Tombée dans la rivière, qui coule à quelques mètres, elle fut restaurée sur l’initiative de Mr SIMONNOT. Arborant les 5 points en creux qui ornent son corps, elle défie à présent les éléments. (Bleiguen p 111)

Association du Patrimoine de Questembert
Association de bénévoles, « le Pavillon à Chapitre » a été remplacé par nos symboles : le châtaigner et les halles, des nouvelles couleurs.
Tombée dans la rivière, qui coule à quelques mètres, elle fut restaurée sur l’initiative de Mr SIMONNOT. Arborant les 5 points en creux qui ornent son corps, elle défie à présent les éléments. (Bleiguen p 111)

Élevée en 1898 et bénie le jour des Rameaux le 3 avril. Conçue par Mr MONNERAY (La vieille croix, apparente, se trouve à droite, elle ressemble à celle de la croix Gall). (Bleigeun p 111)

Taillée dans un bloc de granit, elle mesure 1m 50 environ. Elle porte une épée dont la garde est convexe et retombe vers la lame qui occupe la longueur du fût. Deux cassures lui ont été causées par un camion fou, il y a quelques années.
Un mémorial élevé à la gloire d’Alain le grand ?
Après un léger dégagement. Taillée dans un bloc de granit, elle mesure 1m50 environ. Elle porte une épée dont la garde est convexe et retombe vers la lame qui occupe la longueur du fût.Deux cassures lui ont été causée ,par un camion fou, il y a quelques années. Un mémorial éleva à la gloire d’Alain le Grand ? Après un léger dégagement

De la place de la Mairie, elle revient sur le site choisi. Le transfert a été réalisé le mardi 10 juillet 2018. La réalisation de cette croix a été commandée et payée par l’Association du Patrimoine, pour remplacer l’originale détruite, alors que Mr de KERANGAT était à la fois Président de cette Association et Maire de QUESTEMBERT. Il avait été convenu, à l’époque, qu’elle serait placée à l’endroit de l’ancienne, par la Municipalité. ce fut chose faite le 12 juillet 2018. Une plaque porte ces informations et relate succinctement l’événement de la bataille d’Alain le Grand sur notre Commune; Cette croix a été inaugurée le samedi 21 septembre 2019.Cérémonie demandée par l’Association du Patrimoine. Elle était située à l’endroit où Alain Le Grand tombant à genoux au pied du ruisseau de Kêr-en-Tal fit le vœu suivant : »il promet à Dieu, s’il lui accorde la victoire, de donner au pape à Rome le dime de ses biens ». Se sentant exaucé, Alain se relève tout ragaillardi et s’apprête à déclencher l’attaque suprême qui lui donnera la victoire. (Bleiguen p 6 à 10)


On pend la direction de Bocaran par la rue J.B de la Salle, arrivé à l’avenue des genets on va jusqu’à la ou les «croix de Kérojonc ».
Point 3 – Croix de Kerojonc (Ker aux Joncs) – 4 photos
Elevée en 1898 et bénie le jour des rameaux le 3 avril – Conçue par Mr MONNERAY (la vielle croix est apparente à droite, elle ressemble à celle de la croix-Gal) Bleiguen p 111
On revient sur nos pas et on prend l’avenue des genets en direction de Célac. On arrête à la « croix des Buttes »… croisement de l’avenue Rolland Garos (lycée)…
Point 23 – Croix des buttes – 4 photos
Sur le côté, l’écusson des Carné : d’or à de fasces de gueules. Devant la croix, de chaque côté : deux stèles gauloises. Il en existe 7 sur la commune de Questembert. Elles sont généralement taillées dans du granite des Landes de Lanvaux et sont de petite taille. Elles étaient placées près d’urnes funéraires.
La famille des CARNE, puissante famille Questembertois, seigneur de COHIGNAC dont la devise était : « Carné, bras d’acier, plutôt rompre que plier » Les armes se lisent « D’or à deux fasces de gueules » Cette famille possédait l’hôtel de Carné. Bâtiment acheté par la Commune et loué.
On descend au rond point, à gauche « une statue » on remonte la rue Joseph le Bris. « Un calvaire » sur la gauche
Point 24 – Calvaire rue J. le BRIX – 2 photos
Croix de mission de 1910 et 1929.
Et on continue, on va prendre à gauche la rue Alain Le Sage jusqu’à la place du Marchix et « sa croix ».
Point 36 – Croix du Marchix – 1 photo
Deux dates : 1823 ou 1843 et 1893 – Déplacée il y a quelques années en 1999, lors de l’aménagement du centre ville ! ? A-t-elle enfin trouvé sa place
On prend à droite jusqu’à la place de l’église et on prend la rue Le Mauf de Kergal, dans un jardin « une croix »
Point 70 – 2 photos
Et une croix retrouvée dans une propreté privée au cœur de la ville. Propriété autrefois d’une grand famille de Questembert, elle aurait été commandée et taillée par un artisan local dans une carrière de SULNIAC.
