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Les Arbres remarquables

Sommaire

  • L’if de la Chapelle Saint Michel
  • Le Chêne de Pauley : 250 ans
  • le chêne aux Oripeaux

L’if de la Chapelle Saint Michel

La chapelle Saint-Michel a été construite  dans l’enceinte du cimetière de Questembert sous le règne de Duc de Bretagne François 1er, à l’endroit où St Vincent Ferrier avait prêché le 3 mars 1418.

On remarque devant un beau portail, la tombe du Père Mulot, un missionnaire dont la réputation ne cessa de grandir après sa mort en 1749, si bien qu’on  attribua des vertus miraculeuses à sa tombe ornée de têtes de morts et de larmes.

Mais un arbre s’impose au regard. C’est un if qui, comme le veut la tradition, fut planté à la fondation du monument. Il aurait donc près de six siècles. A le voir, à détailler les circonvolutions du tronc, ses exubérances tentaculaires, et ses cicatrices chenues, on ne peut douter d’un si grand âge.

Quelques chiffres : Hauteur plus de 10 m, circonférence : 7 mètres, diamètre e la houppe au sol : 15 m.

Pour expliquer les vertus d’éternité que les anciens attribuaient à l’if, peut-être faut-il se représenter que cet arbre était, au temps de Vénètes, le seul de Bretagne qui restait vert toute l’année. A cette époque : ni pin, ni sapin, ni cyprès, ni laurier n’existait dans notre région.

Cette caractéristique, associée à sa très longue longévité, faisaient de l’if l’arbre magique par excellence, tout désigné pour voisiner avec les lieux de culte et les sépultures.

Toujours sur la commune notre commune, nous trouvons un chêne intéressant, au lieu-dit « Paulay ».

Le chêne du village de Paulay :

Hauteur : 18 à 20 m, circonférence : 5,50 m, diamètre de la houppe : 20 m, âge : 250 à 300 ans

Le Chêne de Pauley

250 ans

Un arbre particulier : le chêne aux oripeaux

Pour se débarrasser des maladies, une façon de faire très répandues consiste à les attacher à un arbre en liant à son tronc ou à ses branches les objets sur lesquels elles ont été reportées. Ainsi, près de Questembert, se trouve le «le chêne aux oripeaux » qui voit périodiquement la venue de personnes affligées de dermatoses- eczéma, psoriasis notamment- , ais aussi de maux de tête.
Au dépôt de vêtements se mêle de petits sachets de terre qui renferment des objets en rapport avec le souhait à réaliser. C’est ainsi que l’on peut trouver des mégots de cigarettes pour arrêter de fumer, des emballages de médicaments pour accroitre leur efficacité… Si cette façon de faire s’observe parfois lorsque le lieu de dévotion est une tombe, comme celle de Mme de COETLOGON à Rennes, elle est en revanche rare quant il s’agit d’un arbre.
Si l’existence du site est mentionnée au début de XX siècle la présence au sol de vêtements apportés récemment aux cotés d’autres plus anciens, témoigne d’une fréquentation toujours d’actualité. Les abords furent nettoyés en avril 2021. En fait : le premier chêne  étant mort, c’est un autre, en bordure du bosquet, qui a pris « la relève »!  – La vierge a suivi…

le merisier du pont Digo

Voir sur notre carte les arbres remarquables répertoriés :

Monuments

Église St Martin de Vertou

            L’église Saint Pierre a été construite sur les ruines d’une ancienne construction, dédiée à l’église Saint Martin de Vertou, Saint Pierre en étant le protecteur secondaire.

            L’église Saint Martin de Vertou datait d’avant 1497 (une pierre encastrée dans le mur d’enceinte au sud du cœur porte gravée en caractères gothiques le nom de J COETMOUR, recteur de Questembert  de 1497 à 1515).

Un dessin de l’église St MARTIN de VERTOU

            Au milieu du pignon ouest s’ouvrait le portail principal, qu’on surmonta en 1847, d’une tribune, on y accédait par un escalier en pierre. Au Sud, une porte nommée la porte des hommes ou porte des gueux, son ouverture faisait  face à la chaire à prêcher adossée au mur nord. Une autre porte était réservée aux femmes et aux enfants.

            L’église Saint Martin comportait deux nefs, la nef principale dite du Saint Sacrement et l’autre du  Rosaire.

            A l’intérieur aussi, on trouvait, dans le transept Nord : l’autel Ste Anne, l’autel de la Vraie Croix, la chapelle du château d’EREC,  et la sacristie. Dans le transept Sud se trouvait la chapelle de Notre Dame de la pitié.

                       La chapelle Saint Julien faisant suite à la chapelle St jean, était séparée de la nef par un balustre. On transféra en 1655, dans la chapelle Saint Jean, les fonds baptismaux (la coutume  était d’usage d’inhumer les enfants sous les fonds baptismaux). Ce baptistère se trouve actuellement dans la cour du presbytère.

Le baptistère, et les deux poids de l’ancienne horloge

            Avec des parties maintes fois restaurées et ajoutées, les dates  de 1640 et 1777 en témoignent.

          Cet ensemble sculpté en granit, probablement du XVe siècle, est une ancienne cuve baptismale avec sa piscine déversoir.

          Il porte les marques d’un ancien couvercle qui devait préserver la pureté de l’eau bénite, et éviter les vols. La petite piscine déversoir latérale permettait de verser l’eau sur le front du baptisé sans souiller la réserve d’eau pure.

          Ces fonts baptismaux adoptent la forme de l’octogone, classique pour un baptistère.

          Cette figure géométrique, qui allie le carré et le cercle, représente l’alliance de la terre (le carré) et du ciel (le cercle) pour signifier que le baptisé, créature terrestre, devient, par le baptême, enfant de Dieu. Dans la Tradition chrétienne, le chiffre 8 évoque la création nouvelle réalisée par la résurrection du Christ au matin du dimanche de Pâques (8e jour).

          Le clocher était à l’intersection de la nef principale et du transept, supporté par quatre piliers renforcés, celui du sud-est, était flanqué d’une tourelle renfermant l’escalier qui menait au beffroi.

          Sur un croquis conservé au presbytère, on remarque au sud-est de l’édifice, une tourelle avec un toit en poivrière.

          Plusieurs cimetières entouraient l’église, dont le plus important au nord, renfermait le reliquaire qui a donné son nom à la rue voisine, au sud : le petit cimetière. Le parvis ouest semble avoir été occupé par un autre petit cimetière. Et au Sud aussi un autre cimetière.  Ce qui n’empêchait pas d’enterrer les morts dans l’église !

          Un hangar abritait la chaux et autres matériaux.

          Des noyers y poussaient, on vendait ses fruits au profit de la fabrique.

un exemple d’enfeu
Sur un acte de 1598, est notée la présence d’un enfeu des LE BEL et des BELLUNO

          Le beffroi possédait aussi une horloge, le cadran est toujours entreposé dans les placards de l’église, les poids sont maintenant mis en valeur dans la cour du presbytère. (Voir photo du baptistère)

          Notre vieille église, lasse sans doute d’avoir abrité tant de défunts, étant elle-même, marquée par la mort, allait succomber sous le poids des ans.

          En 1860, l’église menaçant de ruine, une reconstruction s’impose. Le curé GOMBAUD  est chargé par le conseil de fabrique de s’en occuper.

          L’église St PIERRE sera ouverte pour les offices en cours d’année 1986. Mais, c’est le 21 avril 1987 que Mgr BECEL viendra bénir les cloches avant de les monter dans le Beffroi : trois nouvelles et une de l’ancienne église.

Monuments

Église Saint Pierre

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SON HISTOIRE…. Tirée du document ci dessus !

Le clocher, c’est un peu l’identité d’une ville, d’un village. Revenant de voyage, nous savons que nous sommes arrivés dès qu’on l’aperçoit dans le lointain et, sous sa flèche tutélaire nous nous sentons chez nous avec cette impression de sécurité que procurent le phare pour les marins, le nid pour les oiseaux.

Notre clocher fêta son centenaire, c’est-à-dire celui de sa bénédiction le 21 avril 1997. Cette tour a été ardemment désirée par beaucoup, haïe par certains et combattue par l’administration de l’époque. Trente-cinq ans avant, il en avait été de même, sous un régime différent, pour bâtir l’église dont le clocher est l’achèvement et la partie intégrante. A cette occasion je me permets de retracer de 1854 à 1897 les événements qui ont permis et justifié notre église telle qu’elle est aujourd’hui.

 L’ancienne église.

Le répertoire archéologique du Morbihan nous dit : « Église de Questembert, du moyen âge et dédiée à Saint Martin de Vertou, abbé. » Ceci est bien vague, quand on sait que le moyen-âge a duré 1 000 ans, de la chute de l’empire romain en 475 à la prise de Constantinople en 1453. D’après les croquis qui restent concernant cet édifice, nous savons qu’elle mesurait environ 30 mètres de long sur 12 mètres de large soit pratiquement deux fois moins grande que l’église actuelle, constituée de deux nefs intérieures, celle du maître autel et celle du Rosaire. Tel était son schéma en 1863, mais au cours des siècles elle avait subi de nombreuses restaurations car sa maçonnerie était de qualité médiocre. Les XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles lui avaient redonné une certaine jeunesse, et même une quasi reconstruction en 1650, entourée du cimetière dont en 1863 il restait celui du nord à la place actuelle du Reliquaire et un petit au sud.

