Frairie, Petits monuments

La Fontaine du Bodan

À l’ouest de la chapelle, en descendant à une centaine de mètres, on trouve la fontaine – oratoire, édicule à trois côtés, surmonté par un dôme quadrangulaire « écrasé ». Elle porte une date de 1778, fontaine édifiée en remplacement d’une autre plus ancienne. Avec poteaux d’ouvertures en anse de panier, boules aux angles, belle niche avec 3 « bulons » où était placée une vierge à l’enfant, dite du rosaire, car elle et son enfant portent chacun à la main un rosaire. Cette statue y a séjourné jusqu’en 2003. En bois polychrome, elle pourrait dater du 17ème.

fontaine-bodan

Les trois boules représentent les trois besants  (ancienne monnaie d’or) des armes des ROCHEFORT. (son eau guérissait les yeux).

Serait-ce la Vierge à l’enfant dite : du Rosaire ? Car, elle, et son enfant, porteraient, chacun à la main, un rosaire… Elle aurait logé dans la niche que l’on aperçoit au fond !

 Un lavoir existait à proximité.

A ce jour le tout disparait sous les arbres. Cet édifice se trouve sur un terrain privé !

           

Voir sur notre carte les fontaines et lavoirs répertoriés :

Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA, X

Frairie

VILLAGE de SAINT JEAN

VILLAGE d’artisans

Nous pouvons accéder au village de St Jean, soit par la route, soit par le Chemin Rochu, qui porte bien son nom, mais à pied seulement. Ce chemin était emprunté par les gens du village, mais aussi par les poissonniers, qui venaient de Billiers vendre leurs poissons à Questembert

Dans ce chemin, existaient des gargotes, ou maisonnettes faites de perches et avec sans doute du remplissage, (branchages, fougères et autres…) où étaient installés les indigents et des cordiers.

 (Sur le plan napoléonien, c’était le chemin de Noyal-Muzillac à Questembert).

Partant de Saint Jean, on arrive au Pont Plat. Des artisans de toutes catégories habitaient ce village, forgerons, cordiers, maçons, tisserands etc.…Différentes maisons nous remémorent les demeures des artisans, avec leurs linteaux gravés représentants les métiers.

Le Village d’en haut

Maison de 1611 avec une porte contre-hus, (ou porte à lucet peinte en bleu, cette porte s’ouvre en deux parties. Cette porte, ancêtre des portes fermières d’aujourd’hui a conservé tout son charme et son utilité. Il s’agit d’une petite porte située devant la porte entière et qui permet de laisser le bas fermé. Il n’y en a que deux recensées en Bretagne.

La maison du forgeron datant de 1741, où on peut encore voir gravé, sur le linteau, un fer à cheval, une pince, une enclume. Sur une autre maison, avec une porte plein cintre et un linteau sculpté d’un marteau.

Il y a quelques années, à proximité d’une maison qui a conservé sa fenêtre à meneaux, a été trouvé une hache en pierre, en « fibrolithe », très petite, datant du Moyen- Age. Il semblerait qu’elle provient d’un ancien emplacement de cimetière.

En direction du grand pont, le haut du village avait sa fontaine et son lavoir « fontaine et lavoir du Cogan ». Des puits et fours, nous font croire que le village avait un grand nombre d’habitants.

      La fontaine, le lavoir,  l’auge           

En descendant vers la rivière, le chemin noir, maintenant en plein champ, menait à une maladrerie ou dispensaire (hôpital pour lépreux contagieux ou ils étaient regroupés à l’époque des hospitaliers), nommé aussi madeleine. Ces vestiges étaient encore présents il y a quelques années, selon les anciens, dans un champ toujours nommé « l’hôpita », situé non loin de la rivière St Eloi, (les lépreux lavaient leurs plaies dans la rivière). Les dernières grosses pierres de taille de cet édifice ont été récupérées pour empierrer les chemins du bas du village, près de la chapelle, dans les années 1950.

Le village d’en bas 

Il avait aussi deux fontaines et lavoirs celui de la chapelle n’a pas été conservé l’autre,  la fontaine et lavoir du Pichon ».

Aux extrémités d’une longère, on peut voir, une tête sculptée, saint « jean », sa femme ayant disparu.

