à Questembert à l’âge de 33 ans, né à Landevant.
Chapelles, Frairie

Chapelle de Sainte Suzanne

            Édifice construit en 1903, a remplacé l’ancienne chapelle située à une cinquantaine de mètres plus loin, cette chapelle n’était pas encore totalement ruinée lors de la construction de la nouvelle chapelle.

            Elle possédait une maîtresse vitre à meneaux de pierre, d’une certaine valeur, qui s’est brisée en s’écroulant.

            La porte plein cintre de la maison d’habitation qui se tient actuellement à la place de cette vieille chapelle en était un des éléments.

            Le terrain où elle se situe était propriété des GUILLEMIN de KERAVENANT, dont le château se situe tout près de Sainte Suzanne.

            La chapelle a sans doute été construite par les « frairiens » en apportant leurs deniers et la main-d’œuvre.

            Cédée par la famille GUILLEMIN de KERAVENANT à l’évêché, elle a été acquise par la commune en mai 2009 pour un euro symbolique.

            Une Association créée en fin 2003 « l’Association de la Chapelle Ste Suzanne » signe un bail emphytéotique de 99 ans avec la mairie afin d’effectuer les travaux nécessaires, mais la mairie restera maitre d’œuvre.

            La toiture sera refaite en priorité, puis les vitraux.

EXTÉRIEUR

Un clocheton à 4 plots d’angle, œil de bœuf
Au sud : trois verrières en plein cintre
Le chevet est à trois pans  
La croix hosannière

INTÉRIEUR

Côté cœur
Coté porte d’entrée

Le retable du 18ème et l’autel en bois polychrome provenant de l’ancienne chapelle.

Le tabernacle dont l’intérieur est capitonné de soie brodée.

Les statues du retable

Sainte Suzanne

            Statue en argile, provenant aussi de l’ancienne chapelle. Vierge et martyre, Suzanne était la nièce du pape Caïus.

            La légende raconte qu’elle fut, soit décapitée à Rome en 295 sur ordre de Dioclétien, soit égorgée dans sa maison par un prétendant qu’elle refusait, qui était le fils de l’empereur. A ceux qui menaçaient de la faire mourir si elle refusait de céder à la passion impure, elle aurait dit : me voici traquée de toutes parts, si je cède, c’est pour moi la mort, si je résiste, je ne vous échapperai pas. Mais mieux vaut pour moi tomber innocente entre vos mains que de pécher à la face du Seigneur !

            Vêtue de façon un peu fantaisiste, tenant de la paysanne bretonne ; sur la robe des formes assez imprécises et des mouchetures, sur la tête, un capot étroit évoquant la coiffure des dames nobles du XVème.

            Ste Suzanne à gauche : en habit de dames et Ste Suzanne de ses mains s’échappe une banderole avec des inscriptions latines en caractères gothiques.

Sur le retable

St Cornély
La Vierge Marie
Ste Anne
Le Sacré Cœur
St Pierre
Ste Bernadette
Ste Jeanne d’Arc
Une vierge
Une seconde

Les vitraux

St Cornély 
Ste Suzanne 
Ste Anne
L’ancienne Chapelle
A finir…
Un bénitier en granit  
Place ???

            Depuis la sacristie, unescalier accède au 1er où une chambre était occupée autrefois par le chapelain.

Le presbytère (vendu par le Diocèse)
la petite vierge au-dessus de la porte

Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA

Frairie

Le village de Lesnoyal

La fontaine

            Très belle fontaine oratoire surmontée d’une croix.  A l’intérieur se trouve une niche où devait y avoir la statue d’un Saint. Desservie autrefois par un chemin bordé d’un mur de pierres, comme il est possible d’en constater les vestiges. Une terrasse devait exister pour les ablutions des fidèles, et les processions.

            Cette fontaine est devenue privée avec le plan d’urbanisme, il n’est plus possible d’y accéder mais une restauration serait fortement conseillée.

A l’emplacement de l’ancienne école – fermée dans les années 70… Gislaine de FICQUELMONT, en 1956, par son association, (Save the children) a financé l’installation de l’eau dans cette école.   