Mise à la vue de tous lors de l’abattement d’un mur, elle se trouve aujourd’hui cachée derrière une palissade ! :
On cherche la rue de la tannerie, regard sur « une ruelle »…puis rue des cuirs pour arriver sur la rue St Martin. « Le pavillon à Chapitret »
On va sur la droite et on fait un bout de chemin sur la rue Alain le Grand, en prenant le trottoir de gauche, on cherche entre deux maisons « une ruelle », qui conduit à des jardins. On la prend, au bout à gauche on « déboule » sur un parking récent, on traverse pour descendre « au lavoir St Martin, et sa croix ».
Point 37 – Calvaire du lavoir St Martin – 2 photos
Une première date : 1834 –
Dimanche 13 juillet 1886 : après vêpres, bénédiction de la nouvelle croix en granit de la fontaine St Martin laquelle remplace une vieille croix en bois. Belle cérémonie, procession, allocution, cantiques – au retour à l’église salut du T.S. Sacrement. (Archives Paroissiales).
On remonte, direction la ville, mais on prend le chemin balisé des popinettes, jusqu’aux jardins partagés. On prend à gauche pour revenir sur la ville ! A gauche la rue Cadoudal, jusqu’au bâtiment Alan Meur. On passe sous le porche, on passe devant la Mairie et on prend entre les petits bungalows pour arriver sur la rue du calvaire. A droite jusqu’au pied du château d’eau… « La croix de la rue du calvaire »
Point 39 – Calvaire de la route du Calvaire – 2 photos
La croix fut cassée, et réparée grossièrement !
On continue et on cherche sur la gauche le chemin qui conduits à la maison de retraite, on traverse pour arriver sur la route du village de Kervault, à droite jusqu’au « four à pain » rénové de l’ancien village.
On revient sur nos pas et on prend la route du bois joli, puis à gauche rue le brun Malard, jusqu’au croisement à droite une croix « la croix neuve »
Point – 16 Croix Neuve – 2 photos
Une date : 1883
Puis Bd Pasteur. Au feu, tout à gauche, sur une propriété privée « une croix»
Point 15 – Croix de Mission – Croisement du Bd St Pierre et Bd Pasteur- 5 photos
Sur un terrain privé : cette croix fut inaugurée pour la mission de 1946
On passe le feu, 1ére route à droite : rue Lamennais, square Chateaubriand, on suit à droite, dernière maison on trouve un chemin pour changer de lotissement. Toujours sur la gauche, on cherche une rue avec barrière et on change de lotissement, on cherche à rejoindre le parking de LDL. On traverse, puis on coupe la rocade on cherche la rue des magnolias. On a prend et on, va longer les palissades des maisons pour trouver un petit chemin « discret » pour arriver à Lenruit à la Boulangerie : là une croix défunte : « la croix de Lenruit ».
Point 57 – Croix de Lenruit Une photo de carte postale !
Démontée, elle n’a jamais été relevée !
On traverse et on prend « la voie verte » jusqu’à GITEM
A gauche : la station de traitement de Questembert, autrefois « la prise d’eau » !!! On va traverser le Maguéro… On retrouvera à notre gauche le petit chemin qui revient sur la zone commerciale, en traversant le Tohon pour arriver sur la rocade. On remonte à gauche, puis on longe l’établissement Men Bat pour chercher le chemin du vieux presbytère (prolongation de la voie verte) Le lavoir et sa fontaine. On remonte « la croix du vieux presbytère »
Point 68 – Croix du chemin du vieux presbytère – 3 photos
Et nous voici, bientôt, rendu à notre point de départ…
Alors : combien de croix : 11…de lavoirs 2 …de fontaines 2… et de Km : 9

On pend la direction de Bocaran par la rue J.B de la Salle, arrivé à l’avenue des genets on va jusqu’à la ou les «croix de Kérojonc ».
On revient sur nos pas et on prend l’avenue des genets en direction de Célac. On arrête à la « croix des Buttes »… croisement de l’avenue Rolland Garos (lycée)…On descend au rond point, à gauche « une statue » on remonte la rue Joseph le Bris. « Un calvaire » sur la gauche et on va prendre la rue Alain Le Sage jusqu’à la place du Marchix et « sa croix ». On prend à droite jusqu’à la place de l’église et on prend la rue Le Mauf de Kergal, dans un jardin « une croix » On cherche la rue de la tannerie, regard sur « une ruelle »…puis rue des cuirs pour arriver sur la rue St Martin. « Le pavillon à Chapitret »
On va sur la droite et on fait un bout de chemin sur la rue Alain le Grand, en prenant le trottoir de gauche, on cherche entre deux maisons « une ruelle », qui conduit à des jardins. On la prend, au bout à gauche on « déboule » sur un parking récent, on traverse pour descendre « au lavoir St Martin, et sa croix ».
On remonte, direction la ville, mais on prend le chemin balisé des popinettes, jusqu’aux jardins partagés. On prend à gauche pour revenir sur la ville ! A gauche la rue Cadoudal, jusqu’au bâtiment Alan Meur. On passe sous le porche, on passe devant la Mairie et on prend entre les petits bungalows pour arriver sur la rue du calvaire. A droite jusqu’au pied du château d’eau… « La croix de la rue du calvaire » On continue et on cherche sur la gauche le chemin qui conduits à la maison de retraite, on traverse pour arriver sur la route du village de Kervault, à droite jusqu’au « four à pain » rénové de l’ancien village.