En bas du village en direction de Tire-Colet un puits et un four, les deux méritent une bonne restauration !

Un four et un puits en bordure de route avec une inscription sur l’auge en pierre près du puits, » Ollivier Guiquerro, né en 1794 et décédé en 1875. Une petite bâtisse contiguë au four, sert de cave, porte en accolade, de récupération, peut-être de la chapelle.

Le puits                                                                               Le four

Dans le village de HANLAY, se situant à proximité, se trouvait « une cour de justice ». Dans une cour fermée, dont on dit quelle disposerait de sous terrain de cachot, la justice y était rendue une fois par semaine. La sanction : relaxe, prison, ou la mort étaient aussitôt administrée.   Hélas, les bâtiments tombent en ruine…

retour sur la frairie de Saint Jean…

Rédaction : E. le RAY – Photos : B. TRECA

Frairie

Le village de Carnély

Plan cadastral du village de Carnély-Penhaie en 1825

Les fours à pain du village

Le village de Carnély-Penhaie était pourvu de 4 fours avant 1825 ( date de l’établissement du
cadastre de Questembert dit « napoléonien » ) , dont deux existent encore. Le remembrement en a
détruit deux et leurs pierres ont servi de remblai pour la construction des chemins du village. Un
autre four a été édifié après 1825. Le village possède donc actuellement trois fours . Les
propriétaires sont les familles Gauthier, Le Clainche et Orjubin.

F1 : détruit lors du remembrement
F2 : existe actuellement (Gauthier )
F3 : détruit lors du remembrement
F4 : existe actuellement ( Le Clainche )
F5 : Construit après 1825 ( Orjubin )
Le four F2 a fonctionné pendant la dernière guerre et fourni du pain blanc aux habitants
du village et à quelques questembertois. Une date y est gravée sur une pierre de la
base . Selon toute vraisemblance il s’agit de 1803 et non 1893 puisque le four existait avant
1825.

D’après Edmond Marquer, historien de Questembert, il existait au 15° siècle dans le village de
Carnély un manoir possession du sieur de Coléno seigneur de Carnély et mari de Guillemette de
Talhoët , E. Marquer parle aussi d’une possible chapelle, Quelques indices vont dans ce sens.
Non loin des fontaines du village on peut noter :

1- Une petite maison couverte de chaume jusqu’en 1980, que les anciens du village
appelaient la Bedeaucherie ( maison du bedeau ) ou la Bibliothèque ( de livres
saints ? ).
2- Une parcelle de l’ancien cadastre portait le nom « Courtil de la chapellainie » .
3- Un linteau muni d’une croix gravée a été réemployé dans la construction d’un appentis
présent sur l’ancien cadastre.

Il faut aussi noter que lors de la séparation de l’église et de l’état en 1905, les bulletins
paroissiaux parlent de cession de terrain de l’évêché à la commune.
Le village, à cette époque semblait plus peuplé que LE BODAN, où se situe la chapelle
actuelle de Notre Dame des neiges.

La Bedeaucherie en 1970

Rédaction : E. le RAY – Photos : X

Frairie

Le Village et le four de Kervault …

            Curieux ce village de Kervault, qui a été « envahi et colonisé » par des familles venant de Nozay en Loire Atlantique, canton de Blain !

            Imaginez vous un peu : des vaches, des charrettes tirées par des chevaux ou des bœufs, les hommes femmes et enfants parcourant les quelques 70 km en deux jours !  Sur le chemin, ils avaient fait escale dans une ferme retenue par avance pour ravitailler et faire reposer la caravane. Comment appelait-on ces voyageurs de l’époque ???  Et pourquoi QUESTEMBERT.  Ce n’était pas l’exode ! On nous dit que deux familles sont arrivées par ce moyen de transport, la troisième serait venue en train en gare de Questembert.!

            On nous dit : une grande ferme appartenant à un dénommé Prosper LEROUX domicilié à Nozay, fut divisée en 3, pour y faire vivre leur famille. Le propriétaire : était-ce un noble, un bourgeois ? Aurait-il été contraint de vendre ses biens pour payer ses dettes de jeux !  Cette grande ferme, mal entretenue par le fermier, était en lande, il a fallu « extirper» les genets « la lande » !  Les ouvriers libres de l’époque de Questembert auraient-ils participé à ce travail ?

            Les familles :

            Familles : ROCHER, et deux familles DAVID : François et sa sœur épouse GENDRON, et ceci par acte notarié date du 30 janvier 1910. Cette dernière aurait cédé une partie de son patrimoine à la famille MENORET par acte notarié, rédigé à Questembert.

            Difficile de remonter le temps….

            Un premier four existait lorsque les trois familles sont arrivées. On vient de localiser et d’identifier son entrée, sans sa porte, intégrée dans le mur d’un bâtiment construit en 1914 paraît-il ! (Voir photo)

            Le nouveau fut construit, probablement, à l’arrivée des « conquérants ». Alors, ce premier four : de quand daterait-il ? On sait que ces fours ont été construits, certains tout de suite après la révolution de 1789 !

            Sur celui qui a été rénové récemment une date est inscrite sur une pierre : 1918

            Pendant la dernière guerre il a fonctionné. Le boulanger du centre-ville M. FEUDUCHE venait y faire le pain, pour le village… En ville, il en faisait pour les locaux…

            Ah, ce pain : blanc ? Non certainement pas ! Pour augmenter le rendement au moulin on laissait « les remoulages » quelquefois même le son l Alors : il était gris ! Noir : s’il était fait avec du blé noir (sarrasin) …et jaune : lorsque les Américains nous envoyèrent, par erreur, parait-il, du mais à la place de blé ! A l’époque, et pendant la guerre, on manquait de blé en France ! Il était même interdit d’en donner aux animaux ! 

            Mais au village de Kervault, comme dans beaucoup de villages, il y avait de la farine blanche… Les agriculteurs étaient bien placés pour cela… Les meuniers des moulins de Cohignac, en Berric, Guénégo à Questembert étaient probablement sollicités, mais contrôlés, les célèbres « quotas » de farine existaient … Et la fraude suspectée…

               Alors, cette construction : le four, accolé à un bâtiment servant de boulangerie et sur le coté : devinez quoi ?  Des  « soues » des cases à cochon ! Il y en avait  4, parait-il : pour  les enfants des 4 familles … chacun son cochon !

            La toiture a disparu, seul le mur d’enceinte est encore présent ! Curieux une porcherie à côté d’un four à pain ?  Non, pour manger les restes, bien vu !

            Dans le village : le puits et son auge pour abreuver les animaux,

            Et un local commun, pour abriter le pressoir à pommes, parait-il !

            Et puis, on a parlé d’une tour, qui aurait été démolie ! A quoi pouvait-elle servir ? Aucune information n’a été trouvée pour vérifier cela !

            Le four :

            Il a été restauré sous la responsabilité des services techniques de la Mairie et par l’équipe du chantier natures. Son inauguration officielle fut le 10 mai 2017.

            Depuis cette date, sauf les deux dernières années, le four est remis en fonction pour une manifestation bien orchestrée dans le village, pour la « fête du pain » !

            Les résidents : du Foyer Marie Balavenne, du Foyer logement et les habitants sont conviés à cette fête avec préparation de gâteaux, et cuisson du pain au feu de bois…

            Le four est chauffé, 3 jours avant pour une première chauffe, puis sous la responsabilité du boulanger (en retraite) la cuisson !  Il paraît : on peut enfourner (ou on y fait 80 pains) et c’est le chef boulanger qui va diriger la manœuvre…

Le village et le four de Kervault

Vue générale avec les bases de l’ancien bâtiment (à cochons) 

L’arrière du four…           Sur le coté, en haut de la petite fenêtre, une pierre et la date : 1918

Cette magnifique porte, transformée en fenêtre par les résidents actuels, aurait-elle été construite par un notable qui aurait résidé là ?A ce jour nous n’avons aucune information à ce sujet !Sur le plan général on retrouve les premiers bâtiments, mais également, les bâtiments agricoles construits par les « conquérants » de ce territoire !

L’entrée du premier four intégrée dans le mur d’un bâtiment – Les restes du pressoir

Le puits …  

Le puits et son auge pour abreuver les animaux

Rédaction : E. le RAY – Photos : D. MECHET