Un puits, un four dont un qui figure parmi les plus intéressants de Questembert.

Un fournil ouvert en pignon datant du 15ème    Une porte de cave… pour passage de barrique !

(Avec un escalier placé perpendiculairement au pignon) datant du 15ème.

            Une maison, en descendant près de la chapelle. Une belle vieille cheminée existait à l’intérieur. A l’extérieur, un ossarium ou peut-être un pile-mil est posé à l’entrée. Sur le corps cylindrique du monolithe se dessine, en relief, un personnage.

            Un linteau ouvragé, une navette (outil de tisserand) et une bombarde y sont gravées, une autre navette se retrouve à l’intérieur, ce qui semble indiquer que l’immeuble fut habité jadis par des tisserands.

            Une autre maison avec une fenêtre à linteau sur lequel se trouve un fer à cheval porte la date de 1653. C’était au début du siècle, l’atelier du père Craneguy, le dernier maréchal ferrant de Lesnoyal.

CHATEAUDEREC (CHATEAU D’ERECH)

            Le château est construit sur le plateau voisin de la voie gallo-romaine où existaient les restes d’un établissement gallo-romain : (découverte d’un caveau renfermant un pot de terre et où on rencontre de la brique romaine).

            Possession et habitation des Châteaudérec, le premier connu est guillaume, mort en 1420 ; les Châteaudérec étaient aussi propriétaires de Kerabraham et Trébérien.

            Le château n’offrait aucune tour, ni courtines, ni créneaux, rien ne rappelait l’antiquité, mais une masse imposante d’une maçonnerie sévère, coupée de grandes ouvertures et sur la façade est un escalier à double révolution et colonnade de la renaissance, qui révèle une demeure seigneuriale.

Un écusson surmontait le décor de la porte d’entrée, mais il fut massacré durant la révolution. A l’intérieur, au rez de chaussée, on pouvait admirer deux cheminées monumentales de style gothique du 15ème siècle. On montait à l’étage par un large escalier et on y trouvait deux cheminées de la pure renaissance italienne.

            La grande cheminée du rez de chaussée portait sur le manteau, en écusson, des personnages chimériques d’un relief très accentué. La grande salle était ornée de motifs divers.

            Le grand logis a été rasé en 1960.Ses pierres ont servi à la construction de la mairie de Ruffiac.  Les trois cheminées, achetées par l’Etat, ont été transportées au château de Kerjean dans le Finistère, une seule d’entre elles a été remontée à l’étage lors de la restauration de ce château. Dans la cour d’honneur, Le puits octogonal, surmonté d’une ferronnerie, est démonté à la fin des années 50. Les douves ont été remblayées il y a quelques années.

            Le pilier de l’entrée principale laisse supposer qu’il y avait un grand portail.

            A gauche en entrant dans la cour, les écuries, datant du 15ème, 16ème et 17ème siècle.

            La chapelle joignait le mur de clôture en prolongement de l’escalier monumental, elle mesurait six mètres sur huit. Le chevet à pans coupés formait trois faces, percées de vitraux en plein cintre.

            Des ossements y ont été découverts, puisque jusqu’à une certaine époque on enterrait dans les églises et chapelles, mais s’agissant d’une chapelle privée, on peut supposer qu’il s’agissait des ancêtres des Châteaudérec.

            Le reste du mur d’enceinte…

Rédaction : E. le RAY – Photos : X

Bâtis, des croix à découvrir, Frairie

La Chapelle de Lesnoyal

               

Aucun document n’apporte de réelles précisions sur l’origine de cette chapelle. Certains éléments ont cependant permis de tenter de reconstituer son histoire.

                Le fût de la croix située à proximité de la chapelle est orné d’un écusson, vairé d’or et de sable, représentant les armoiries de la famille Châteaudérec, qui résida dans le manoir du même nom, situé à l’est du village de Lesnoyal. Cette famille existait bel et bien  en 1566, parallèlement à la vente du manoir. Cela laisse supposer qu’une chapelle existait à cette époque, car cette croix n’aurait guère eu de raison d’avoir été élevée seule. C’est donc probablement à cette seigneurie de Châteaudérec, qui possédait basse, moyenne et haute justice, qu’il convient d’attribuer la construction de cette chapelle.