La Révolution l’avait laissée dans un état de délabrement invraisemblable. Le clocher était tombé après l’enlèvement des cloches, les nefs avaient servi de magasin à fourrage où on emmagasinait entre autres le foin et les grains des terres des émigrés, et autres produits. Les vitraux avaient été démolis pour récupérer le plomb, bref, on ne pouvait même plus s’en servir pour les élections qui avaient lieu sous les halles ou à Saint-Michel, Après le Concordat en 1 802 une restauration lui avait permis de retrouver un fonctionnement normal sans plus. Monsieur GABRIEL  revenu d’exil s’en contente de même que Monsieur Le BORGNE qui lui succède.

Monsieur  le curé GOMBAUD était un homme exceptionnel qui se révèle, dès son arrivée en 1845, un grand bâtisseur. Ses préoccupations sont, en fonction de ses grandes aptitudes : Construire ou aménager des écoles : au Marchix, l’école communale des garçons, au couvent, l’école des filles et l’hospice, la buanderie du lavoir du presbytère, le tout payé de ses deniers !

I1 faut construire du neuf.

A peine sorti de ces constructions, Mr le curé  GOMBAUD  se penche sur le problème de l’église paroissiale et fait, au Conseil de Fabrique, le 29 janvier 1854 la déclaration suivante: « Considérant que notre église dont plusieurs parties menacent ruine, est loin de pouvoir contenir les fidèles de la paroisse qui renferme une population de près de 4000 habitants, tous catholiques ; considérant qu’à l’heure des offices divins une partie des fidèles se presse tumultueusement dans l’intérieur du temple, et l’autre qui ne peut y pénétrer demeure à l’extérieur exposée aux injures de l’air, indifférente aux mystères qui se célèbrent et aux instructions qu’elle ne peut entendre. Considérant le nombre effrayant des enfants mort-nés constaté sur les registres de décès et qui pour l’année 1853 seulement s’élève à 13, nombre qui ne se trouve proportionnellement dans aucune des paroisses environnantes et qu’on ne saurait attribuer au moins en partie au malaise des mères pressées pendant l’office et comme suffoquées au milieu d’une foule compacte, que plusieurs personnes tombent malades, surtout pendant les chaleurs de l’été. Considérant combien cette situation est inconvenante, déplorable et dangereuse, combien elle afflige le pasteur à qui Dieu a confié le troupeau, combien les fidèles en gémissent eux-mêmes reconnaît et décide d’agrandir l’église paroissiale … « 

Le frein de l‘administration.

Monsieur le curé GOMBAUD utilise tous les arguments dont il peut disposer, mais le Conseil de Fabrique ne peut financer à lui seul un tel projet. On est sous le régime du Concordat et l’État qui paye les prêtres et contrôle la Fabrique doit aussi participer à l’immobilier. L’administration a toujours pris son temps avant de prendre des décisions et les choses en restent là.

Six ans plus tard le 7 octobre 1860, le Conseil de Fabrique reprenant les mêmes arguments en rajoute un peu : « Considérant que la population va toujours en augmentant et qu’elle va s’accroître encore davantage par l’établissement des chemins de fer, considérant la mauvaise disposition de l’église actuelle, reconnaît et décide la nécessité urgente de bâtir une nouvelle église paroissiale, assez spacieuse et assez élevée pour remédier aux graves inconvénients ci-dessus énoncés … »

Dans la foulée, le Conseil présente un projet d’église dont le devis s’élève à 111 683 francs. La Fabrique pourra réunir au maximum 82 292 francs. Le Conseil demande donc à monsieur le Ministre des cultes de lui fournir la différence. Nous sommes, à Questembert comme à Paris, comme dans toute la France, dans l’ère des grandes transformations. La ville qui jusqu’alors restait identique à ce qu’elle était au siècle précédent, vient en une dizaine d’années d’acquérir et aménager la Mairie au Marchix, construire l’école communale des garçons, le couvent avec l’école des filles et la chapelle attenante, la rue Alain le Grand actuelle que dans ma jeunesse on appelait encore la « rue neuve ». Ce quartier quin’existait pas a donné à notre cité une allure nouvelle avec ses beaux immeubles. Le chemin de fer qui sera inauguré en 1861 est en construction et utilise une main d’œuvre considérable. Alors que précédemment on allait à Noyal par le Pont-plat et à Berric par la rue de la Laine et le Moulin glau, des routes nouvelles sont établies telles qu’aujourd’hui.

Ce projet d’église a de l’allure, une petite cathédrale avec deux tours. Peut-être ce projet était-il critiquable, il avait surtout l’inconvénient d’être beau et d’avoir été conçu par un architecte de talent, monsieur Le RAY de Redon. Sans doute une certaine jalousie irrite les décideurs. Le même projet présenté par un Vannetais bien connu de la commission départementale eût été certainement accepté avec enthousiasme. Le projet est refusé par la commission. Modifié dans certaines parties critiquées, il est représenté et, le 15 juillet 1861, rejeté définitivement comme trop ambitieux, et peu sûr, par la dite commission, qui invite le maire à prendre un autre architecte.

Alors on répare !

   Nous sommes au 1er septembre 1861, et grande est la déception du curé de Questembert, du Conseil de Fabrique et de toute la population. Croyant bien faire, le Conseil de Fabrique décide de construire une église avec le concours de l’architecte diocésain et demande l’autorisation, si cela tarde trop, à commencer aussitôt les réparations et les agrandissements nécessaires.       Gêné par les difficultés qu’il a à faire approuver son plan, monsieur le curé GOMBAUD se décide donc à réparer et agrandir sans plan d’ensemble en consultant l’un et l’autre au fur et à mesure que les travaux: avancent. Notre église n’est donc pas une église neuve, mais l’agrandissement de l’ancienne à partir de l’angle sud-est qui reste en place. Monsieur GOMBAUD n’était pas trop gêné pour le financement de l’ouvrage. Un de ses confrères venait de lui léguer personnellement une somme importante, destiné à l’œuvre de son choix.

   Il faut quand même le temps nécessaire à la préparation de ce chantier et le 20 mars 1863 on annonçait au prône des messes dominicales que tous les gens de bonne volonté étaient invités à venir enlever la terre du cimetière. Le 21 avril le toit du fond de l’église était démonté. Monsieur GOMBAUD avait imaginé de commencer la construction tout en conservant l’église partiellement. Les cérémonies pourraient donc continuer sans déménagement. C’était compter sans les bruits du chantier, la poussière et les intempéries et dès le 3 mai les offices sont célébrés à la chapelle des sœurs (couvent) et à Saint Michel. Au fur et à mesure de la démolition de la vieille église, les matériaux récupérés sont réutilisés ou vendus. Une fondation est constituée pour qu’une messe soit célébrée tous les mois aux intentions des bienfaiteurs de la nouvelle église.

Les premiers travaux.

Le 17 mai a lieu la bénédiction et la pose de la première pierre. Grande cérémonie où Monsieur le curé  GOMBAUD pose dans le sol, à l’emplacement du maître-autel actuel, une pierre où se trouvent scellées, une médaille de Marie immaculée, une autre à l’effigie du pape Pie IX et une pièce de monnaie à l’effigie de l’Empereur, en présence d’une foule de paroissiens, des prêtres de la paroisse, du maire, Monsieur Le FRANC et son conseil municipal, des membres de la Fabrique et de monsieur Jean FOLLIARD de TRESSIN dans le Nord, constructeur de l’église.

Régulièrement par la suite, on annonce aux prônes du dimanche, des charrois de sable, de pierre, de chaux. Les pierres et le sable sont pris aux carrières de Henlay, du Calvaire, du Godrého, Plestregouët, Cléherlan, La Hélay, Serguin, du Chemin de Fer (?), et à celle de « Jean des Pommes ». (J’ignore où pouvait se trouver cette carrière)

4ÉÉ

L’église que nous aurions pu avoir

Monsieur le curé GOMBAUD  n’exige rien, mais il sollicite la générosité de ses paroissiens. Trois journées de travail de la part de tous les hommes, pour les charrois, le nettoyage, creuser les fondations. Ces corvées sont organisées par quartier. Toute la paroisse est à pied d’œuvre et quand vers la fin des travaux les trois journées ont été épuisées, ce sont d’autres journées qui sont généreusement accordées à cette construction.

Le mercredi 7 septembre 1864, Mgr DUBREUIL  vient en visite privée se rendre compte de l’avancement des travaux. Il constate qu’une partie de l’ancienne église prend un angle de la nouvelle. C’est la partie intérieure de l’actuelle chapelle de semaine. Certes, l’organisation laisse parfois à désirer et en avril 1865 les travaux sont arrêtés quelques jours car les déblais sur place sont si importants que les terrassiers ne peuvent poursuivre le creusement des fondations.

Ouverture au culte.

Enfin dès le début de 1866, les travaux étant bien avancés, le bâtiment hors d’eau, les paroissiens sont invités au nettoyage des lieux et le 10 mars « la Grande église » est ouverte au culte du dimanche. Les bancs sont mis en place progressivement et les places louées.

De toujours, l’ancienne église était connue pour être dédiée à Saint Martin de Vertou, Saint Pierre en étant le protecteur Secondaire. Pour la nouvelle le curé décide d’inverser les rôles Saint Pierre détrône Saint Martin. Apparemment cela ne fait ni chaud ni froid aux paroissiens, cela devait paraître normal puisque le principal artisan de cette construction s’appelait Mr le curé Pierre GOMBAUD.