On revient sur nos pas et on prend la route du bois joli, puis à gauche rue le brun Malard, jusqu’au croisement à droite une croix « la croix neuve » puis Bd Pasteur. Au feu, tout à gauche, sur une propriété privée « une croix» on passe le feu, 1ére route à droite : rue Lamennais, square Chateaubriand, on suit à droite, dernière maison on trouve un chemin pour changer de lotissement. Toujours sur la gauche, on cherche une rue avec barrière et on change de lotissement, on cherche à rejoindre le parking de LDL. On traverse, puis on coupe la rocade on cherche la rue des magnolias. On a prend et on, va longer les palissades des maisons pour trouver un petit chemin « discret » pour arriver à Lenruit à la Boulangerie : là une croix défunte : « la croix de Lenruit ». On traverse et on prend « la voie verte » jusqu’à GITEM
A gauche : la station de traitement de Questembert, autrefois « la prise d’eau » !!! On va traverser le Maguéro… On retrouvera à notre gauche le petit chemin qui revient sur la zone commerciale, en traversant le Tohon pour arriver sur la rocade. On remonte à gauche, puis on longe l’établissement Men Bat pour chercher le chemin du vieux presbytère (prolongation de la voie verte) Le lavoir et sa fontaine. On remonte « la croix du vieux presbytère » et nous voici, bientôt, rendu à notre point de départ…
Alors combien de croix 11 de lavoirs 2 de fontaines 2 et 9 km
Curieux ce village de Kervault, qui a été « envahi et colonisé » par des familles venant de Nozay en Loire Atlantique, canton de Blain !
Imaginez vous un peu : des vaches, des charrettes tirées par des chevaux ou des bœufs, les hommes femmes et enfants parcourant les quelques 70 km en deux jours ! Sur le chemin, ils avaient fait escale dans une ferme retenue par avance pour ravitailler et faire reposer la caravane. Comment appelait-on ces voyageurs de l’époque ??? Et pourquoi QUESTEMBERT. Ce n’était pas l’exode ! On nous dit que deux familles sont arrivées par ce moyen de transport, la troisième serait venue en train en gare de Questembert.!
On nous dit : une grande ferme appartenant à un dénommé Prosper LEROUX domicilié à Nozay, fut divisée en 3, pour y faire vivre leur famille. Le propriétaire : était-ce un noble, un bourgeois ? Aurait-il été contraint de vendre ses biens pour payer ses dettes de jeux ! Cette grande ferme, mal entretenue par le fermier, était en lande, il a fallu « extirper» les genets « la lande » ! Les ouvriers libres de l’époque de Questembert auraient-ils participé à ce travail ?
Les familles :
Familles : ROCHER, et deux familles DAVID : François et sa sœur épouse GENDRON, et ceci par acte notarié date du 30 janvier 1910. Cette dernière aurait cédé une partie de son patrimoine à la famille MENORET par acte notarié, rédigé à Questembert.
Difficile de remonter le temps….
Un premier four existait lorsque les trois familles sont arrivées. On vient de localiser et d’identifier son entrée, sans sa porte, intégrée dans le mur d’un bâtiment construit en 1914 paraît-il ! (Voir photo)
Le nouveau fut construit, probablement, à l’arrivée des « conquérants ». Alors, ce premier four : de quand daterait-il ? On sait que ces fours ont été construits, certains tout de suite après la révolution de 1789 !
Sur celui qui a été rénové récemment une date est inscrite sur une pierre : 1918
Pendant la dernière guerre il a fonctionné. Le boulanger du centre-ville M. FEUDUCHE venait y faire le pain, pour le village… En ville, il en faisait pour les locaux…
Ah, ce pain : blanc ? Non certainement pas ! Pour augmenter le rendement au moulin on laissait « les remoulages » quelquefois même le son l Alors : il était gris ! Noir : s’il était fait avec du blé noir (sarrasin) …et jaune : lorsque les Américains nous envoyèrent, par erreur, parait-il, du mais à la place de blé ! A l’époque, et pendant la guerre, on manquait de blé en France ! Il était même interdit d’en donner aux animaux !
Mais au village de Kervault, comme dans beaucoup de villages, il y avait de la farine blanche… Les agriculteurs étaient bien placés pour cela… Les meuniers des moulins de Cohignac, en Berric, Guénégo à Questembert étaient probablement sollicités, mais contrôlés, les célèbres « quotas » de farine existaient … Et la fraude suspectée…
Alors, cette construction : le four, accolé à un bâtiment servant de boulangerie et sur le coté : devinez quoi ? Des « soues » des cases à cochon ! Il y en avait 4, parait-il : pour les enfants des 4 familles … chacun son cochon !
La toiture a disparu, seul le mur d’enceinte est encore présent ! Curieux une porcherie à côté d’un four à pain ? Non, pour manger les restes, bien vu !
Dans le village : le puits et son auge pour abreuver les animaux,
Et un local commun, pour abriter le pressoir à pommes, parait-il !
Et puis, on a parlé d’une tour, qui aurait été démolie ! A quoi pouvait-elle servir ? Aucune information n’a été trouvée pour vérifier cela !
Le four :
Il a été restauré sous la responsabilité des services techniques de la Mairie et par l’équipe du chantier natures. Son inauguration officielle fut le 10 mai 2017.