                On distingue également, gravée dans une des pierres de la façade de la chapelle, côté sud, une inscription plutôt difficile à déchiffrer : « Faict en MDCC » c’est-à-dire « Fait en ..17… » Soit, elle correspond à une construction neuve pour remplacer la chapelle d’origine, soit le signe d’une importante restauration de l’édifice au 18ème siècle.

                La date de 1833 apparaît sur une pierre du pignon de la sacristie. Elle correspond à l’année de construction de cette sacristie.

                Les premières chapelles de nos campagnes ne comportaient généralement pas de sacristie. La construction de ces annexes est apparue relativement récemment. Sur la commune de Questembert, seules les chapelles de Sainte Noyale et Notre Dame de l’O comportent une sacristie.

La chapelle : côté nord et sa sacristie

La chapelle et son clocher

Au-dessus de la porte côté Sud

Niche et statue du bâtiment annexe

Intérieur

                La voûte de cette chapelle est en bois et dite en demi-quadrilobe.

                Elle possède un retable renaissance (construction verticale, peinte ou sculptée, souvent richement décorée, placée derrière l’autel).

Le confessionnal en bois date de 1818 (au fond de la chapelle) est inscrit aux monuments historiques.

Intérieur de la chapelle et son retable…

                La chapelle de Lesnoyal abrite de nombreux hôtes, des statues de Saints, guérisseurs de certaines de nos plaies de l’âme ou du corps, pour peu qu’on les invoque avec foi et respect.

                Le Breton considère les maladies de l’homme et du bétail comme une punition de Dieu…dans chaque cas, il s’adresse au Saint « spécialiste », ainsi en cas de maladie, au lieu d’avoir recours à la médecine traditionnelle, les Bretons préfèrent invoquer et prier leurs multiples saints guérisseurs au lieu d’avoir affaire à leur médecin de campagne.

                Chaque Saint a sa spécialité et, de ce fait, un devoir de guérir celui qui fait appel à lui. Ces dévotions entraînaient souvent des démarches spécifiques et parfois étranges, de la part du malade ou de sa famille : prières, offrandes…

Les Statues :

Sainte- Noyale :

                Sainte- Noyale était une vierge martyre née au Vème siècle et vénérée plus particulièrement dans le Morbihan. Originaire du Pays de Galles et de souche royale, elle voulut consacrer sa vie à Dieu. Pour ne pas avoir à se marier, elle décide de fuir son pays.

                Arrivée près de Vannes avec sa nourrice, les deux femmes se dirigent vers les forêts intérieures pour y chercher la tranquillité. C’est alors qu’un noble, nommé Nizan, s’éprend d’elle et entreprend de la séduire. Ne voulant pas de cette union, elle s’enfuit à nouveau. Mais le tyran la rattrapera et la décapitera. C’est à ce moment-là que la légende commence.

                Aussitôt après son martyre, elle prend sa tête entre ses mains et repart avec sa nourrice. Arrivées dans un endroit isolé, elles se reposent enfin.

                C’est alors que trois gouttes de sang tombent de son cou et aussitôt, trois sources jaillissent. Elle plante son bâton dans le sol et immédiatement il devient aubépine.

                C’est à l’endroit même où elle rendit l’âme, à Noyal Pontivy en Morbihan, qu’on érigea une chapelle et un ensemble appelé « les 3 fontaines ».

                Considérée comme une sainte Bretonne, nos ancêtres ont voulu se mettre sous sa protection en donnant à leur chapelle le vocable de Sainte-Noyale.

Saint Pierre, Sainte Anne, Saint Cornély, Saint Antoine de Padoue, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Jeanne d’Arc

                La vierge Marie : elle provient de l’église Saint Pierre et fut donnée à la chapelle par la famille de la Buharaye. En échange, le Christ en bois de la chapelle fut placé dans l’église paroissiale.

St Pierre et …

la vierge à l’enfant

Jeanne d’Arc

Ste Noyale

Extérieur

                Un enclos entouré d’un muret de pierres dans lequel se trouve un échalier, imposé au 16ème siècle, pour signaler un espace sacré et celui des morts, ici un cimetière.