Monseigneur DUBREUIL est nommé évêque d’Avignon. Son remplaçant est Monseigneur BECEL, grand ami de monsieur GOMBAUD. Sacré à Paris le 25 juillet, il arrive par le train à Questembert le lundi 30, où accueillit solennellement il se rend en procession à l’église qu’il bénit. Il repart l’après-midi pour Vannes prendre possession de son diocèse et invite Monsieur le curé GOMBAUD à l’accompagner dans son compartiment.      

I1 faut meubler.

Le culte est désormais célébré tous les jours à la Grande église et les fidèles, comme le clergé, apprécient sa clarté et son espace. Maintenant il faut la meubler, la décorer. Un marché et passé de suite avec monsieur Le BRUN sculpteur réputé de Lorient, pour la fabrication des boiseries du chœur, des autels de la Vraie Croix et de Sainte Anne, les stalles, quatre niches à statue entre les fenêtres du chevet et la sainte table. En juin 1868 tout est à sa place. Aux niches du chevet on remarque Saint Martin de Vertou à droite et la statue de Saint Pierre à gauche. Ces deux statues ont été sculptées au début du siècle par le sculpteur PAGES de Nantes. Le curé invite les paroissiens à faire des dons pour payer ces travaux et met les stalles en location, cinq francs par an. Dans le même temps les fenêtres sont garnies des vitraux par Eugène DENIS, maître verrier à Nantes, pour la somme de 9 000 francs.

La statue de Saint Pierre fut en 1888 transformée en Saint Joseph et placée sur la façade de l’école paroissiale Elle fut remplacée dans la niche par une très belle Vierge à l’Enfant de la fin du XVIII è, précédemment dans l’église. Celle-ci fut « empruntée » en 1945 par le chapelain de la chapelle de Lesnoyal où elle se trouve aujourd’hui.

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Inscriptions sur la première pierre de l’église

Le  sol est toujours en « terre battue » et en 1868, un dallage est posé avec des dalles provenant de Bocquenayt. Le ministère des cultes, octroie 9 000 francs à la commune pour aider au règlement de cette dépense. Nous voilà donc avec une église spacieuse, bien équipée pour un début, et se prêtant parfaitement aux grandes cérémonies que Monsieur le curé GOMBAUD aimait organiser. Pour donner un peu plus de solennité à ces cérémonies et maintenir l’ordre, le Conseil de Fabrique décide en 1869 d’engager un Suisse. Cet employé est revêtu de l’autorité ecclésiastique et civile. En outre, à la demande des familles qui le désirent, il pourra assister aux mariages et aux enterrements pour la somme de 1 franc.

 Les habitants de Questembert devaient le 30 avril 1871 témoigner à Monsieur le curé GOMBAUD l’estime dans laquelle ils le tenaient pour son action religieuse, mais aussi son action sociale. En effet, l’avènement de la troisième République déclenchait pour la première fois des élections municipales au suffrage universel Monsieur le curé GOMBAUD y était élu très largement conseillé municipal. Les travaux se poursuivent sans relâche, au fur et à mesure des possibilités financières : le chemin de croix et la restauration des statues de Saint Pierre et Saint Martin en 1869, la sacristie nord en 1872, celle du sud en 1873, la chaire à prêcher en 1875. Monsieur le GOMBAUD, très fatigué, y monte pour l’inauguration ; il n’y prêche plus et meurt le 14 novembre de cette année. La Vierge de Lourdes est installée en 1883, le Christ sur un pilier sud de la nef en 1884, les enduits intérieurs de 1886, le maître autel en 1888. De nombreux ornements liturgiques sont achetés ou offerts durant cette période. Les bancs sur lesquels nous nous assoyons aujourd’hui ont été posés en 1892, de même que l’orgue. Près d’une église il faut des cloches, donc un clocher. Comme cela est impossible dans l’instant, une cabane en bois est construite dès 1864 à côté de l’entrée latérale nord. Une charpente soutient les cloches qui malgré les mauvaises conditions assureront malgré tout, les fonctions qui sont les leurs. Cette affreuse baraque n’était que provisoire, bien sûr, mais le provisoire dure longtemps et les Questembertois s’habituèrent à voir cette verrue près de l’église inachevée elle aussi.

L‘administration républicaine s’oppose au clocher.

Monsieur le curé GOMBAUD est remplacé par Monsieur le curé BRIANT. Dès son arrivée, celui-ci se penche sur un projet de clocher. Le bâtiment avait été conçu pour recevoir deux tours comme le premier projet d’église de Monsieur Le RAY, mais cette ambition se heurtait à deux obstacles majeurs : le coût énorme et l’opposition de l’administration. Nous n’étions plus sous l’Empire, mais la Troisième République: Les fonctionnaires anticléricaux étaient légions et ne tenaient pas à voir à Questembert une tour qui leur semblait le symbole de la dictature cléricale. Les deux tours sont abandonnées et l’objectif d’une tour est mis en veilleuse pour quelque temps. Cependant, ce projet revenait régulièrement au Conseil de Fabrique et à la mairie. Les demandes verbales étaient toujours repoussées et en 1885 une demande du Conseil municipal se voit refusée officiellement sans motif.

Construction de la tour.

Après beaucoup de demandes vainement renouvelées, la Préfecture autorise enfin les travaux en 1895. Monsieur Pierre Marie BECEL est alors curé doyen de Questembert depuis 1887. Le plan avait été élaboré par Monsieur PERRIN  architecte et les travaux confiés à l’entreprise RICORDEL de Pontchâteau qui donne le premier coup de pioche le 19 août. Comme la façade arrière de l’église avait été conçue pour recevoir deux tours, il faut la modifier pour recevoir la tour en son milieu et le pignon est démoli jusqu’à hauteur du premier étage du clocher.

Le clergé demande à la municipalité de modifier le projet à sa partie inférieure, faisant remarquer l’avantage qu’il y aurait à y ajouter deux annexes latérales. D’une part l’emplacement de la tourelle de l’escalier y trouverait sa place, l’annexe nord ferait un emplacement très convenable pour les fonts baptismaux, celle du sud un débarras très spacieux et d’autre part cela donnerait une façade mieuxadaptée et plus en harmonie avec l’immense largeur de l’église. Ces arguments persuadent les municipaux et l’architecte. En plus il est décidé de construire deux tribunes à l’intérieur, pour les enfants des écoles qui jusque-là encombrent la nef.

La construction avance rapidement et le 2 mai 1896 posait la première assise de la flèche qui est achevée le 7 août. Le 11 août, la croix était fixée au sommet. Elle mesure 2,50 mètres de hauteur, la tour 55 mètres. Elle a coûté 60 000 francs payés par la commune à l’exception de 1 000 francs payés par la Fabrique. Du sommet on jouit d’une vue exceptionnelle sur les environs. L’auteur de ces lignes en sait quelque chose, lui qui pendant et aussitôt la dernière guerre est monté bien souvent à l’observatoire installé par les Allemands à quelques mètres du sommet. Par temps clair on voit la mer et ses îles, depuis le Croisic jusqu’aux environs de Lorient ; il parait que l’on voit même la Loire. Avec de bonnes jumelles on peut découvrir au moins 70 clochers, à l’œil nu environ 45.

Bénédiction des cloches.

Le 21 avril 1897, pour mettre un terme à cette construction considérable et tant espérée, Mgr BECEL, évêque de Vannes et frère de notre curé, vient spécialement à Questembert pour bénir les trois nouvelles cloches. Après une messe pontificale eurent lieu les bénédictions de Jeanne-Marie, 1481 kilos, Anne-Marie 737 Kilos et Marguerite-Marie 474 kilos, toutes les trois fondues par Monsieur HAVARD à Villedieu les Poëles. Aline Pélagie Fidèle, la deuxième dans l’ordre des poids est la seule conservée de l’ancien clocher, elle date de 1851.Quelques heures après la bénédiction, on procédait au montage des cloches dans le beffroi dont la charpente provenant d’un superbe chêne de Boquenay avait été construite par Pierre Le GUENNAN entrepreneur à Questembert. Plusieurs curieux étaient montés sur le plancher de l’horloge. L’un d’eux, Joseph GRAYO, reculant malencontreusement dans la trappe, tomba sur le plancher inférieur sept mètres plus bas. Il devait mourir peu après et le premier son des cloches a été pour son glas funèbre. Là ne s’arrêtent pas les aménagements de l’église. Les tribunes commencées en juin 1997 se terminent en juillet. Les annexes commencées à la même date furent achevées en octobre, le carrelage en juin 98 et le baptistère en novembre. A cette date aussi, est posée la très belle grille des fonts baptismaux fabriquée par Mathurin MARQUER (mon grand-père). Pour achever cette construction, le tympan en granit de Kersanton, comme les plus beaux calvaires bretons, est posé le même mois.

En Conclusion.

 Après le récit de la construction de cet ensemble religieux, que représentent une église et son clocher, je pourrais évoquer ici le journaliste Charles DANIELOU qui, il y a 90 ans jour pour jour, le 21 avril 1907 à Questembert, prononçait le panégyrique d’Alain Le Grand, lors de l’inauguration du  monument à sa mémoire.