Depuis cette date, sauf les deux dernières années, le four est remis en fonction pour une manifestation bien orchestrée dans le village, pour la « fête du pain » !
Les résidents : du Foyer Marie Balavenne, du Foyer logement et les habitants sont conviés à cette fête avec préparation de gâteaux, et cuisson du pain au feu de bois…
Le four est chauffé, 3 jours avant pour une première chauffe, puis sous la responsabilité du boulanger (en retraite) la cuisson ! Il paraît : on peut enfourner (ou on y fait 80 pains) et c’est le chef boulanger qui va diriger la manœuvre…
Le village et le four de Kervault

Vue générale avec les bases de l’ancien bâtiment (à cochons)


L’arrière du four… Sur le coté, en haut de la petite fenêtre, une pierre et la date : 1918

Cette magnifique porte, transformée en fenêtre par les résidents actuels, aurait-elle été construite par un notable qui aurait résidé là ?A ce jour nous n’avons aucune information à ce sujet !Sur le plan général on retrouve les premiers bâtiments, mais également, les bâtiments agricoles construits par les « conquérants » de ce territoire !


L’entrée du premier four intégrée dans le mur d’un bâtiment – Les restes du pressoir


Le puits …
Le puits et son auge pour abreuver les animaux
Rédaction : E. le RAY – Photos : D. MECHET

C’est l’histoire d’un Homme… et d’une équipe… Jean, fils de Jean Marie GUYOMARC’H, aujourd’hui disparu, qui a su transformer une petite affaire familiale de minoterie en groupe agro-alimentaire international diversifié, grâce à un évident génie de l’innovation, d’anticipation et à une profonde connaissance du milieu agricole.
Jean naît en 1923. Après des études en Belgique pour préparer les Arts et Métiers, Jean intègre l’enseignement des jésuites à Lyon et poursuit ses études à Paris à l’école française de Meunerie. L’enseignement dispensé lui permet de réfléchir à la diversification de la production, le rationnement de farine pendant les années de guerre empêchant sa production en grande quantité. Les conseils d’un de ses professeurs, orientent ses futures activités autour des céréales secondaires et de l’aliment pour le bétail. C’est ce qu’il met en pratique lorsque son père lui cède à sa retraite le moulin de Bilaire à Vannes.
Il va s’inspirer de ce qu’il voit en Amérique, Canada : des constructions en béton comme moyen de stockage de céréales, des « silos »… On en construit dans les grandes plaines céréalières et dans les ports pour leur commerce. Le premier construit en France sur le port de Dunkerque date de l’année 1923, et était d’une capacité de 15 000 tonnes ! On recevra, et y stockera, pendant la guerre : le blé américain, qui fait défaut en France !
En France, le front populaire, en 1936 crée l’O.N.I.B. Office Nationale Interprofessionnel du Blé qui deviendra plus tard l’ONIC Office Nationale des Céréales (O.N.I.C).
Cet office va définir un prix garanti des céréales, alors que ces derniers subissaient des variations très importantes. Si la récolte était bonne : les prix s’effondraient, si elle était mauvaise le cours, alors, s’envolait. Dans les deux cas, les agriculteurs céréaliers étaient exposés à des variations de revenus catastrophiques. L’ONIC va donc fixer des « prix garantis » et indexés, chaque année. Ce qui nécessitera un système de régulation très complexe pour régler le marché, en cas d’excédents, ou d’insuffisances !
Il faudra attendre les années 1990, pour que, dans le cadre du Marché Commun Agricole, ce prix garanti français par l’O.N.I.C soit supprimé. L’Europe, d’alors, va choisir que ce marché soit arbitré par celui des cours mondiaux… c’est la mondialisation du commerce…
Jean Marie, donc le père, aurait démarré son activité de meunier en 1924, au « moulin du Buzo », sur le ruisseau « le Liziec » qui traverse Vannes. Puis, entre les deux guerres, en 1929, il achète un terrain longeant la voie ferrée, dans la partie sud du lotissement du Poignant, créé par l’entreprise «la Boulonnaise ». Il y édifie une maison qui deviendra des bureaux et en 1941 un magasin à pommes de terre le long de la voie ferrée…
En 1940 Jean Marie avait acheté un second moulin à céréales à Bilaire produisant, entre autres des flocons d’avoine, aliment prisé pendant la guerre car son marché était libre ! Le blé, étant réquisitionné par les Allemands pour nourrir son armée !
En 1950 Jean Marie se retire et confie à ses deux enfants la gestion des moulins. Jean Marie se retire alors dans l’ancienne abbaye de Prière, à Billiers, pour y faire de l’élevage.
En 1952 Jean se marie et il choisit en héritage la location du moulin de Bilaire, sous le régime d’une SARL. Il recevra, en plus un camion et de l’argent de son beau-père. Son frère Yves s’occupera du moulin du Buzo (blé). Le marché du flocon d’avoine s’effondre, il faut trouver d’autres débouchés. Jean pense alors à l’aliment pour le bétail : porcs, bovins. Cette évolution est alors préconisée par l’INRA. Mais il pense à la volaille, des concurrents se sont lancés dans cette production. D’abord, il va valoriser ses flocons d’avoine comme aliment prédestiné pour les poussins. Une entreprise vient de s’installer à Bieuzy Lanvaux venant de Normandie. Puis, il commencera ses premiers mélanges…
S’inspirant des ouvrages du professeur LEROY il va élaborer ses propres « recettes », assisté de son frère Yves. Le poulet, alors, semble être un élevage de prédilection… Des lots de poussins sont engraissés un peu partout et par n’importe qui !