L’échalier

L’if

               La chapelle est accompagnée, comme beaucoup d’autres en Bretagne, d’un if. Les anciens attribuaient à l’if des vertus d’éternité et le plantaient symboliquement à proximité des lieux de culte et de sépultures.  Au temps des Vénètes, l’if était omniprésent en terre armoricaine. Le pin, le cyprès, le sapin n’avaient pas été encore introduits.

                Cette espèce a deux particularités : celle d’avoir un feuillage persistant, et celle d’avoir une très grande longévité.

                Ces deux caractéristiques font de lui un arbre quasi magique qui semblait immortel aux anciens. Espèce très vénéneuse aussi ; les gaulois se servaient d’un suc extrait des baies rouges de l’if pour empoisonner leurs flèches.

            La croix

                La croix est appelée hosannière. Ces croix servaient parfois d’étape pendant la procession des Rameaux. Le diacre y déposait le missel et chantait l’évangile des Rameaux. Les croix hosannières avoisinaient les églises ou les chapelles et étaient parfois intégrées dans l’enceinte des cimetières attenants aux bâtiments, comme c’est le cas à Lesnoyal.

                Les armoiries de la famille Châteaudérec, fondatrice présumée de la chapelle, se voient sur le fût de la croix. Sur l’écusson se lit « vairé d’or et de sable « 

La chapelle, la croix et l’if constituent un ensemble classé

A proximité de l’enclos, l’ancien presbytère.

Le calvaire

Ce calvaire est en granit, il date d’environ 1900 puisque c’est l’œuvre d’un artiste, M. LORGEOUX, vicaire à Questembert de 1900 à 1906.  

C’est un calvaire de grande valeur qui mériterait de l’attention.

  Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA

Frairie

Les fêtes de la Saint Jean

Village de St Jean

            L’Association, très active, prépare les festivités chaque année, très longtemps à l’avance, car il faut préparer les « fagots » du traditionnel feu… Les premières fêtes remontent aux année 1970, lorsque deux locaux : Julien Le PIRONNEC et le père de Gilles THOMAZO, président actuel, l’a créée !

            Depuis plus de 50 ans, des présidents se sont succédés, mias la tradition se perpétue…

fête

            L’après-midi démarre, maintenant, par un concours de palets…

A 18h30 : L’office religieux dans la chapelle

office

            Exceptionnellement : l’inauguration des plaques signalétiques : de la chapelle…

inauguration
Sur la Photo : de gauche à droite…
            M : Gilles THOMAZO – Président de l’Association de la chapelle de St Jean
            Mme : Sylvaine TEXIER – Adjointe à la culture et au patrimoine de QUESTEMBERT
            M. Boris LEMAIRE – Maire de QUESTEMBERT
            M. Daniel MECHET – Président de l’Association du Patrimoine de QUESTEMBERT 

 

… et des croix géminées.

croix

assemblee
Puis, le traditionnel apéro à, la sortie de la messe…

musiciens
En musique, locale…

            Le repas champêtre avec la spécialité : « trippe » et pour un autre choix, un bœuf charcutier … le tout arrosé aux goûts de chacun !

tablée

La préparation du feu « la fouée » faite, depuis le matin, par des volontaires…

feu de saint jean

            Et le clou de la fête :  la sonnerie des bassins…

sonneurs de bassines

            Une grande tradition aux feux de la St jean est de faire « sonner les basins ». Un bassin, ou bassine, en cuivre avec un fond d’eau (une dizaine de centimètres, voire moins), va servir de caisse de résonnance. Des brins longs de jonc, éclatés, vont servir de cordes… En pinçant ses joncs et en faisant glisser ses doigts, le « sonneur » va obtenir une vibration sonore.

Chaque bassin a sa sonorité. On assiste alors à un véritable concert.

            Il se dit, qu’autrefois, de villages en villages on s’envoyait des messages « sonores » !

            Nous voulons bien le croire.