«  0 plaine de Questembert, si ta poussière pouvait parler, qu’elle nous  dirait d’héroïques choses …

O plaine de Questembert, si ta poussière pouvait parler, qu’elle nous dirait de tragiques choses …

O plaine de Questembert, si ta poussière pouvait parler, qu’elle nous dirait de glorieuses choses … « 

Depuis cent ans ce clocher a marqué les jours et les heures de la vie de Questembert. Les grands événements, comme le tocsin des guerres ou des incendies avant 1945, les glas des morts, les carillons des grands jours, victoire de 1918, libération en 1944, sacre d’évêque, ordinations de prêtres, premières grand-messes, baptêmes et mariages, l’angélus trois fois par jour soit environ 110 000 fois. Quel plaisir pour les enfants et les plus grands de se pendre aux cordes les jours de baptême, avant l’électrification, Démarrer la grosse cloche nécessitait deux personnes au moins avec un levier. Même si cette époque est révolue, il ne reste pas moins que notre tour, associée avec les halles identifie Questembert, sur cartes postales, publicités commerciales ou touristiques.

 Les cloches n’ont pas d’âme, mais elles sont imprégnées dans les nôtres. Juchées dans des campaniles de plus en plus hauts afin de faire entendre leur voix le plus loin possible, elles sont dans nos mœurs, nos coutumes et la modernisation ne les a pas encore supprimées. Leur origine se perd dans la nuit des temps. Le livre de l’Exode nous en parle à propos du Grand-Prêtre Aaron ; elles avaient alors une fonction symbolique. Sous la dynastie des Tchéou 1 000 ans avant J.C., les Chinois savaient fabriquer des cloches, les Romains les appelaient « campana », parce que fabriquées en Campanie (d’où le nom de campanile) et leur usage d’église date du VIIè siècle. On leur prête la faculté de chasser les tempêtes, écarter la grêle et neutraliser les maléfices. Ce sont presque des êtres vivants que l’on baptise, qui ont une voix, pleurent le glas des morts, chantent le carillon des baptisés, jettent les appels angoissés du tocsin ; elles annoncent à toute la population les événements de la vie locale et marquent les heures de la journée. Nous sommes fiers de cette tour, la plus conséquente de la région. Le temps, le vent, les tempêtes, souvent l’ont ébranlé et les municipalités qui se sont succédées ont toujours consenti les efforts nécessaires à ses réparations. Depuis cent ans, les Questembertois ont fait ce qu’il fallait pour que cet appel à la prière persiste ; mais aussi et plus simplement pour que cette tradition à laquelle nous sommes attachés jusqu’au tréfonds de nous-mêmes continue à se perpétuer, afin que nos cloches rythment encore et toujours la vie de notre cité. Le manque de prêtres résidants, le refus du bruit et un certain fatalisme ont anéanti cet usage dans bien des villes et des villages. Les prétextes sont nombreux pour cela, sachons les repousser afin que notre clocher et ses locataires chantent à jamais les joies et les peines des Questembertois.

Texte, quasi intégral, rédigé par Armel MARQUER pour le centenaire  du clocher en avril 1997.

Chapelles

Chapelle Sainte Noyale

LA CHAPELLE DE LESNOYAL

Aucun document n’apporte de réelles précisions sur l’origine de cette chapelle. Certains éléments ont cependant permis de tenter de reconstituer son histoire.

Le fût de la croix située à proximité de la chapelle est orné d’un écusson, vairé d’or et de sable, représentant les armoiries de la famille Châteaudérec, qui résida dans le manoir du même nom, situé à l’est du village de Lesnoyal. Cette famille existait bel et bien  en 1566, parallèlement à la vente du manoir. Cela laisse supposer qu’une chapelle existait à cette époque, car cette croix n’aurait guère eu de raison d’avoir été élevée seule. C’est donc probablement à cette seigneurie de Châteaudérec, qui possédait basse, moyenne et haute justice, qu’il convient d’attribuer la construction de cette chapelle.

On distingue également, gravée dans une des pierres de la longère sud, une inscription plutôt difficile à déchiffrer : «  Faict en MDCC » c’est-à-dire «Fait en 17… »

Soit elle correspond à une construction neuve pour remplacer la chapelle d’origine, soit le signe d’une importante restauration de l’édifice au 18ème siècle.

La date de 1833 apparaît sur une pierre du pignon de la sacristie. Elle correspond à l’année de construction de cette sacristie.

Les premières chapelles de nos campagnes ne comportaient généralement pas de sacristie. La construction de ces annexes est apparue relativement récemment. Sur la commune de Questembert, seules les chapelles de Sainte Noyale et Notre Dame de l’O comportent une sacristie.

Intérieur

La voûte de cette chapelle  est  en bois et dite en demi-quadrilobe.

Elle  possède un retable renaissance (construction verticale, peinte ou sculptée, souvent richement décorée, placée derrière l’autel).

Le confessionnal en bois date de 1818 et est inscrit aux monuments historiques.

La chapelle de Lesnoyal abrite de nombreux hôtes, des statues de Saints, guérisseurs de certaines de nos plaies de l’âme ou du corps, pour peu qu’on les invoque avec foi et respect.

Le breton considère les maladies de l’homme et du bétail comme une punition de Dieu….dans chaque cas, il s’adresse au Saint «  spécialiste », ainsi en cas de maladie, au lieu d’avoir recours à la médecine traditionnelle, les bretons préfèrent invoquer et prier leurs multiples saints guérisseurs au lieu  d’avoir affaire à leur médecin de campagne.

Chaque Saint a sa spécialité et, de ce fait, un devoir de guérir celui qui fait appel à lui.

Ces dévotions entraînaient souvent des démarches spécifiques et parfois étranges, de la part du malade ou de sa famille : prières, offrandes…

Les Statues :

Sainte- Noyale :

Sainte- Noyale était une vierge martyre née au Vème siècle et vénérée plus particulièrement dans le Morbihan.

Originaire du Pays de Galles et de souche royale, elle voulut consacrer sa vie à Dieu. Pour ne pas avoir à se marier, elle décide de fuir son pays.

Arrivée près de Vannes avec sa nourrice, les deux femmes se dirigent vers les forêts intérieures pour y chercher la tranquillité.

C’est alors qu’un noble, nommé Nizan, s’éprend d’elle et entreprend de la séduire. Ne voulant pas de cette union, elle s’enfuit à nouveau. Mais le tyran la rattrapera et la décapitera.

C’est à ce moment là que la légende commence.

Aussitôt après son martyre, elle prend sa tête entre ses mains et repart  avec sa nourrice. Arrivées dans un endroit isolé, elles se reposent enfin.

C’est alors que trois gouttes de sang tombent de son cou et aussitôt, trois sources jaillissent. Elle plante son bâton dans le sol et immédiatement il devient aubépine.

C’est à l’endroit même ou elle rendit l’âme, à Noyal  Pontivy en Morbihan, qu’on érigea une chapelle et un ensemble appelé « les 3 fontaines ».

Considérée comme une sainte Bretonne, nos ancêtres ont voulu se mettre sous sa protection en donnant à leur chapelle le vocable de Sainte-Noyale.

Saint Pierre

Sainte Anne

Saint Cornély

Saint Antoine de Padoue

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Jeanne d’Arc

La vierge Marie : elle provient de l’église Saint Pierre  et fut donnée à la chapelle par la famille de la Buharaye. En échange, le Christ en bois de  la chapelle fut placé dans l’église paroissiale.

Extérieur

Un enclos entouré d’un muret de pierres dans lequel se trouve un échalier, imposé au 16ème siècle, pour signaler un espace sacré et celui des morts, ici un cimetière.

La croix

La croix est appelée hosannière.

Ces croix servaient parfois d’étape pendant la procession des Rameaux. Le diacre y déposait le missel et chantait l’évangile des Rameaux.

Les croix hosannières avoisinaient les églises ou les chapelles et étaient parfois intégrées dans l’enceinte de cimetières attenants aux bâtiments, comme c’est le cas à Lesnoyal.

Les armoiries de la famille Chateauderec, fondatrice présumée de la chapelle, se voient sur le fût de la croix.

Sur l’écusson se lit « vairé d’or et de sable « 

L’if

La chapelle est accompagnée, comme beaucoup d’autres en Bretagne, d’un if.

Les anciens attribuaient à l’if des vertus d’éternité et le plantaient symboliquement à proximité des lieux de culte et de sépultures.  Au temps des Vénètes, l’if était omniprésent en terre armoricaine. Le pin, le cyprès, le sapin n’avaient pas été encore introduits.

Cette espèce a deux particularités : celle d’avoir un feuillage persistant, et celle d’avoir une très grande longévité.

Ces deux caractéristiques font de lui un arbre quasi magique qui semblait immortel aux anciens.

Espèce très vénéneuse aussi ;  les gaulois se servaient d’un suc extrait des baies rouges de l’if pour empoisonner leurs flèches.

La chapelle, la croix et l’if constituent un ensemble classé

A proximité de l’enclos, l’ancien presbytère.

Le calvaire

Ce calvaire est en granit, il date d’environ 1900 puisque c’est l’œuvre  d’un artiste,  M. LORGEOUX, vicaire à Questembert de 1900 à 1906.

C’est un calvaire de grande valeur qui mériterait de l’attention.

La fontaine

Très belle fontaine oratoire surmontée d’une croix.

A l’intérieur se trouve une niche où devait y avoir la statue d’un Saint.   

Desservie autrefois par un chemin bordé d’un mur de pierres, comme il est possible d’en constater les vestiges.

Une terrasse devait exister pour les ablutions des fidèles, et les processions.

Cette fontaine est devenue privée avec le plan d’urbanisme, il n’est plus possible d’y accéder mais  une restauration serait fortement conseillée.

Le village

Ce fut un village important en ce qui concerne l’artisanat.

Des puits, des fours dont un  qui figure parmi les plus intéressants de Questembert.