En 1953 -54 les céréales secondaires sont exploitées au Buzo. Il va alors transformer le site derrière la gare où il a son « hangar à pommes de terre » pour y construire sa première usine. Ce site est relié à la voie ferrée, sur lequel se trouve un bâtiment qui deviendra ses premiers bureaux …
La SARL fondée deux ans plus tôt devient alors la Société Anonyme : Jean GUYOMARC’H en 1954. Devant la baisse de consommation de pain, son frère Yves, cède alors son contingent de farine et rejoindra Jean deux années plus tard.
C’est, sur ce site qu’il va construire sa première usine dans les années 1959 – 1960. Il va y « fabriquer » de l’aliment dit « complet » pour les bovins, porcs, volailles… C’est une ration « unique » spécialisée par espèce et adaptée à leur âge et au stade physiologique : croissance, engraissement, gestation, lactation !
La voie ferrée, pour l’approvisionnement des céréales par train, le port de Vannes, pour les produits importés comme les différents tourteaux : soja, tournesol, colza et autres produits, sont des avantages importants.
En 1964 : l’usine fabrique alors 90 000 T d’aliments pour les animaux d’élevage… Une réussite sans précédent !
Et, à proximité : le site de Bilaire, servait d’abattoir de volailles, mais il sera détruit lors d’un incendie en 1959. Un nouvel abattoir sera construit à Vannes, route de St Anne sur le site de Kerluherne sous le nom de GALINA ! (la volaille étant une gallinacée)
Il s’ensuivra une série de plaintes déposées par les habitants du lotissement du Poignant, créé en 1927. En effet, les habitants se plaignent des odeurs, des bruits des camions qui livrent les marchandises pour l’usine, et les aliments pour les animaux !
Après de multiples procès, fin mars 1965, la cour de cassation ordonne la cessation d’activité, sans destruction de l’unité de fabrication.
La production d’aliments nécessaires va se faire sur d’autres sites comme : Brest, Vertou (Sud de Nantes), Louvigné-Du-Désert, Montargis, et non sur les environs directs de Vannes, comme escompté ! Ces sites travaillent alors sous « licence » GUYOMARC’H !
Le site du Poignant deviendra alors un lieu de fabrication de « prémix » (micro-produits, sans production de nuisance). Mais les silos construits resteront jusqu’en 2017… C’est la suppression d’une verrue qui va modifier fondamentalement le quartier.
Dans la même période, alors que Jean développe la fabrication d’aliments pour la production de volailles et, un peu de porc, son frère Yvon va créer et développer une activité commerciale à PARIS. Pour faire de l’aliment : il faut des céréales et des tourteaux, pour l’apport de protéines. En France : nous produisons des céréales : du blé, mais réservé à la meunerie, pour le pain d’abord, en exclusivité pendant la guerre et quelques années après.
Les agriculteurs, de retour de guerre, développent sa production pour devenir rapidement excédentaire ! Le blé, produit en quantité trop importante, est alors dénaturé pour être utilisé pour l’alimentation des animaux. Mais l’orge, « céréale secondaire » est destinée, elle, en totalité pour le bétail… » Le « gaboriau » (mot breton), pour les cochons avec les topinambours.
Un bureau de commerce est donc créé à Paris par Yvon qui va connaître un développement extraordinaire avec la fabrication d’aliments pour le bétail.
Il faut des commerciaux : des personnes qui vont faire le lien entre les céréaliers et les usines d’aliments pour le bétail. Ces mêmes personnes vont faire, bien vite aussi, le lien entre les producteurs de soja : les Américains d’abord puis les Brésiliens. Pour l’arachide : « la cacahuète » donnera l’huile et le résidu : son tourteau viendra des Pays d’Afrique proches de nous.
Il va falloir « importer » ! Ceci se fera par l’intermédiaire de grands groupes internationaux comme CARGIL !
Le bureau de Paris va assumer cette fonction. Ensuite, il faudra trouver des transporteurs : le train pour les céréales, les bateaux pour les tourteaux.
En France, on produit un tourteau : de colza ! Mais, ce dernier, va avoir une mauvaise presse. Dans les années 1957, on dénonce la présence d’un acide : « l’acide érucique », annoncé comme cancérigène ! Rapidement on ne peut plus le donner aux vaches… Il va falloir attendre plus de 50 ans avant de le réhabiliter… Il aura fallu créer de nouvelles variétés dites « colza double zéro », variétés exclusivement cultivées à ce jour. Entre temps, toutes les petites huileries en France vont disparaître.
On va voir ainsi se développer deux types de transport le train, nécessitant la voie ferrée, et les bateaux qui vont permettre, eux, de développer le port de LORIENT d’abord….
C’est donc par ce concours de circonstances « imprévues », que QUESTEMBERT sera choisi pour construire une usine qui va connaitre un développement exponentiel… Ce sera aussi, l’histoire de la rencontre de deux hommes… Jo et Jacques !
Là, le narrateur doit apporter quelques informations personnelles. Oui, j’ai connu ce capitaine d’industrie et travaillé avec son équipe dirigeante pendant les années 73 à 76 ! Oui j’ai bien connu les hommes dont je vais parler et qui sont à la base de ce qui va suivre.
Extrait du document « le silo Guyomarc’h » Découverte et Histoire d’une entreprise 2017
L’histoire de la volaille… la naissance de « Bétina »…
Ce sont les Etablissements « le MELINER », situés dans le Morbihan, qui lancent l’élevage de volailles en Bretagne. Dans les années 50, c’est un moyen pour les petits agriculteurs, de l’époque, et de notre région, d’augmenter leur revenu. On trouvera des petits abattoirs un peu partout, même à proximité de notre gare, à Questembert !
Suite à la faillite de cet établissement c’est le groupe UNICOPA qui reprend la suite, en 1964.
Sur les bords du Golfe du Morbihan, à MOUSTERIAN en SENE, Jean GUYOMAR’’H possède un élevage de 70 dindes reproductrices venant du Canada, d’Angleterre et de France. Il a le pressentiment que la dinde va connaitre le même formidable essor que le poulet.
Jean GUYOMARC’H et son équipe, voyagent beaucoup… Aux Etats Unis ils sont étonnés et interpellés par deux choses :
L’équipe de recherche, animée par les vétérinaires du groupe, va se focaliser sur cette production ! Pour eux : ils ont un slogan « la volaille : on en consomme partout dans le monde … Le porc : non c’est nettement moins intéressant » ! Et vous devinez pourquoi ?
Ayant leur propre station de recherche, ils vont créer leur propre souche ! En croisant des dindes américaines, en tenant compte du savoir de la génétique anglaise. Au bout de 3 ans ils vont créer une dinde noire appelée « le Noir de France » qui constituera la lignée male.
Pour la lignée femelle ils vont utiliser une dinde blanche américaine la Blanche de BELSTILLE. Le dindonneau issu de ce fameux couple sera le premier d’une lignée de gallinacés européens, promis à un précieux avenir et baptisé « BETINA » par Jean GUYOMARC’H.
En 1957, l’élevage déménage à Ker Patern en VANNES. Le 27 août sera créé « le centre d’amélioration et d’élevage de dindes ». Deux ans après, pour l’élevage de futurs reproducteurs, BETINA exploite 13 000 dindes : 5 000 à Ker Patern et 8 000 à Theix.
Bien vite, il faut faire appel à la collaboration d’élevages extérieurs. Ils sont de deux types : les éleveurs « sélectionneurs » qui ont les souches grands parentales et les éleveurs multiplicateurs qui vont produire l’œuf à couver.
La vente de dindonneau explose : en 1959 : 85 000, l’année suivante : 150 000, en 1962 : 400 000 ! Il va falloir créer une filière.
Un certain Louis MAHE possède un abattoir à Malansac. Il vient d’innover en vendant dans les grandes surfaces de la viande en caissette. En 1962 Jean GUYOMARC’H rachète l’abattoir. A la tête de ce nouvel abattoir, il met Jacques HERVIEUX, ancien de chez LE MELINER qui vient d’être repris. Rapidement, il supprime les activités bœufs et moutons pour ne faire que du porc car sa production se développe beaucoup dans la région.
En 1963, cette ancienne société se transforme en S.A. des Abattoirs de BELLEVUE.
Une rencontre de colère
1963 : Jo BRIEND, qui vient de s’installer à Pleucadeuc, conduit un groupe d’éleveurs manifestants devant l’abattoir de porcs de Malansac, en pleine crise porcine. Un gendarme est blessé à la tête (dans le coma), par un jet de pierre d’un ouvrier. Le lendemain : Jo BRIEND est convoqué par le colonel de la gendarmerie de Vannes en présence du directeur de l’abattoir qui est : M. Jacques HERVIEUX ! Une rencontre, fortuite, un peu particulière !
1964 : une année révolutionnaire.
Les dindes « repro » sont vendues à OLIDA pour faire de la galantine. Ce dernier décide de cesser cette activité à terme car le marché de la galantine régresse.
BETINA doit trouver une solution pour vendre ses dindes reproductrices. C’est aux Etats Unis que le groupe va trouver une solution. La dinde se consomme toute l’année sous forme de rôtis. Ils sont bon marché et sont vendus congelés
Pas question de faire de même, en France il faut de la viande fraîche ! Jean GUYOMAR’’H suggère alors de faire de la découpe de dinde à l’abattoir de Malansac. Il va donc recycler les dindes de réforme de cette façon.
Oui, mais la viande est dure, il faut une viande tendre… Pour cela, l’équipe de généticiens du groupe, va créer alors un dindonneau uniquement pour la découpe. Ils utiliseront une nouvelle souche, ils « la manipulent » ce qui donnera naissance au dindonneau : BETIBOUL !
Pour produire des œufs toute l’année, il suffit de mettre les reproducteurs dans un bâtiment fermé et de jouer sur la lumière. On fabrique ainsi artificiellement les saisons ! Les dindonneaux naissent alors toute l’année.