            Et puis : il y la farandole, autour du feu, où petits et grands entrent dans la danse…

            Petit à petit, les flammes régressent… mais la nuit avance…

            Jusqu’au petit matin, où l’on pouvait trouver quelques endormis… Ivre d’avoir trop dansé… ou peut-être d’avoir voulu éteindre le feu… intérieur ! 

Photos : B. TRECA

Chapelles, Frairie

Chapelle St Jean

chapelle saint jean

Cette chapelle fut fondée par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem au XIIème siècle. C’est pourquoi elle s’appelle Saint-Jean de l’Hôpital. Cet ordre, en complément de celui des Templiers et des Teutoniques, était l’un des trois ordres militaires de l’époque des croisades, rassemblant les moines Chevaliers. Il apparut dès 1070 et fut reconnu en 1120.

L’ordre des Hospitaliers, fondé au Moyen-Age, avait pour mission première d’aider les nécessiteux avant de devenir un ordre militaire. Cette action était basée sur le recueil d’aumônes diverses. Après le démantèlement des Templiers, sur ordre du roi Philippe Le Bel, en vertu de l’allégeance des Hospitaliers au Pape Clément V, les biens des Templiers furent attribués aux frères Hospitaliers. On peut supposer que ces mannes servirent à édifier des lieux de culte (et de soin), dont Saint Jean aurait pu bénéficier.

Le village aurait en effet été pourvu d’une léproserie. Elle fut d’abord annexée à l’Hôpital de Malansac, puis à la Commanderie de Carentoir, près de La Gacilly. A cette époque, la chapelle était nommée Temple de l’Hôpital et faisait office d’aumônerie.

L’édifice construit suivant un plan en forme de croix latine fut remanié aux XVIIème et XVIIIème siècles. Il fut ravagé par un incendie en 1793, à l’époque de la Révolution : le Mayennais François Julien Le Batteux semait en effet la terreur à Questembert et à Noyal-Muzillac.

Extérieur

La façade ouest fut restaurée au XVIIIème siècle, dans le style de l’époque (porte à fronton, pilastres, On distingue au-dessus de l’entrée principale le nom de l’avant-dernier commandeur de Carentoir, François Thomas et la date de 1780.

chapelle saint Jean
chapelle saint Jean
clocher
clocheton

Son clocher et deux clochetons ou pinacles en forme de pyramide.

La cloche est refondue et de son « Yvette », prend place en 1982 en haut du clocher. Jean-Paul (le bedeau) et Geneviève en sont le parrain et la marraine, comme la tradition des cloches l’impose.

La façade sud 

Une porte d’entrée dans le transept sud, le vitrail de St Marc (plein sud) et une ouverture trilobée.

chevron
chevron

A hauteur d’homme se distinguent des signes en forme de chevrons inversés, de guillemets, de flèches qui seraient un indice pour trouver le trésor des Templiers. Ces détails prouvent l’ancienneté de l’édifice : on peut analyser ces gravures comme des arêtes de poisson, reprenant le symbole chrétien premier : le poisson.

Une autre curiosité : le trou de la fécondité. Selon la légende, il suffirait que les femmes qui désirent un enfant y mettent le doigt pour que Saint-Jean Baptiste exauce leur souhait.

poisson
trou

Le poisson                                                                         le trou de la fécondité…

La façade est (le sommet de la croix) sur un bras, comporte une petite ouverture trilobée (en forme de trèfle) qui date du XIIIème ou XIVème siècle.  Le vitral du maître autel… n’occupe qu’une petite partie de cette face, il représent les deux saints : Jean l’évangéliste et jean le Baptiste

nord
nord

La façade nord possède, aux angles supérieurs de ses murs, deux écussons aujourd’hui lisses qui étaient sculptés d’une croix de Malte. La porte d’entrée principale est surmontée d’une accolade.

chapelle saint Jean
cimetiere

La chapelle était entourée d’un cimetière et possédait un ossuaire. Tous deux auraient été déplacés dans les années 1950.

Intérieur

Les parties les plus anciennes sont le chœur et le transept.

interieur
vitrail interieur

Quand on entre par la porte latérale, on observe un bénitier en pierre de forme octogonale.