Un fournil ouvert en pignon, avec un escalier placé perpendiculairement au pignon, datant du  15ème.

Une maison, en descendant près de la chapelle a un linteau ouvragé, une navette (outil de tisserand) et une bombarde y sont gravées; une autre  navette se retrouve à l’intérieur, ce qui semble indiquer que l’immeuble fut habité jadis par des tisserands.  Une belle vieille cheminée existait à l’intérieur. A l’extérieur, un ossarium ou peut-être un pile-mil  est posé à  l’entrée. Sur le corps cylindrique du monolithe se dessine, en relief, un personnage.

Une autre maison  avec une fenêtre à linteau sur lequel se trouve un fer à cheval porte la date de 1653. C’était au début du siècle, l’atelier du père Craneguy, le dernier maréchal ferrant de Lesnoyal.

CHATEAUDEREC (CHATEAU D’ERECH)

Le château est  construit sur le plateau voisin de la voie gallo romaine  où existaient les restes d’un établissement gallo-romain : (découverte d’un caveau renfermant un pot de terre et où on rencontre de la brique romaine).

Possession et habitation des Châteaudérec, le premier connu est  guillaume, mort en 1420 ; les Châteaudérec  étaient aussi propriétaires de Kerabraham et Trébérien.

Le château  n’offrait aucune tour, ni courtines, ni créneaux, rien ne rappelait l’antiquité, mais une masse imposante d’une maçonnerie sévère, coupée de grandes ouvertures et sur la façade est un escalier à double révolution et colonnade de la renaissance, qui révèle une demeure seigneuriale.

Un écusson surmontait le décor de la porte d’entrée, mais il fut massacré durant la révolution. A l’intérieur, au rez  de chaussée, on pouvait admirer deux cheminées monumentales de style gothique du 15ème siècle. On montait à l’étage par un large escalier et on y trouvait deux cheminées de la pure renaissance italienne.

La grande cheminée du rez de chaussée portait sur le manteau, en écusson, des personnages chimériques d’un relief très accentué.

La grande salle était ornée de motifs divers.

Le grand logis a été rasé en 1960.Ses pierres ont servi à la construction de la mairie de Ruffiac.  Les trois cheminées, achetées par l’Etat, ont été transportées au château de Kerjean dans le Finistère, une seule d’entre elles a été remontée à l’étage lors de la restauration de ce château. Dans la cour d’honneur, Le puits octogonal,  surmonté d’une ferronnerie, est démonté à la fin des années 50. Les douves ont été remblayées il y a quelques années.

Le pilier de l’entrée principale laisse supposer qu’il y avait un grand portail.

A gauche en entrant dans la cour, les écuries, datant du 15ème, 16ème et 17ème siècle.

La chapelle joignait le mur de clôture en prolongement de l’escalier monumental, elle mesurait six mètres sur huit. Le chevet à pans coupés formait trois faces, percées de vitraux en plein cintre.

Des ossements y ont  été découverts, puisque jusqu’à une certaine époque on enterrait dans les églises et chapelles, mais s’agissant d’une chapelle privée, on peut supposer qu’il s’agissait  des ancêtres des Chateauderec.

Eliane LE RAY et Paule DUVAL

Chapelles, Frairie

Chapelle Saint Michel

HISTOIRE

          Ce serait dans le cimetière Saint Michel, que le 3 mars 1418, Saint Vincent Ferrier vint prêcher et exhorta les Questembertois dans un sermon enflammé. C’est d’ailleurs un privilège disputé aussi par l’ancienne Cohue, située à l’emplacement des Halles actuelles. Ce cimetière était très peu « fréquenté » car les paroissiens préféraient enterrer leurs défunts dans les cimetières attenants à l’église, dont le plus important au nord dans la zone de l’actuelle rue du Reliquaire, voire même dans l’église comme le voulait la tradition (chacun voulant reposer en paix dans la Maison du Christ, sous les dalles où s’agenouillaient les vivants afin de s’unir à leurs prières et celles du prêtre officiant, et permettre ainsi à leurs âmes de s’élever au ciel). On y enterrait cependant les enfants mort-nés et en bas âges.

          Ce serait donc à la suite du passage du thaumaturge (personne qui fait ou qui prétend faire des miracles) qu’aurait été construite vers 1440 la chapelle Saint Michel, sous le règne particulièrement prospère du Duc de Bretagne Jean V (1399-1442) prédécesseur de François I (1442-1500). A cette époque, Charles VII était Roi de France et la guerre de Cent Ans faisait rage. Questembert dépendait de la juridiction des comtes de Rochefort. Ce serait donc au Seigneur Jean III de Rieux ou à son fils François, qu’il conviendrait d’attribuer la construction de la chapelle. On retrouve leur blason sur les sablières de la voûte de bois à l’intérieur.

          En 1757, la chapelle devient le siège d’une Congrégation de dévotion fondée par les Jésuites, la Congrégation Notre Dame, qui prend rapidement le nom de Congrégation Saint Michel. La Congrégation s’éteint en 1913. Depuis lors, la chapelle n’est plus utilisée qu’occasionnellement, notamment pour les offices des morts. Elle est classée au titre des Monuments Historiques depuis le 1er septembre 1922, de même que la croix bannière qui l’avoisine.

ARCHITECTURE

Extérieur

          C’est un édifice en petit et moyen appareil (dimension et façon d’assembler les pierres dans une construction) de forme rectangulaire. Le transept nord est une chapelle venue s’ajouter postérieurement à la construction. Le portail ouest est divisé en deux baies à cintre en anse de panier surmontées d’une accolade à relief très prononcé. Deux belles gargouilles ressortent du bâtiment à l’intersection d’un arc en accolade bien dessiné et très ouvragé. Les contreforts possèdent chacun un pinacle. Trois d’entre eux ont été restitués lors de la restauration. Au premier étage des contreforts Est se distinguent deux animaux dissemblables sculptés dans la pierre.

          Le premier clocher semble avoir été construit au XVIIIe siècle. En 1902, le clocheton est reconstruit ou au moins restauré. La cloche actuelle est dite « cloche de la Congrégation » et fut bénie en 1810 par le curé de l’époque, René Gabriel. Le vitrail Ouest au-dessus de la porte représente Saint Michel terrassant le dragon et le grand vitrail situé au sud, Notre Dame du Rosaire et l’apparition du Sacré Cœur à Marguerite Marie datent de la fin du XIXe siècle. Ils ont été restaurés en même temps que la chapelle. Les vitraux de la baie maîtresse à l’Est et ceux de la chapelle latérale ne présentaient pas grand intérêt et ont été remplacés par une création d’un maître verrier.

Intérieur

          La chapelle disposait d’une voûte en bois avant la restauration. Contrairement à ce qui était prévu au départ dans le parti de restauration, l’Architecte en Chef des Monuments Historiques a fait le choix de ne pas restituer la voûte lambrissée et de laisser la charpente apparente afin de mettre en évidence les rosaces sculptées. L’extrémité des entraits sont sculptés de têtes de crocodile appelées engoulants.

          On trouve également dans le chœur sur le mur Sud une piscine (sorte de niche) surmontée d’une accolade fleuronnée et un bénitier en granit. Les statuts de cette chapelle sont particulièrement intéressantes, notamment la série des saints guérisseurs en bois polychrome du XVIè siècle (St Livertin, St Nicodème, St Mamert,  Ste Marguerite, Dieu le Père, Ste Marie Madeleine, Ste Catherine) ainsi qu’un St Joseph et une belle Vierge à l’enfant en bois doré du XIXe siècle. Les statues ont été déplacées pendant les travaux de la chapelle.

LA RESTAURATION

          Cette chapelle était fermée au public depuis quelques années en raison des désordres causés par la vétusté mais aussi l’humidité et les infiltrations d’eau. Les travaux de restauration générale ont commencé en septembre 2006 sous la responsabilité des Monuments Historiques et viennent de s’achever. Ils ont concerné la réfection des maçonneries extérieures et intérieures, de la couverture, la création et la restauration de certains vitraux, la mise en valeur de la charpente et des entraits sculptés, la restauration des menuiseries et des sols en schiste et granit. Le coût des travaux est de 1 000 000 d’euros et est financé à 48% par le Ministère de la Culture, 25% par le Conseil Général, 22% par le Conseil Régional et 5% par la commune. La mise en lumière de l’édifice constituera la dernière phase de travaux à la charge de la commune de Questembert.

CROIX

          Une belle croix-calvaire historiée à panneaux (dite « croix bannière » en pays Vannetais du fait de leur ressemblance avec les bannières de procession) avoisine l’édifice. Elle date des XVIe et XVIIe siècles et est classée aux Monuments Historiques depuis le 1er septembre 1922. Quatre scènes ont été gravées sur la partie supérieure (les panneaux) : la crucifixion, Marie Madeleine, St Jean et une Pietà (Vierge en pitié). Les quatre bas-reliefs représentent : le jugement du Christ, le portement de croix, la descente aux limbes et la résurrection du Christ. L’inscription sur la plaque est fantaisiste car la croix n’a pas été élevée après la victoire d’Alain Le Grand (IXe siècle). Elle ne peut qu’avoir la valeur d’un mémorial.

L’IF ET LE TOMBEAU DU PERE MULOT

          L’if passe pour être millénaire (sûr + 500 ans) et est classé Arbre Remarquable. Les anciens lui attribuaient des vertus d’éternité et le plantaient symboliquement à proximité des lieux de culte et des sépultures.