Des élevages sont créés partout en France pour subvenir au besoin. En 1973 le couvoir d’Elven voit le jour d’une capacité de 220 000 œufs par semaine !
L’abattoir de MALANSAC se spécialise dans la fabrication de rôtis de Dindonneau, les porcs étant dirigés vers celui de la GACILLY.
Mais quel nom donné à cette nouvelle présentation de viande ?
Un soir, les cadres reviennent à la maison avec chacun un rôti de dindonneau. Ils ont pour mission de demander à leur épouse de le cuisiner et de lui trouver un nom ! C’est l’épouse de Jean GUYOMARC’H qui devant ce beau rôti bien rond, pense à son jardinier qui ayant un ventre proéminent avait été baptisé « dodu », le nom de « père dodu » sera retenu pour le célèbre rôti de dindonneau « Père Dodu » et son petit bonhomme qui l’accompagnera !
Mais revenons aux hommes…
Les deux hommes se rencontreront régulièrement. Par la suite, Jo se rapproche du Conseil Municipal de Pleucadeuc. L’ambition de l’homme était de développer sa commune !
Entre temps, Jacques avait transformé l’abattoir de porcs, de Malansac, en abattoir de dindes et, à lui seul, détenait 25 % du marché français. Le groupe Guyomarc’h lui confie alors le développement du marché des produits de dindes en trouvant un nouveau site pour y construire un nouvel abattoir.
De son côté, aux élections municipales de 1965, Jo présente une liste. Trois personnes de sa liste seront élues. En 1971, il récidivera et prendra la Mairie. Entre les deux mandats, Jo s’est manifesté en développant des initiatives pour sa commune : le service d’eau, entre autres, grâce à une rencontre fortuite !
Dès son élection, il engage le remembrement et fait une réserve foncière de 18 hectares près du bourg. Il y fera une station d’épuration avec l’idée d’accueillir des entreprises : il veut développer sa commune pour le bien de ses habitants !
Le hasard fait, qu’un jour, les deux protagonistes se croisent sur le bord d’une route. Jacques, vient de prospecter le nord du département pour trouver un nouveau site d’implantation d’usine. Jo, tout de suite saisit la balle au bond.
Malheureusement, en 1973, la crise pétrolière éclate et remet tout en cause… Le groupe Guyomarc’h abandonne, momentanément, le projet.
Les deux hommes ne resteront pas sur un échec, ils vont créer une petite unité de transformation de « bardes » de porcs pour envelopper les rôtis de dindonneaux : la CAP en 1975, avec une partie du capital apporté par les citoyens de la Commune !
Ce sera le début d’une longue histoire pour la suite du développement de la Commune !
La S.D.B… (Société de Découpe de Dindes) verra le jour en 1978 avec un financement commun par le groupe Guyomarc’h et les habitants de Pleucadeuc.
Les deux hommes ont participé au développement d’une nouvelle production de viande de volailles, très implantée sur le sud du Département : La dinde !
Dans le même laps de temps la volaille traditionnelle (le poulet), était prise en charge par la société « Galina » dans toute la Bretagne !
Mais pourquoi une nouvelle usine d’aliment à QUESTEMBERT ?
Extrait des documents « Le chemin des Meuniers » – 2002 et « Jo Briend – Aide toi le ciel t’aidera » – 2014 et Histoire du groupe SAGAL GUYOMARC’H 1952 – 1995 !
Pierre Doux, démarre dans les années 1930, un négoce de volailles. En 1955, il ouvre à Port LAUNAY, dans le Finistère, son premier abattoir, pas très loin de Brest : un port Breton. Des paysans bretons, exploitants de trop petites surfaces, vont développer l’élevage de volailles « hors sol ». Ils font construire des bâtiments spécifiques pour élever les poulets : on les baptisera « Aviculteurs » !
Doux s’associe à l’Institut de Sélection de la volaille: l’I.S.A., en Bretagne, pour sélectionner les meilleures souches.
D’un voyage aux Etats Unis, Charles DOUX, ramène les premières machines à congeler. Il va initier la vente de volailles congelées destinées au Moyen Orient.
En France, si les productions de blé, de céréales, étaient insuffisantes pendant la guerre et quelques années après, elles deviennent rapidement excédentaires dans les années 55 à 60. Ce marché des céréales est encadré, depuis 1936, géré et protégé par l O.N.I.C. (Office Nationale Interprofessionnel des Céréales). Chaque année, le prix est fixé, et en plus garanti, seuls peuvent acheter les organismes stockeurs. Le transport du blé se fait avec un « acquis », un « bon » de transport limité dans le temps et dans l’espace !
En 1975 : Pierre DOUX cède son affaire à son fils Jean Charles, qui développera l’œuvre de son père ! C’est un homme « dur en affaire » avec les yeux tournés sur le monde extérieur…
Et, bien vite, en France, on a trop de céréales : il faut exporter ! Mais le prix sur le marché mondial est bien inférieur… On va, dans un premier temps « dénaturer du blé». Le blé, déclaré en excédent, est traité, on le dit « dénaturé » avec de la farine de poisson, ou des oxydes de fer) pour le rendre impropre à faire du pain (couleur ou odeur). On voit alors les paysans retourner à leur organisme stockeur chercher du blé « dénaturé» peu cher, pour le donner à leurs volailles, un comble !