A droite – « La photo » on y déposait les burettes et on vidait le reste (vin et eau) après l’office. Un petit conduit permettait d’évacuer les liquides.  

benitier
ossuaire

Le bras nord du transept est relié à la nef par deux arcades basses en plein cintre reposant sur des colonnes cylindriques, caractéristiques des édifices religieux des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Sur l’autel en bois du chœur se distingue une pièce d’ardoise carrée « la pierre d’autel » gravée de cinq croix de Malte. La chapelle possède également un maître-autel en granit.

Dans les années 1980 la chapelle s’est dotée d’un vitrail représentant les saints protecteurs de la frairie de Saint-Jean.

            St Cornély – côté Nord                                                      St Marc – côté Sud

            Les deux saints protecteurs réunis derrière « le maitre autel ».

Les statues On y trouve …

saint Jean Baptiste
saint Jean évangeliste

Saint Jean-Baptiste                                                         St Jean l’évangéliste

saint Corneli
saint marc

Saint-Cornély                                                                              Saint Marc

sainte marguerite
sainte marie

Sainte- Marguerite (à laquelle on a soustrait le dragon)   La Vierge Marie   

Les croix

Des croix géminées sont des croix doubles sur un socle commun. Le mot provient du latin « geminatus » qui signifie « doublé » (cf. gémeaux).

Comme de nombreuses croix, ces croix géminées se situent au carrefour de l’ancienne voie reliant Noyal-Muzillac à Questembert.

Une partie du socle du calvaire est constituée de pierres récupérées auprès de fontaines autrefois cultuelles.

La particularité de celles-ci réside dans leur hauteur inégale et leur forme identique. Elles sont formées de fûts longs de coupe octogonale et encastrés dans des bases carrées ressortant du socle. La plus haute des deux croix, sculptée, représente le Christ en croix ; la plus basse, non sculptée, figurerait le « bon larron ». Cette scène biblique se déroulant sur le Mont Golgotha présente aussi le « mauvais larron ». Son absence est énigmatique.

2 croix
2 croix

Lors de processions de la Saint-Jean, aux alentours du 24 juin, les fidèles remontaient de la Chapelle Saint-Jean (en contrebas du village) aux croix géminées après une étape à la croix hosannière à proximité de la chapelle.

Cette croix est appelée hosannière en référence à l’exclamation redite avec solennité « Hosannah filio David ». Elle a parfois servi d’étape pendant la procession des Rameaux. Le diacre y déposait le missel et chantait l’Evangile des Rameaux.

croix
croix

Jusque dans les années 1970, une procession commençait de la croix Sainte Marguerite située sur la Départementale 5, à environ un kilomètre de la chapelle. Cette procession avait lieu le 5 avril, jour de la fête de Saint-Marc, à sept heures, pendant les rogations, en chantant la litanie des saints pour demander de bonnes récoltes.

Tous les ans, vers le 24 juin, une messe y est célébrée et la journée est animée par les membres de l’Association de la Chapelle.

croix

Le soir de la fête, on peut assister à la fouée de la St Jean, (on met le feu à de nombreux fagots mis en tas, et qui ont été préparés quelques mois à l’avance par les « fagottoux » de la frairie) et on y fait sonner les bassins (traditions d’autrefois qui consiste, en tirant des joncs sur des grands bassins en cuivre à faire « sonner ». C’est un bruit qui porte à plusieurs kilomètres.

Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA

Frairie, Petits monuments

La Fontaine du Bodan

À l’ouest de la chapelle, en descendant à une centaine de mètres, on trouve la fontaine – oratoire, édicule à trois côtés, surmonté par un dôme quadrangulaire « écrasé ». Elle porte une date de 1778, fontaine édifiée en remplacement d’une autre plus ancienne. Avec poteaux d’ouvertures en anse de panier, boules aux angles, belle niche avec 3 « bulons » où était placée une vierge à l’enfant, dite du rosaire, car elle et son enfant portent chacun à la main un rosaire. Cette statue y a séjourné jusqu’en 2003. En bois polychrome, elle pourrait dater du 17ème.

fontaine-bodan

Les trois boules représentent les trois besants  (ancienne monnaie d’or) des armes des ROCHEFORT. (son eau guérissait les yeux).