Il semble symboliquement protéger de nombreux tombeaux dont certains assez anciens. Celui du Père Mulot (co-fondateur de la Congrégation des Pères de Montfort et des Filles de la Sagesse) est facilement reconnaissable avec ses têtes de morts sculptées et ses larmes. On lui attribue des vertus miraculeuses, notamment pour la marche. Une pierre en saillie permet d’y poser les genoux.

Rédaction : E. le RAY – Photos : D. MECHET

Chapelles, Frairie

Chapelle Notre Dame de l’Ô et sa Fontaine

La Chapelle NOTRE DAME DE L’Ô, se dresse, au lieu-dit, hameau de Bréhardec.

Ô  s’accompagnant de rites curieux et d’impressionnantes solennités en l’honneur de Notre Dame de l’Ô. Sublimes prières qui expriment l’attente du Messie.

En 1891, fut entreprise une restauration partielle du bâtiment. Les murailles furent reconstruites sur une certaine longueur et la toiture remplacée. C’est ce dernier travail qui amena la découverte importante pour l’histoire de la chapelle : deux parchemins datant du 13ème siècle.

L’an douze cent onze, cette chapelle a été bâtie en l’honneur de Notre Dame de l’Ô, en mémoire des Ô, qui commencent les antiphones de  Magnificat des huit jours qui précèdent la fête de Noël et qui expriment les désirs et l’anxiété des Saints Pères des limbes et de tout le monde qui attendaient le divin accouchement.

Les antiennes, prières chantées à deux chœurs, étaient au nombre de sept. Chacune d’elles commençait par une invocation avec l’interjection Ô (Ô sagesse, Ô soleil levant, Ô roi des nations, Ô Emmanuel, etc…) d’où le nom de la chapelle. La première se chantait le 17 décembre et les autres chaque jour jusqu’à la veille de la Nativité.

Le 1er parchemin

parchemin-02

Le second …

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Nous apprend qu’au milieu du 17ème siècle, la chapelle s’en allant en ruines, le chapelain de l’époque, Messire LE GAL (1641 à 1678), en entreprit la restauration.

Il fit appel à ses « frairiens », lesquels, à cause de leurs ancêtres de tout temps enterrés dans la chapelle et dans le cimetière y attenant, ne marchandèrent point leur concours. Le chapelain compte particulièrement parmi ses collaborateurs, les gens de Bréhardec, de Coëtbihan et de Le Sourd.

Le chapelain résidait ordinairement dans le village où il avait sa « demeurance », cependant on voit qu’au début du 18ème siècle, Messire Guillaume Bégo, habitait sa maison familiale à Kerostier.

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De forme rectangulaire, elle aurait appartenu primitivement aux Templiers. L’édifice n’est pas un joyau d’architecture, pourtant sa façade ne manque pas d’une certaine allure, son clocher ajouré de deux baies en plein cintre et surmonté de cinq croix symbolisant les cinq plaies du christ.

Au dessus du portail d’entrée, une niche  accueillait la statue en bois de Notre Dame de l’Ô, sculptée par M. Joseph PIGNON (père). Devenue vétuste, une nouvelle statue en pierre la remplace. Elle a été sculptée par M. Dominique POIRRIER, de Charente, et mise en place pour la cérémonie du 15 août 2023.

La façade nord a subi un percement de deux ouvertures, une fenêtre et une porte. Cette entrée latérale est faite d’une ogive à voussures nervurées provenant d’une des chapelles de Coëtbihan (St Sauveur ou St Barthélémy).  Elle est surmontée d’une pierre où se lit : « rebâtie 1659 ».

Coté Nord
Coté Est

Côté Est, en acrotère des chiens avec un os en travers de la gueule qui font le rapprochement avec Kronos le monstre dévoreur.

            Côté Sud : Sur cette ancienne photo, on voit l’ossuaire qui se trouvait dans le cimetière.

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Le vitrail du maitre autel,  inauguré fin 19ème siècle, emplit une fenêtre flamboyante, la seule œuvre d’art que possédait autrefois ce modeste sanctuaire, une fleur de lys, reposant sur le meneau qui  sépare en deux la verrière, fournit au tympan une décoration originale et gracieuse.

Devant le vitrail se trouve l’autel, œuvre de l’abbé Monneraye, qui a remplacé, à Bréhardec, celle du chapelain d’autrefois qui avait un grand talent de sculpteur.

Dans la baie de droite, Saint Joseph,  le bâton fleuri à la main, écoute l’ange… dans celle de gauche, Notre Dame de l’Ô tient l’Enfant Jésus dans ses bras. Des banderoles entourent ces personnages, l’une, porte les premiers mots des grandes Antiennes de Magnificat qui précèdent Noël, l’autre, les paroles de l’ange. Au bas de la verrière, deux prières : « Saint Joseph, priez pour nous et  Notre Dame, priez pour nous »

La saintetable  (de communion)  

Le confessionnal

Ajoutons que les statues du sacré-cœur et de Sainte Marguerite complètent l’ornementation de l’autel.

Un grand retable genre renaissance, placé assez loin dans la nef, s’appuie à la longère nord. Notre Dame de l’Ô y préside, ayant à sa droite Saint Vincent Ferrier et Saint louis, en chêne polychromé, restauré en 2011, à sa gauche Saint Cadoc.

Le bas du retable est occupé par quatre petits tableaux :

         Un moine en prière se voit sur chacun des tableaux. On reconnait les évangélistes, Saint Matthieu et Saint Jean sont les plus curieux. L’aigle de Saint Jean n’est pas placé aux pieds de l’apôtre, mais il est perché sur une branche voisine. Saint Matthieu, avec une barbe imposante, une plume d’oie à la main, écrit son évangile.

Ste Thérèse

St Louis

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            Les murs sont ornés de quatre peintures :

            La restauration de trois tableaux a été confiée à des spécialistes de la restauration d’œuvres d’art :

  • Catherine RUEL pour l’assomption
  • Valérie LESAIGNE pour la mise au tombeau et la nativité.

La nativité                                                                                         La crucifixion…

La mise au tombeau                                                           L’assomption de la vierge Marie

La Crucifixion peinte sur bois, l’Assomption sur toile, la Nativité porte la date de 1716 puis la descente de la croix, de 1727, peint par  Hilarion Fraval, un maitre peintre Questembertois. Sa fille, Anne  fut baptisée à Questembert en 1735.

Trois de ces tableaux ont été rénovés sous la responsabilité de la Mairie avec la contribution de l’association en 2005, le quatrième le fut plus tard.

Il y a quelques années, on pouvait admirer, à Bréhardec, un calice remarquable, à large base et à coupe semi-sphérique, ainsi qu’une croix processionnelle d’une grande beauté et de grande valeur. Cette croix a été restaurée, faite d’une âme en bois enveloppée de cuivre, daterait du milieu du 16ème siècle. Ses extrémités dessinent un trèfle, orné du symbole des évangélistes encadré dans un médaillon en quartefeuilles. Un panneau carré au croisement des bras, porte sur la face la tête du Christ et au revers l’agneau mystique.

                Ce chemin de croix, a remplacé récemment le précédent. Il fut peint par une religieuse, par copie de celui de Jean Georges CORNELUIS. L’encadrement a été réalisé par un membre de l’Association de la chapelle.

Notre dame de l’Ô, Portée en procession….                        N.D. de l’Ô du retable ;

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Une jolie fontaine, complète d’une façon heureuse le pittoresque vallon que domine la chapelle. Une légende du pays la dit intarissable : lorsqu’une fontaine ou un puits voisins s’épuisent, il suffit d’un seau tiré de la fontaine de Notre Dame de l’Ô pour ranimer la source tarie.

Parmi tous les fidèles, le vocable de cette chapelle était parfois changé en Notre Dame de « l’Eau », où des processions étaient organisées lors de grandes sécheresses.

L’usage est, au 15 août, jour de procession, de plonger dans la fontaine le pied de la croix processionnelle.

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Le 15 août 1954 à NOTRE DAME de l’O. A Questembert nous avons une NOTRE DAME à nous !

En cette année mariale, pour célébrer MARIE, une année centenaire de la proclamation du dogme de l’Immaculée, il n’y aura pas de grand’messe et pas de vêpres à l’église paroissiale, on fermera boutique en ville, nous célèbrerons la fête de la vierge à Bréhardec..

La fête sera présidée par M le chanoine LAMOUR, vicaire général de Vannes. Il a bien voulu accepter de chanter la messe et le soir, de nous parler de la Vierge Marie.

La messe et les offices auront lieu en plein air (s’il fait beau) et un déjeuner pourra être pris sur place.

Le chapelain, M. l’abbé GUILLAUME, aidé du père DREANO et de quelques séminaristes, préparent l’emplacement, la procession, le vaste podium, car on voulait une messe solennelle.

Des hommes des environs, malgré la moisson, prêtent bénévolement leur aide. On avait au préalable, dans les maisons, fait des kilomètres de guirlandes.

Les pèlerins arrivent, le chanoine LAMOUR va chanter la grand’messe. Plus de  300 personnes y assistent, ce fut pieux et priant.

Le ciel s’assombrit, la cloche s’agite en son modeste campanile. On chantera les vêpres à la chapelle. La foule arrive, dense, on comptera plus de 1500 personnes dans ce petit coin de terre ignorée. NOTRE DAME DE L’Ô, d’un pan de son manteau chasse les nuages, on pourra sortir, le sermon est donné par le vicaire général. Des mots simples, compréhensifs de tous, avec des conseils pratiques, sûrs, pour la dévotion du chrétien à notre mère MARIE.

La procession sort et s’organise. De mémoire d’hommes, on n’avait jamais rien vu de pareil à Bréhardec, où cependant chaque année il y a de très belles fêtes.

Elle se terminera par le beau cantique «CHEZ NOUS SOYEZ REINE » chanté à pleine voix par la foule, heureuse de solenniser NOTRE DAME DE L’Ô.

Les nuages s’amoncellent, c’est l’orage….l’essentiel était là….QUESTEMBERT, en ce 15 août avait magnifiquement célébré la madone honorée ici.

Personne ne regrettera d’être allé à NOTRE DAME de l’Ô le 15 Août.

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Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA

Frairie

Le Village de la croix verte : son école

            Le village de « la croix verte »

            On dit : que le nom du village « la croix verte » viendrait d’une ancienne croix au carrefour de la route de Ste Suzanne et de la route de Limerzel qui aurait été de couleur verte. Croix en bois peinte en vert ou croix en pierre couverte de mousse verte ?

            Cela peut sembler bien léger comme nom : d’origine !

            Dans les années 1998 – 99, cette croix érigée sur un terrain privé étant en très mauvais état (croix en bois) ne fut pas consolidée mais remplacée. Non loin de là, dans un bosquet, une croix datée de 1819 fut récupérée et montée sur un superbe socle, par le propriétaire du terrain et un homme de l’art… C’est ce qu’il en est à ce jour !

Fière, et propre sur son socle, elle est souvent fleurie pendant la belle saison… par sa propriétaire ! 

            L’école de la croix verte 

            Construire en 1934 : les agriculteurs locaux auraient été mobilisés pour  transporter la pierre de la carrière du « petit rocher » sur le lieu de sa construction, sur un terrain à Mr Jean TATARD.  

            Le sable, lui, aurait été extrait d’une carrière au village de Lézadan, toujours par les agriculteurs, et conduit à pied d’œuvre.

            C’est donc une école privée, probablement ouverte en 1935 ou 1936, par des religieuses de la congrégation des « Sœurs du St Esprit » dont la maison est au centre de la ville de Questembert.

            Mais, en cette année 2021, compte tenu de leur âge, elles quittent Questembert pour se rendre en maison de retraite.

Voici ce qui reste de la carrière dite « du petit rocher » Achetée par les Ets Charrier, de la Roche Bernard, elle aurait été comblée par des gravats. A ce jour ce lieu est fermé, et la végétation se l’est accaparé !

            Le bâtiment en 2021

Les bâtiments, sont divisés :

  • Deux salles de classes – Une : pour les petits, à partir de 7 ans, à l’époque. Puis, rapidement l’école devient obligatoire à partir de 6 ans.
  • Pour les grands : il fallait aller jusqu’au certificat d’étude, à 14 ans.
  • Les classes sont mixtes !
  • Une salle de cantine, pour les enfants qui apportant leur repas de midi,  restaient déjeuner sur place.
  • Une cuisine. Une « cuisinière » était chargée de préparer une soupe chaude pour les élèves…Une jeune fille à l’époque assure cette fonction.
  • Une salle de repas pour les « professeurs »

            Le personnel :

            La direction est assurée par une religieuse qui a en charge les grands. Une seconde religieuse assure l’autre classe, celle des petits !

            Cette directrice laissera des souvenirs mitigés pour ses élèves : louant les meilleurs, et rabaissant en punissant sévèrement les moins doués !

            Puis du personnel «civil» arrive… A l’époque, le Brevet Elémentaire était suffisant pour enseigner. Des jeunes filles de Questembert, devenues femmes mures, se souviennent !

            Pas d’électricité à l’époque…

 En cas de besoin, il fallait utiliser des bougies ou les lampes à pétrole…

Les cours : chaque matin formation religieuse : catéchisme…

Elle passera sous contrat en 1959…

A partir de cela les cours de catéchisme seront remplacés par un cours de « Morale »… 

L’école fermera ses portes en 1972 !

            La première école « publique » aurait été ouverte à Kergraslan en 1908. Cette dernière aurait été transférée au village de « l’Isle » avant de revenir à Kergraslan en 1932.

Le bâtiment de l’école publique de Kergralan – en 2021

Ces écoles de « campagne » auraient été fermées en 1972.    

Le bâtiment de la croix verte, vendu,  aura successivement plusieurs propriétaires : d’abord un atelier de poterie, puis de matelas, puis un troisième occupant et depuis 1995 c’est une « crêperie école ».

            Sur le même terrain, une croix fut érigée sur commande du Chanoine NIOL: curé à l’époque. La croix et l’école furent bénites par l’évêque de VANNES Monseigneur Le BELLEC, en 1938. 

L’école vendue, la partie du terrain où se trouvait la croix a été cédée à un riverain. Ce dernier, devenu propriétaire se fait un devoir de l’entretenir.  

N.B. – Informations recueillies par D.M. auprès d’anciens élèves : et de deux institutrices M.B et M.L G.

Rédaction : E. le RAY – Photos : X

Patrimoine économique

Les Établissement LAMBERT

Son histoire, en bref !

Son nom : D.B Lambert.

            Du nom des trois associées : Lambert – Mr de la Motte- Mr Max  Barmettler.

            En fait : Mr Lambert a marié deux de ses filles à :

  • Mr de la Motte : Originaire de Theix et
  • Max Barmettler : Suisse Allemand d’origine, ayant la double nationalité.

            Monsieur Lambert : Tenait commerce, à Paris dans le 13ème, de fournitures : tapisserie, literie… C’était un homme d’affaire de l’époque !

Pourquoi une entreprise à  Questembert ?

            Probablement  pour deux raisons : peut-être des attaches politiques dans le secteur, et puis, à Questembert (proche de Theix), une ligne de chemin de fer avec une zone, (des terrains),  déjà reliée à une ligne SNCF tout près de la gare.

            Le terrain acquis faisait partie de la grande propriété des familles de Kérangat  de Bocquenay : village contigu ! A cette époque Jean de Kérangat est adjoint au Maire de Questembert. Son Maire : Jean Grimaud, alors suppléant, devenu député,  en remplaçant de Mr Raymond Marcellin, Ministre de l’Intérieur ! 

            Alors que l’activité avait démarré chez des particuliers, en fabriquant des oreillers, un bâtiment va être construit en 1965, pour commencer la fabrication de matelas. Et ceci ira jusqu’en 1979… lors du dépôt de bilan !

            La première construction comporte un seul grand bâtiment. Un incendie le détruira en 1968. Pour éviter un tel risque, la reconstruction se fera par un ensemble de petits bâtiments plus spécialisés. 

En premier plan à gauche, atelier d’assemblage, Au fond atelier de menuiserie. 

            Au tout début de l’activité l’usine ne fabriquait que des matelas. Les mousses arrivaient part train, les wagons venant à quai pour leur déchargement. Une diversification se fit jour les années suivantes : petits fauteuils… toujours en mousse avec des structures bois. .

            Plusieurs cadres passèrent dans la l’entreprise : emmenant avec eux de nouvelles techniques, un nouveau savoir, de nouvelles relations…C’était un peu le but !

            Un nouveau: André MASSE, en 1975, venait d’une entreprise de la Sarthe. Dès son arrivée, il modifie la gamme apportant de nouveaux produits en fonction de la tendance de l’époque.

            Ambitieux, en relation avec les sociétés qu’il a connues : Lénor, Réticel… Il va développer l’activité…

            Alors l’entreprise va vivre de grands moments… Elle va se diversifier en fabricant : fauteuils, canapés, plus élaborés !

Au fond : le bâtiment d’assemblage…

            Deux sociétés vont être créées :

            « SWANN» en octobre 1976, à Sulniac. Au départ, une quinzaine de salariés viennent apprendre leur métier à Questembert puis regagnent Sulniac. Entre temps, un bâtiment est construit encouragé par le secrétaire de Mairie puis le Maire : Pierre le Droguen. Cet atelier s’orientera vers des produits haut de gamme (cuir) pour une nouvelle clientèle.

            Une seconde société est créée en 1977: « SCILLA » à Péaule. L’activité démarre dans un poulailler. Le Maire de l’époque Henri Deux lui fera construire un bâtiment par sa Commune. Mais cela ne durera que quelques courtes années…

            Deux hommes s’intéressent à cette affaire et sont proches d’André Masse : Jo Briend, alors Maire et conseiller général qui vient de lancer « Père Dodu »  avec son grand ami Jacques Hervieux, à Pleucadeuc.

            Ces trois hommes ambitieux et qui réussissent bien dans les affaires. André Masse circulait, à l’époque, en voiture « Porsche » pour afficher une certaine réussite ! 

            L’activité explose, près de 150 salariés travaillent sur les deux sites, un nouveau site est exploité à l’Ardoise, en 1979, en sous-traitance.

            Les entreprises vont alors fabriquer jusqu’à 2000 articles par mois.

A gauche : batiment d’assemblage
Le même bâtiment : vue côte nord

Dans les années 75, la concurrence commence à se faire sentir. Ce sont d’abord les Italiens qui inondent le marché… bien avant les chinois !

            Les sociétés essaient d’innover en diversifiant le type de produits. On revient au  style rustique, en introduisant le bois.  

            Mais, il est probable que des tiraillements se firent sentir au sein des équipes ce qui va entrainer les premières difficultés.

            A Sulniac, un jeune Suisse arrive, ayant fait ses armes à Paris, Marcus Laübli. Il prendra la suite d’André Masse et deviendra Directeur Général à son départ en 77.    

            En 1979 : c’est la catastrophe, les ventes s’effondrent, les activités périclitent : il faut faire un dépôt de bilan !

            Une partie des ateliers sont en liquidation…l’entreprise est démembrée.  

            Une nouvelle société est créée  sous le nom de KRISTEL à QUESTEMBERT pour poursuive l’activité. Sous l’influence de Jo Briend, il demande à Mr MASSE de venir au secours de cette société tout en restant sur Péaule.

            Cette société va durer 4 ans jusqu’en 1983…

            Puis dépôts de bilan en série : KRISTEL, SCILLA, puis l’entreprise de l Ardoise,

.           SWANN va continuer. Un nouveau directeur général est nommé en 1984, qui pendra une partie du capital : un enfant du Pays J.P Mahé. Là, à nouveau des tensions montent suite à l’arrivé d’un nouvel actionnaire.

            En 2001,  J.P.M quitte la société.

            En 2003, la société Swann est en difficulté, suite à la crise et à la chute de la CAMIF ? SWANN sera vite mise en liquidation et en partie reprise et transférée en Corrèze sous le nom de « NEOLOGI» ! Il restera à SULNIAC un « embryon » d’activité !

Vue actuelle de puis l’avenue de Bocquenay

            Mais, la marque SWANN est « récupérée » par J.P.M, son ancien D.G, qui, en 2001 est parti reprendre une société dans une activité identique en région parisienne. Elle va perpétuer le nom…

            Bien que J.P.M soit en retraite et retrouve son Questembert natal « SWANN» vit encore de nos jours…

            La fermeture du site de Questembert se fera en 1984. La société est liquidée en 1985… C’est la fin d’un rêve !

            Il faudra attendre un rachat en 1989 par les Ets Rocher de la Gacilly.

            Cela deviendra d’abord un centre d’expédition, puis de triage, de fabrication de petits produits. Jamais le site ne montera en puissance.

            Il fermera définitivement en 2004. L’espoir Rocher  tombe à l’eau, ce fut un « leurre ».

            C’est alors le repreneur de la société Marquer Machines Agricoles,  à la croix neuve, en centre ville de Questembert : Mr  Guy Jacopin, qui rachetant le fond de commerce, vient s’installer dans les locaux.

            Activité florissante au départ, alors qu’il avait d’autres magasins, les tracteurs ont disparu dans les années 2015 ???

            A ce jour, 25 janvier 2021, un magasin reste fonctionnel pour des pièces détachées Massey Ferguson. Un magasinier assure une permanence.

            Après information : il s’agit bien de Mr Guy Jacopin, qui n’ayant plus la concession tient un magasin de pièces détachées vendues sur le Net

            Dans la pelouse devant : un grand panneau affiche COMMERCIALISATION BLOT et un N° de téléphone : 02.97.427.728 ? Ce qui laisse à penser que le cite est à vendre ?

            Propos recueillis auprès deux anciens des sociétés citées : J.P.M. et D.J.

Le site : photo de 1973

Bat 1      Bureau d’études, ateliers coupe, couture, studio photo

Bat 2      Découpage de mousse

Bat 3      Stock de mousse

Bat 4      Magasin d’expédition

Bat 5      Atelier de tapisserie et atelier de mécanique

Bat 6      Bureaux et atelier de menuiserie

Il est bien entendu que l’utilisation des locaux a changé en fonction de l’agrandissement du site.

N.B. La ligne de chemin, qui a été utilisée, a été construite pendant l’occupation : par les Allemands !

vie de l'association

Inauguration du Four de Kerguélo

INAUGURATION du four du Village de Kerguelo à QUESTEMBERT

Propriété de M. Georges BOËFFARD Le samedi 18 septembre 2021 à 11 h

Georges BOËFFARD Propriétaire

Daniel MECHET Pt Association du Patrimoine

Le village de Kerguélo

            Rien de particulier dans ce village lorsque l’on consulte les écrits sur Questembert !

            Cependant, on y voit une vielle demeure : difficile de lui donner un âge… A l’intérieur, un escalier en pierre, au 1er étage une cheminée et une cache : on y aurait retrouvé une pièce d’or (que l’on dit) mais surtout un  calice… Preuve que cela aurait pu être le refuge d’un prêtre réfractaire ! Dans le sol : un trou,  mais rien de particulier lorsque les curieux le vident !

            Les informations connues seraient dû à l’arrivée de la famille Boeffard, en 1957. Elle vient de quitter Bréhardec pour s’installer comme agriculteur.

            Mais, en 1940, les quatre familles qui y résident décident de construise un four « commun » sur un des terrains. Ils font appel pour cela à un maçon de Pleucadeuc.

            Un puits a existé, bouché au moment du remembrement, et suite à l’arrivée de l’eau courante.

            Un arbre que l’on pourrait qualifié de « remarquable » se trouve à la sortie du village : un châtaigner plus que centenaire !

Le retour de l’enfant « prodigue »

            Georges a 13 ans lorsqu’il arrive à Kerguélo. Il vient de quitter Bréhardec et l’école de Kergralan (laïque) pour la croix verte (privée)… Ceci sous la pression de Sœur Geneviève alors directrice de l’école de la croix Verte.

            Mais sa route sera différente ! Comme tout jeune de l’époque, il assurera divers travaux avant de partir à l’armée à 19 ans. Il ira, comme beaucoup de gars : soldat en Algérie, au sud du Sahara, alors que la « guerre » est terminée !

            De retour au « pays » : que faire, quand on a 21 ans ? Il ne veut pas de la culture, alors direction : PARIS. « Tu as un oncle là-bas » : tu sais, on cherche des balayeurs : dans les lycées, les hôpitaux… les Bretons et bretonnes sont bien accueillis (es) !

            Après un premier travail, il rentre dans une école : pas n’importe laquelle ! HEC !! Puis quelques mois après à Jouy en Josas.

            Dans cet établissement, il gravira les échelons, les uns après les autres. Homme sérieux, volontaire, travailleur, il saura se faire apprécier. On lui fait confiance, alors une carrière s’ouvre à lui.…

            Il sera responsable des Services Généraux pendant 22 ans.

            Marié, avec une parisienne, ils ont deux filles et 5 petits enfants.

            A sa retraite, ils reviennent en 20…   au « pays », comme l’on dit. Il a reçu, de ses parents, les bâtiments de la ferme, son frère Bernard les terres. Amoureux de Questembert, lui et sa famille, réhabilitent leur lieu de vie… ce qui est fait !

            Mais, depuis déjà quelques années, il rêvait, lui et ses enfants de réhabiliter le four tombé en ruine.

            Il fallait trouver « l’homme de l’art » pour le faire… Et, c’est en bavardant avec des Questembertois, qu’il fait connaissance de Thierry RIALLIN !

            Le rêve se réalise… il faut fêter cela ! Et, encourager tous ceux, qui comme Georges, sont amoureux et respectueux de leur passé !

Georges Boeffard
  Georges BOËFFARD Le propriétaire…

 Entreprise R.T. Paysages – RIALLIN Thierry

Formation : de Paysagiste à ST jean de Brévelay, trois années

            Puis, ouvrier  aux  Ets  DUVAL-  Paysagiste à QUESTEMBERT

            Pendant 20 ans.  Mais, passionnée du travail de la pierre, tous les travaux nécessitant ce matériau lui étaient confiés.

            En  2007, il créé son entreprise : R.T. Paysages

            En fait, jusqu’à ce jour, il a peu de réalisation de rénovation à son actif :

  • un puits, à ELVEN – un ancien four à BERRIC – Le déplacement de la Vierge des Buttes à Questembert

            Mais, c’est la rencontre avec Georges BOEFFARD, enfant de retour au pays, qui le sollicite pour refaire un four, de toute pièce. L’ancien est en ruine, et même,  il faudrait le changer de place…

            C’est en début d’hiver que Thierry va trouver Georges et lui déclare : si tu  veux toujours refaire ton four, je suis prêt ! Il lui faudra prés de 20 jours pour remonter pierre par pierre cette œuvre. Il manque des pierres, où les trouver ?         En fait, dans une ferme pas Loin de là, de vielles pierres de Questembert y sont stockées.  Il en faut une, plate, pour faire l’entrée du four, il faut l’ajuster, la niveler. Puis deux autres pour faire la porte ! Cela demandera une journée entière pour les tailler.

les hommes d'art
Les hommes de l’art : Anthony BOËFFARD – Métallier d’arts ( à gauche) Thierry RIALLIN Paysagiste

            Et puis il faut une porte… Où trouver un artisan capable de fabriquer une porte sur mesure ?

            C’est Georges, qui dans ses relations fera appel à son neveu, Anthony BOËFFARD, ancien conducteur de travaux du Groupe EIFFAGE et aujourd’hui, artisan Métallier d’Arts, à Saint Jean de Brévelay.

La porte est livrée, installée le 28 janvier dernier.

            L’inauguration : lors des journées du patrimoine le samedi 18 septembre 2021

Daniel Méchet

Le président de l’Association du Patrimoine : Présentation du nouveau logo et actions de l’Association

Daniel Mechet

Le mot de Monsieur le Maire de QUESTEMBERT: Boris LEMAIRE

invités

Les invités…

L’inauguration s’est clôturée par le verre de l’amitié offert par Georges BOËFARD

            Il restera à faire une première fournée ….. Pour l’inauguration !    

            Cette manifestation a été faite intentionnellement pour encourager la remise en état des fours de village – biens communs de notre passé.

            L’Association mènera des actions dans ce sens.