Et, en France, on a toujours beaucoup d’imagination, on va créer « les restitutions » !!! On va donner de l’argent à quiconque utilisera des céréales pour les transformer, à condition que le produit obtenu soit consommé hors France…
Deux groupes vont s’approprier ce marché en Bretagne : les Ets TILLY dans le Finistère et le groupe DOUX également… Ce dernier, va donc vendre du poulet congelé à : l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats Arabes Unis. Des pays où il n’y a pas d’interdit religieux ! Un marché colossal pour qui sait l’embrasser !
Brest sera le port d’embarquement, il n’y a pas de limite, le marché est là, pour la production Bretonne.
C’est probablement à cette époque que DOUX arrive en Vendée et rachète l’abattoir de Chantonnay et une usine d’aliment situé à l’Oie. Le port de La Palice, à la Rochelle, sera le lieu d’embarquement de la volaille congelée, à coup de Restitution (de primes)!
Patatras, en 1990 réorganisation complète de la PAC : suppression des prix garantis, les prix alors suivent les cours mondiaux. Pour compenser, des aides (primes), seront accordées directement aux agriculteurs en fonction de chaque culture et de leurs surfaces.
En 1991, « il s’est dit », que pour donner du grain à moudre à (son ou ses) enfants, Charles Doux rachète la marque : « Père Dodu » et les sites de production Galina, mis en vente par les banquiers du groupe Guyomarc’h. Père Dodu est à notre porte : Malansac, Pleucadeuc, et d’autres ateliers ailleurs. En 98 : la SOPRAT à La Vraie Croix toujours appartenant au groupe GUYOMARC’H, tombe dans l’escarcelle du groupe..
Mais la politique évolue de par l’évolution de l’Europe. C’est d’abord par l’agriculture que cela a commencé avec l’ouverture des marchés au monde : c’est le libre échange. Cela va se faire au détriment de l’organisation des règles françaises.
Les « restitutions » ces primes à l’exportation vont être supprimées progressivement, ce qui perturbe considérablement l’activité de DOUX, ceci suite aux accords du GATT en 1994 !
Alors le groupe DOUX achète, fort cher, une société au Brésil « Frangosul » en s’endettant fortement. Malheureusement, les résultats ne suivent pas. Ne pouvant revendre, il cède la filière en location gérance à un groupe brésilien, sans pouvoir éponger ses dettes !
En 2004, la grippe aviaire fait effondrer le marché mondial de la volaille, plusieurs années de suite. Le groupe perd des marchés successivement, les pertes sont considérables.
2008 : flambée des cours du pétrole et des céréales, le déficit s’accroit, il faut réorganiser. La fermeture d’usines commence en France dans le Morbihan.
Bien que, depuis le Brésil, l’exportation vers les pays arabes, et même la Chine se porte bien grâce aux aides de l’Europe, cela ne suffit pas.
Le 24 mai 2012, Jean Charles DOUX devient directeur général pour négocier la crise. En juin, le groupe est mis en redressement judiciaire. Deux mois plus tard, on annonce la suppression de son pôle frais, «Père Dodu» va disparaître pour se concentrer sur l’export…
En juillet 2013, Bruxelles supprime les aides à l’exportation des produits congelés, qui étaient accordées auparavant : coup dur pour la filière à nouveau ce qui diminue considérablement la rentabilité.
Un expert en gestion prend la suite de la réorganisation générale…
2013 : reprise d’une bonne partie du capital par un nouvel actionnaire qui devient majoritaire, mais c’est aussi la fermeture de Pleucadeuc, Malansac a été fermé bien avant.
Les résultats sont au rendez-vous, mais cela ne va pas durer…Le groupe est placé en liquidation judiciaire en mars 2018.
Le 19 mai 2018, le verdict tombe : les biens sont partagés entre trois repreneurs.
L’abattoir à Chantonnay est sacrifié. Les activités annexes sont conservées par le groupe LDC qui doit proposer des emplois aux licenciés.
Le siège de Châteaulin ferme mais les repreneurs, dont TERRENA, devront proposer des emplois aux licenciés également.
LDC – hérite de la marque « DOUX » dans le reste du monde pour les produits élaborés exports. Un nouvel abattoir sera construit à Châteaulin pour le marché de l’industrie et de la restauration. Marché en plein développement alimenté par des importations. LDC s’engage à conquérir ce nouveau marché !
Le Saoudien Al-Munagen garde l’activité Export rebaptisée « France Poultry », réduisant l’activité, mais gardant Châteaulin (Port Launay).
Les trois repreneurs s’engageant à reprendre 920 des 1 187 salariés en 2018.
L’acte de décès est signé !
N.B. En juillet 2020, la société a été condamnée par la cour administrative d’appel de Nantes à rembourser 80 millions d’Euros de subventions européennes perçues de 2010 à 2013 et à payer une amende de 2 millions d’euros. Ces subventions constituaient une aide à l’exportation de poulets congelés, mais ceux-ci comportaient une teneur en eau supérieure aux normes européennes ce qui leur interdisait l’accès aux subventions en question.
A, venir :
La Centrale d’achat parisienne
L’Usine de Questembert : ce que pourrait être son histoire…
La déconfiture du groupe…
La déconstruction de l’usine de Questembert !