Serait-ce la Vierge à l’enfant dite : du Rosaire ? Car, elle, et son enfant, porteraient, chacun à la main, un rosaire… Elle aurait logé dans la niche que l’on aperçoit au fond !

 Un lavoir existait à proximité.

A ce jour le tout disparait sous les arbres. Cet édifice se trouve sur un terrain privé !

           

Voir sur notre carte les fontaines et lavoirs répertoriés :

Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA, X

Frairie

VILLAGE de SAINT JEAN

VILLAGE d’artisans

Nous pouvons accéder au village de St Jean, soit par la route, soit par le Chemin Rochu, qui porte bien son nom, mais à pied seulement. Ce chemin était emprunté par les gens du village, mais aussi par les poissonniers, qui venaient de Billiers vendre leurs poissons à Questembert

Dans ce chemin, existaient des gargotes, ou maisonnettes faites de perches et avec sans doute du remplissage, (branchages, fougères et autres…) où étaient installés les indigents et des cordiers.

 (Sur le plan napoléonien, c’était le chemin de Noyal-Muzillac à Questembert).

Partant de Saint Jean, on arrive au Pont Plat. Des artisans de toutes catégories habitaient ce village, forgerons, cordiers, maçons, tisserands etc.…Différentes maisons nous remémorent les demeures des artisans, avec leurs linteaux gravés représentants les métiers.

Le Village d’en haut

Maison de 1611 avec une porte contre-hus, (ou porte à lucet peinte en bleu, cette porte s’ouvre en deux parties. Cette porte, ancêtre des portes fermières d’aujourd’hui a conservé tout son charme et son utilité. Il s’agit d’une petite porte située devant la porte entière et qui permet de laisser le bas fermé. Il n’y en a que deux recensées en Bretagne.

La maison du forgeron datant de 1741, où on peut encore voir gravé, sur le linteau, un fer à cheval, une pince, une enclume. Sur une autre maison, avec une porte plein cintre et un linteau sculpté d’un marteau.

Il y a quelques années, à proximité d’une maison qui a conservé sa fenêtre à meneaux, a été trouvé une hache en pierre, en « fibrolithe », très petite, datant du Moyen- Age. Il semblerait qu’elle provient d’un ancien emplacement de cimetière.

En direction du grand pont, le haut du village avait sa fontaine et son lavoir « fontaine et lavoir du Cogan ». Des puits et fours, nous font croire que le village avait un grand nombre d’habitants.

      La fontaine, le lavoir,  l’auge           

En descendant vers la rivière, le chemin noir, maintenant en plein champ, menait à une maladrerie ou dispensaire (hôpital pour lépreux contagieux ou ils étaient regroupés à l’époque des hospitaliers), nommé aussi madeleine. Ces vestiges étaient encore présents il y a quelques années, selon les anciens, dans un champ toujours nommé « l’hôpita », situé non loin de la rivière St Eloi, (les lépreux lavaient leurs plaies dans la rivière). Les dernières grosses pierres de taille de cet édifice ont été récupérées pour empierrer les chemins du bas du village, près de la chapelle, dans les années 1950.

Le village d’en bas 

Il avait aussi deux fontaines et lavoirs celui de la chapelle n’a pas été conservé l’autre,  la fontaine et lavoir du Pichon ».

Aux extrémités d’une longère, on peut voir, une tête sculptée, saint « jean », sa femme ayant disparu.

En bas du village en direction de Tire-Colet un puits et un four, les deux méritent une bonne restauration !

Un four et un puits en bordure de route avec une inscription sur l’auge en pierre près du puits, » Ollivier Guiquerro, né en 1794 et décédé en 1875. Une petite bâtisse contiguë au four, sert de cave, porte en accolade, de récupération, peut-être de la chapelle.

Le puits                                                                               Le four

Dans le village de HANLAY, se situant à proximité, se trouvait « une cour de justice ». Dans une cour fermée, dont on dit quelle disposerait de sous terrain de cachot, la justice y était rendue une fois par semaine. La sanction : relaxe, prison, ou la mort étaient aussitôt administrée.   Hélas, les bâtiments tombent en ruine…

retour sur la frairie de Saint Jean…

Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA